Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.
Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.
Que vous possédiez une moto hors-route, un cruiser ou une moto de route vous devez l’entretenir et la réparer. Dans quel magasin devriez-vous acheter des pièces détachées et composants pour votre moto ?
Le 26 novembre 2008, une dizaine de terroristes attaquent différents lieux de Mumbai, ex-Bombay, capitale économique de l'Inde. Le premier long métrage du réalisateur australien Anthony Maras se concentre sur l'attaque de l'hôtel Taj Mahal.
« La société slovène n’est pas prête pour ce genre de film ! ».
Darko Stante, 44 ans, signe avec Consequences, un premier film sur une jeunesse slovène troublée et en quête de repères. Un parti pris délicat, où violence et désirs s’embrasent mutuellement. Prometteur.
Le comédien Max Minghella se lance dans l'écriture et la réalisation avec ce premier film, une success story musical qui n'invente rien et n'a que sous le capot la performance d'Elle Fanning, aussi bien dans le jeu que dans le chant.
Avec le très drôle Yves, et après le Daim de Quentin Dupieux, Benoît Forgeard montre à son tour qu’un cinéma de l’absurde post-moderne s’installe en France. Le cinéaste prend le chemin d’une rom-com drôle et réflexive pour évoquer l’intelligence artificielle et les nouvelles relations homme/machine.
Murnau est l'un des grands stylistes du septième art, et notamment l'un des porte-étendard de l'expressionnisme dans les années 20. Retour sur l'une de ses thématiques phares : « l'apparence », qui participe à la fois de l'esthétique de ses films et de la dramaturgie, étant au cœur des préoccupations des personnages.
Pour un grand homme, Tolkien n'est qu'un biopic minimaliste qui ne cherche pas à creuser le mythe littéraire mais plutôt à raconter sa jeunesse, rien de plus. Mais derrière cette sobriété, le film révèle un certain savoir-faire et surtout un parti pris ingénieux d'apporter une once de fantastique à l'ensemble.
"Toy Story 4" s'inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Josh Cooley met un réalisme édifiant au service d'une histoire quelque peu attendue, mais n'oublie pas d'introduire une batterie de nouveaux protagonistes, de faire lien avec les trois aventures déjà contées et de solliciter les yeux comme les zygomatiques. L'essai est concluant.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.