Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
La virtuosité du film repose comme souvent sur les performances des acteurs qui parviennent à faire évoluer des personnages au départ assez caricaturaux vers une caractérisation beaucoup plus floue, où se mélangent désirs, ambition, vénalité et amour. Le couple Devos/Cassel s’est bien trouvé.
Dans la lignée de films comme Impitoyable, les Coen signent un western crépusculaire en forme d'hommage à une époque révolue, qui vit disparaitre la liberté des grands espaces du Nouveau Monde.
A serious man est un film particulier dans l’œuvre des frères Coen. Tourné dans les environs du Minneapolis de leur enfance, il est sans doute leur film le plus personnel, le plus autobiographique, le plus juif aussi, manifestement
Burn After Reading des frères Coen, sans doute leur film le plus cinglé, achève en beauté la Trilogie Des Idiots entamée huit ans plus tôt, un de leurs films les plus drôles.
Comme un tournant dans la carrière des frères Coen, No Country For Old Men se veut le constat amère d'une Amérique dévorée par une violence gratuite et inexplicable. Chef-d'oeuvre !
Dixième film des frères Coen, Intolérable Cruauté affiche un casting alléchant : Georges Clooney en avocat brillant mais blasé et Catherine Zeta-Jones en femme fatale manipulatrice forment le duo de tête de cette parodie de comédie romantique que nous offrent les frères Coen, après s’être essayés aux genres du film noir.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.