L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.
"Le Château de l'araignée" transpose Macbeth dans le Japon féodal, entre codes du théâtre nô et fresque guerrière signée Akira Kurosawa. Toshiro Mifune et Isuzu Yamada portent ce récit d'ambition et de trahison, restauré en 4K et de retour sur grand écran.
Baby-Boss, nouveau né des studios DreamWorks, nous offre un scénario atypique qui ne peut qu'attiser notre curiosité. Alors, réussite ou brassage de lieux communs propres aux films d'animation ?
Le manga culte Akira de Katsuhiro Otomo pourrait enfin sortir de la phase maudite de development hell qu’il traverse depuis près d’une décennie. Les studios Warner Bros. tentent officieusement de convaincre Jordan Peele. Le réalisateur de Get Out pourrait plonger les spectateurs au cœur de la ville futuriste de Neo Tokyo.
En 1980, Pedro Almodóvar sort dans quelques salles underground espagnoles son premier long-métrage qui va faire aussitôt de lui le porte-étendard du mouvement de la Movida. Furieusement hystérique et foutraque, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier se présente avant tout comme une oeuvre punk et trash. Impossible malgré tout de ne pas voir les germes d'un futur auteur majeur dans ce brouhaha de fort mauvais goût.
Pris de court, le nouveau film de la française Emmanuelle Cuau démontre une fois de plus, si besoin est, qu'une mise en scène sobre est souvent plus efficace pour susciter l'empathie chez le spectateur. Pris de court est une chronique familiale réussie, sur fond d'une intrigue policière qui n'est vraiment pas le sujet...
Gangsterdam est une comédie globalement ratée. Mais mérite-t-elle pour autant d'être trainée à ce point dans la boue? De notre point de vue, c'est un peu de l’énergie gâchée.
Grand Prix du Jury à Berlin, Félicité est finalement deux films en un. Dans un premier temps, le parcours convenu et linéaire d'une femme dans une ville en proie au chaos mais que l'on voit trop peu pour en profiter; dans un second temps, une histoire d'amour pleine de poésie mais brouillée par une narration confuse et une symbolique absconse. Le tout reste tout de même lié par la réitération de musiques aptes à nous mettre en transe. Qu'a réellement voulu faire Alain Gomis?
Une seule et même femme à quatre âges de sa vie interprétée par quatre actrices dont Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot. Le regard porté par Arnaud des Pallières est étrange et puissant à la fois, un mélange de réalité crue et d'admiration. L'éclatement du récit, le refus de donner un sens global à cette histoire en font un objet cinématographique assez unique, qui gagne à être débattu. Orpheline sort en salles le 29 mars.
Un remake live de l'animé culte Ghost in the shell ? Comment s'emparer d'une telle matière et proposer une adaptation qui tienne la comparaison à l'oeuvre originale ? Rupert Sanders a proposé une réponse.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »