"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Porté par un dispositif audacieux et jusqu'au-boutiste, Les Filles d'Olfa fait résonner les voix complices de ses sujets et interprètes, oscillant entre bravoure et exploration des limites de son mécanisme.
Décidément, il est beau le cinéma actuel de Disney. Entre gestion très douteuse de la saga Star Wars, saccage du Marvel Cinematique Universe, méthodes de travail à peines légales imposées à leurs équipes et paresse sans limite des productions, on a bien du mal à reconnaître l’âme du studio qui nous a jadis tant offert. Désormais bien lancés dans les (mauvais) remake de leur classiques d’animation, c’est La Petite Sirène qui s’offre un rafraîchissement. Mais à l’instar d’Ariel qui perd sa voix, Disney continue de faire sombrer son âme…
Pour son premier film de fiction, Il pleut dans la maison, Paloma Sermon-Daï reste dans le creuset familial qu’elle avait déjà exploré dans son premier long-métrage documentaire, Petit Samedi. Elle campe ici un duo frère-sœur livré à lui-même, entre dérive estivale et tentative de construction.
Hokusai appartient au mouvement artistique spécialiste de l'"Ukiyo-E". C'est un mouvement "vulgaire" (au sens d'art populaire). Défini comme "un monde de tous les jours saisi sur le vif", c'est un art qui se contente de saisir le Japon, son petit peuple, ses marginaux, ses courtisanes, dépouillé de tout ce qui était célèbre, bien vu ou bien né, dont la tradition chinoise. Considéré comme le maître de cet art, il siège avec ses contemporains et prédécesseurs: Hiroshige, Utamaro et Sharaku.
PERSONNE ne pouvait apporter à la troupe ce que Louis Letterier amène dans sa trousse de secours : de l’amour. De l’amour pour le marcel en toutes circonstances, pour les méchants qui deviennent gentils et les gentils qui vivent pour toujours même quand ils sont morts, pour les gros et les petits boules en tanga qui lustrent en fish-eye la carrosserie des batmobiles fluos shootées au protoxyde d’azote. Et pour les barbecues, et pour la Corona. À la bouteille, évidemment.
Monsieur Constant, d’Alan Simon, a le grand mérite de faire réapparaître sur le devant de la scène cinématographique Jean-Claude Drouot, devenu décidément trop rare à l’écran. Mais, malgré le talent des comédiens et la beauté des images, l’histoire, portée par des dialogues et un scénario maladroits, ne parvient pas à tenir ses promesses.
Troisième long-métrage de Nicolas Peduzzi, État limite (2023) rejoint le territoire français, et même péri-parisien, pour y suivre l’unique psychiatre de l’Hôpital Beaujon, à Clichy. Passionnant, mais aussi parfaitement dénonçant, puisqu’il suffit de montrer pour dénoncer la politique conduite autour des services publics, parmi lesquels l’Hôpital Public…
Nous avons beaucoup apprécié la première partie du film. Un clin d'oeil est fait au film l'Exorciste par la scène d'entrée du père Amorth. Il a une mallette et un chapeau noir comme le prêtre. Le décalage entre la situation et l'humour grinçant dont il fait preuve rendent tout de suite la séance moins angoissante. A-t-on déjà vu un exorciste faire des blagues à un démon ? Pour notre part, quasiment jamais, à moins que cela soit parodique. L'incipit du film est aussi dynamique que surprenant, après les premières scènes, c'est l'envie de comprendre qui est ce personnage haut en couleur qui s'installe. C'est aussi un petit rappel au père Amorth qui disait que les démons n'aimaient pas l'humour.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »