On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
Construit comme un jeu vidéo, Everly est un divertissement bourrin, avec une bonne dose d’hémoglobine de fusillades de combats aux sabres et de la lingerie...
Baroque, grandiose, burlesque, Tale of tales de Matteo Garrone est une oeuvre à l'esthétique léchée doté d’un réalisme effroyable, célébrant autant la cruauté et la féerie de l’être humain
Haramiste, un moyen-métrage d'Antoine de Rosière sur la jeunesse moderne et la liberté écrit pour un projet d'Arte sur l'Amour moderne à partir d'improvisations.
C'est par le langage, ces quelques mots prononcés en yiddish, que Tsili accorde la confiance à cet homme et lui ouvre la porte de son cocon. Et c'est par cette absence de parole, qu'il remplace par des bruits incessants d'obus, qu'Amos Gitaï rend compte du caractère inénarrable de la situation, et de l'atmosphère oppressante qui englobe les personnages.
Sorti en 2012, Indian Palace, de John Madden (le réalisateur Shakespeare in love) constituait une agréable surprise dans l’univers de la comédie britannique. En faire une suite n’était absolument pas nécessaire, et pourtant cette seconde partie reste au même niveau que le film original et en possède les mêmes qualités.
Derrière une retranscription très textuelle de l’œuvre, Justin Kurzel fait preuve d’une vraie proposition de cinéma et offre à cette pièce une modernité insoupçonnée [...] Le Macbeth de Justin Kurzel atteint la noirceur et la grandeur du texte, tout simplement.
4 ans après la fin de la série, Entourage le film débarque sur nos écrans. L'attente est immense pour les fans de ce show culte HBO de Doug Ellin, surtout qu'elle s'est achevée au bout de huit années, laissant le spectateur sur sa faim.
Après Darling, un film qui a été plutôt bien accueilli, Christine Carrière livre Une mère, un film en demi-teinte sur une relation mère-fils conflictuelle, avec des acteurs principaux (Mathilde Seigner, Kacey Mottet Klein) en deçà de nos attentes...
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.