Charlie Hebdo : La BD La Légèreté de Catherine Meurisse bientôt transposée sur grand écran

La bande dessinée La Légèreté de Catherine Meurisse va être prochainement adaptée au cinéma. Cette œuvre autobiographique est inspirée des conséquences sur le plan personnel pour la dessinatrice suite au terrible attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015.

L’adaptation d’une bande dessinée au cinéma est toujours un exercice délicat. Le passage du neuvième au septième art est parfois effectué dans la douleur. Lorsque le sujet d’origine est sensible et bouleversant, la mission du cinéaste relève alors presque de l’exploit ou du miracle. C’est le choix particulièrement courageux de la réalisatrice Julie Lopes Curval (Le rôle de sa vie, Bord de mer, L’annonce, Toi et moi, Le beau monde, Mères et filles). Elle s’apprête à réaliser l’adaptation de la bande dessinée La Légèreté.

Catherine Meurisse est dessinatrice à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo depuis plus d’une dizaine d’années. Elle a eu la vie sauve lors des attentats à la différence de ses camarades de la lutte pour le rire. La jeune femme est en effet arrivée en retard à la conférence de rédaction du 7 janvier 2015…

Le monde s’écroule pour Catherine Meurisse après l’attentat. Elle a perdu ses amis, le goût de dessiner et le sens de la légèreté. Pour se reconstruire peu à peu, elle a consigné de nombreux moments d’émotion pure vécus après la tragédie dans une série de nouveaux croquis. La dessinatrice a mis en images sa reconstruction mentale après la tragédie de Charlie Hebdo. Le douloureux travail de deuil et la nécessité de retrouver goût à la vie sont abordés dans cette œuvre à fleur de peau.

La Légèreté a été publiée en avril dernier et est actuellement en compétition officielle au Festival d’Angoulême. Cette bande dessinée autobiographique de Catherine Meurisse va donc bel et bien être adaptée au cinéma d’après des informations d’Allocine. Le scénario du film sera co-écrit par Julie Lopes Curval et Catherine Meurisse. La Légèreté sera produit par Francis Boespflug et Stéphane Parthenay pour Pyramide Productions.

A ce stade, aucune révélation n’a été faite sur le casting ainsi que sur une éventuelle date de sortie.

Ce projet cinématographique s’annonce donc particulièrement fascinant, bouleversant et poignant.

 

Festival

Cannes 2026 : Chrysalis, les cicatrices de Saïgon

Au Marché du Film de Cannes 2026, Chrysalis retrace l’enfance de Daniel K. Winn dans le Saïgon des années 70, entre mémoire blessée, lien filial et naissance du geste artistique.

Cannes 2026 : Soudain, l’art de coexister

Avec "Soudain", Ryūsuke Hamaguchi investit pour la première fois la langue française et un EHPAD de banlieue parisienne pour y déposer ce qui l'a toujours obsédé : la manière dont les humains tentent de se rapprocher, malgré la maladie, malgré le système et malgré la mort qui rôde en silence. Une belle surprise, exigeante et tendre à la fois, même si elle met parfois à l'épreuve la patience du spectateur sur ses 3h15.

Cannes 2026 : The Match, en prolongation

Présenté à Cannes Première 2026, "The Match" rejoue le quart de finale Argentine-Angleterre de 1986 comme un récit politique, populaire et sportif, porté par la légende Maradona.

Cannes 2026 : Histoires parallèles, fictions imbriquées

La fiction peut-elle devenir une réalité ? Ou changer notre perception du réel ? Comment l'observation stimule-t-elle l'une de nos capacités les plus singulières, l'imagination ? En s'interrogeant ainsi sur la frontière entre invention et vérité, à travers les trois piliers que constituent l'écriture, l'image et le son, Asghar Farhadi propose dans "Histoires Parallèles" une ode théâtrale à la création qui décrypte la complexité des rapports humains.

Newsletter

À ne pas manquer

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.