"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Babysitting 2 est dans la parfaite lignée du premier Babysitting, mais le concept commence à tourner en rond, malgré des acteurs qui se lâchent et un humour qui parvient partiellement à se renouveler.
Pas sûr que les fans les plus assidus de l’humoriste puissent avoir leur compte avec ce long-métrage. Pourquoi j’ai pas mangé mon père a beau partir d’une idée novatrice pour le cinéma français, il n’est finalement rien d’autre qu’un cuisant échec sur bien des points.
Le Grand jeu est un premier film ambitieux - mêlant politique et intimité des personnage. Melvil Poupaud et André Dussolier sont réunis à l'écran autour de savoureux dialogues à l'esprit critique.
Le voyage d'Arlo est un Pixar fade, incapable de réinventer le genre dans lequel il excelle pourtant. De cette année 2015, on gardera plutôt en tête le très bon Vice-Versa, qui a davantage su briller par son originalité.
Après Munich ou Lincoln, Steven Spielberg revient avec un film historico-politique. Le Pont des espions, histoire d’espionnage au cœur de la Guerre Froide, offre une réflexion pertinente sur le patriotisme et prouve que le réalisateur américain n'a rien perdu de son talent.
Efficace mais limitée, cette relecture très rock 'n' roll du mythe de Frankenstein vaut surtout pour son duo d'acteurs impliqué et attachant : James McAvoy et Daniel Radcliffe.
Révélé à Sundance, Le Sanctuaire est assurément l'une des révélations de cette année ! Entre Del Toro et les films de la Hammer, le premier long métrage de Corin Hardy est un conte sombre aussi efficace que soigné qui donne un sacré coup de fouet à un genre qui en avait bien besoin.
Ne pas avoir pris le temps d’installer ses personnages rend difficile toute empathie, et complique donc la moindre adhésion aux enjeux des protagonistes, mais la mise en scène s'évertue à nous faire comprendre les théories de Stanley Milgram et les controverses qu'elles ont provoqués avec un mélange de didactisme et de légèreté.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.