Cinéma

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Sleeping Dogs : un puzzle sans mystère

"Sleeping Dogs" suit un ex-policier atteint d’Alzheimer, incarné par Russell Crowe, tentant de résoudre une affaire non élucidée. Si le film ambitionne de mêler thriller psychologique et drame mental à la manière de Memento, il s’égare dans une narration confuse, sans tension ni émotion forte, malgré une performance solide de Crowe.

En première ligne : sous haute tension

Voilà une immersion haletante dans le quotidien d’une infirmière, qui pointe du doigt des services hospitaliers manquant de moyens mais surtout de personnel. Pour son troisième long-métrage, la suissesse Pietra Biondina Volpe fait preuve d’un sens du rythme et de l’urgence qui traverse l’écran, ainsi que d’un souci du détail qui repose sur une grosse documentation en amont.

La femme qui en savait trop : la danse de l’insoumission

Dans "La Femme qui en savait trop", Nader Saeivar signe un drame poignant sur la condition des femmes en Iran. Tourné dans la clandestinité, le film mêle tension sociale et poésie visuelle. À travers la danse, les silences et les regards, il explore la résistance féminine face à l’oppression patriarcale et la quête d’une liberté longtemps confisquée.

La Guerre des Rose : Tardent les épines, mais si belles sont les pétales

Remake surprenant et moderne de "La Guerre des Rose", version 2025, portée par Olivia Colman et Benedict Cumberbatch, revisite avec finesse les tensions conjugales d’un couple en crise. Une comédie dramatique piquante, ancrée dans son époque.

Alpha : cinéma de l’esbroufe

Avec Alpha, la réalisatrice de Grave et Titane semble s’égarer dans un récit boursouflé et confus. Entre double temporalité inutile, symbolisme appuyé et traitement maladroit des thèmes sociaux, ce troisième long-métrage déçoit cruellement.

« Brief History of a Family » : un thriller en trompe l’œil

Dans "Brief History of a Family", Jianjie Lin dissèque les tensions d’un foyer chinois avec une précision clinique et une esthétique soignée. Derrière l’intrusion d’un adolescent mystérieux, le film explore les frustrations parentales et les failles d’un modèle familial en quête de sens.

Sept jours : Fuir ou Résister ?

Inspiré par la figure emblématique de Narges Mohammadi, militante iranienne et Prix Nobel de la paix 2023, "Sept jours" raconte le dilemme déchirant de Myriam, femme engagée et mère séparée de ses enfants. Libérée temporairement de prison pour raisons de santé, elle dispose de sept jours pour choisir : fuir et retrouver sa famille en exil, ou rester en Iran et poursuivre son combat politique. Entre les montagnes enneigées du nord de l’Iran et les retrouvailles fragiles dans un village frontalier, le film explore avec intensité les tensions entre amour maternel, engagement sacrificiel et quête de liberté. Porté par la performance bouleversante de Vishka Asayesh, Sept jours est un manifeste cinématographique sur le courage des femmes face à l’oppression.

Les Orphelins : un film d’action qui cherche sa voix

Avec "Les Orphelins", le cinéma d’action français s’affirme entre tension dramatique et pur spectacle. Porté par un duo de flics que tout oppose, le film mêle castagne stylisée, émotions contenues et héritage du cinéma bis. Olivier Schneider signe un thriller rythmé, imparfait mais généreux, dans la lignée de "Balle Perdue" et des grands buddy movies des années 80.

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