Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Comment croire que quelques plans fixes filmés en lumières naturelles dans un décor unique puisse aboutir à un film de 70 minutes capable de laisser rêveur? C'est pourtant ce l'exploit qu'a accompli le jeune Damien Manivel, qui s'impose ainsi comme un indépendant à l'avenir prometteur.
Stand by Me est un road-movie tendre et enfantin qui nous immerge dans l'Amérique rurale des années 50. Devenu culte grâce à la présence au casting de River Phoenix, à sa bande-son et à son ambiance nostalgique, ce film aborde des thèmes fondamentaux comme l'amitié et le passage à l'âge adulte. Mais son charme innocent suffit-il à nous captiver ?
Neruda est un biopic iconoclaste aux formes multiples et à la créativité plutôt débordante. Son réalisateur, le chilien Pablo Larraín, continue ainsi de visiter d'une manière singulière et quelquefois déroutante l'histoire de son pays.
Quatrième adaptation d’un roman de Stephen King, sorti d’ailleurs la même année que le roman, Christine, à travers l’histoire de cette voiture malveillante et tueuse, ne souffre pas du poids des années. D’une narration fluide et riche, et bonifiée par une technique visuelle n’ayant rien perdu de sa superbe, elle reste l’un des meilleurs exemples de film fantastique réussi.
Nocturnal Animals est un film aussi envoûtant que frustrant. Grandiose sur sa forme et par son excellent casting mais empli de maladresses avec son manque flagrant de subtilité et son traitement parfois aléatoire.
Rythmé par la musique de Tom Rowlands et un face face entre Michael Fassbender et Brendan Gleeson, découvrez le nouveau trailer A ceux qui nous ont offensés.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.