Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Épopée vertigineuse dans les méandres de l'âme humaine, The Lost City of Z est une fresque épique et intimiste qui s'impose par sa grâce et sa majesté comme une des œuvres les plus importantes du 21ème siècle. Un classique instantané.
Un quatrième film pour la franchise Matrix est en préparation. Keanu sera-t-il de la partie ? Tout dépendra des soeurs Wachowski et de leur implication...
1:54 est un film coup de poing qui aborde en filigrane la thématique du harcèlement à l'école, mais aussi celle d'une course folle contre le temps, de ces deux secondes qui peuvent changer toute une vie. Le premier film de Yan England sort en salles le 15 mars 2017.
En détournant les clichés sur l'adolescence par une virée fantastique, Rosemary Myers livre un film drôle et très vif sur le sujet. L'humour y est maître, l'esthétique aussi. A découvrir en salles le 22 mars.
Si on pensait avoir tout vu du western, genre usé jusqu'à l'os s'il en est, le nouveau film de Martin Koolhoven se voulait plus radical et avait l'ambition de faire parti d'un nouveau sous-genre. Mais malgré d'évidentes qualités, Brimstone ne fera pas date dans l'Histoire.
La 18ème édition du Printemps du cinéma est organisée cette année le dimanche 19, le lundi 20 et le mardi 21 mars. Toutes les séances seront au tarif de quatre euros. Difficile donc de résister à la passion du septième art durant ces trois jours exceptionnels.
Lesté de tous les handicaps, et notamment de celui la communication et de la barrière de la langue, Le secret de la chambre noire, premier film français du réalisateur Kiyoshi Kurosawa est plutôt réussi, et voit son auteur renouer avec le film de genre tout en gardant la nouvelle facette très spirituelle de son travail.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.