Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
En 1997, Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude Law se retrouvent à l'affiche de Bienvenue à Gattaca, un film d'anticipation et de science-fiction dystopique...
Jean-Luc Godard présente les méandres de la jeunesse et l'importance de la pensée dans Vivre sa Vie : retour sur un grand classique de sa filmographie.
À l'occasion des 100 ans de la Warner, des films mythiques du studio californien sont projetés dans nos salles. La Fureur de vivre (Rebel Without A Cause), œuvre culte qui a notamment consacré James Dean, est à l'honneur cette semaine. Ce film, à l'origine destiné à être une production de série B, met en scène les tourments d'un groupe d'adolescents dans l'Amérique d'après-guerre, et ne doit pas sa postérité qu'à la performance de ses acteurs.
Dans l’histoire du cinéma, les œuvres pour enfants ne sont pas à négliger. Rendons hommage à la réalisation de la cinéaste russe, Olga Khodataïeva, et à son film, Le Petit Renne courageux (1957), ancêtre de Bambi.
Une pierre, deux coups. Ce serait sans doute l’adage approprié pour Punch-Drunk Love, une cerise sur un gâteau sucré que l’on a immédiatement envie de dévorer. Audacieux dans sa forme, ingénieux dans son insolence, c’est bien Paul Thomas Anderson aux commandes d’une œuvre aussi réjouissante que radieuse, à l’image de ses personnages candides. Vaut-il encore la peine de courir après cette comédie romantique âgée de 20 ans ?
Duo aux antipodes, cadre exotique, humour de caractère, avec un être un peu lunaire et lourdaud, confidences authentiquement touchantes, rapprochement inévitable, les ingrédients de La Chèvre sont aujourd’hui connus du cinéma français et d’ailleurs. Malgré certains aspects ancrés dans leur époque, le film séduit toujours en mélangeant aventure rocambolesque et situations comiques souvent irrésistibles.
Un des avantages des grands classiques du septième art, c’est que des centaines d’articles ou d’analyses ont beau avoir été écrites, on trouve toujours quelque chose à en dire. "Sur les quais", réalisé par Elia Kazan en 1954 – mais à bien des égards intemporel – fait assurément partie de ceux-là. En le (re)voyant, le plus blasé des cinéphiles ne peut qu’être ensorcelé par ce qu’il faut bien qualifier de « film parfait » et, selon sa culture, ses goûts et sa sensibilité personnels, éprouver quelque chose de neuf.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.