Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Après Tobe Hooper et George Romero, un autre grand nom du cinéma d'horreur s'attaque à l'oeuvre de Stephen King. David Cronenberg nous offre avec The Dead Zone, une plongée dans la vie d'un enseignant possédant un certain don avec lequel va arriver de grandes responsabilités.
Après la réussite de Carrie au bal du Diable de Brian de Palma et le succès plus modéré des Vampires de Salem de Tobe Hopper, c'est au tour de Stanley Kubrick de s'attaquer à une adaptation du maître de l'horreur moderne : Stephen King. Si le long métrage est un chef d’œuvre cinématographique, il reste néanmoins peu fidèle au roman originel, prouvant la difficulté d'adapter un auteur aussi fantasque que Stephen King.
Adaptation de Salem, deuxième roman de Stephen King réalisé par Tobe Hooper. Un film fidèle au roman d'origine qui peine cependant à en restituer toute la dramaturgie.
Carrie est la première adaptation d'un roman de Stephen King, elle est de ses romans qui ont eu la chance de trouver un grand cinéaste, de ces cinéastes qui pensent au livre pour penser à leur film. Chef-d'oeuvre.
Après Clint Eastwood, Ewan McGregor se lance-t-il dans une carrière de réalisateur ? L'essai est peu concluant avec cette adaptation trop littérale d'American Pastoral, roman de Philip Roth qui a reçu le prix Pulitzer à la fin des années 90. Un drame historique sur fond de crise familial dans lequel seuls les seconds rôles crèvent l'écran...
Critique du film Passengers, un blockbuster signé Morten Tyldum dans lequel le couple Chris Pratt/Jennifer Lawrence se livre à une romance certes classique mais fort sympathique... avant de se retrouver dans capharnaüm de clichés hollywoodiens.
Un film qui nous propose de découvrir comment un stand de sandwichs dans un petit village californien est devenu en moins de 20 ans le leader mondial sur le marché de la restauration rapide. Ce modèle de réussite capitaliste qu'est la franchise McDonald's est une pure incarnation du rêve américain et, par extension, une occasion de vanter les mérites de l'affairisme le plus cynique.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.