Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Même si le sujet traité s’avère intéressant, Beira-Mar ou l’âge des premières fois est un film fade et plutôt impersonnel, aux personnages manquant de caractère et de force. On regrettera le fait que les personnages manquent de vie et qu'ils ne soient pas assez travaillés pour emporter l’empathie, et l'adhésion, du public.
Mysterious object at noon est le premier long métrage du réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. Élaborant son scénario à partir du cadavre exquis surréaliste, il propose un film plutôt expérimental à mi-chemin entre documentaire et fiction.
Même si le pitch peut laisser présager d’un film de science-fiction prometteur, le film se pourvoie dans la voie des pires défauts que l'on puisse reprocher aux films pour adolescents en cumulant un sentimentalisme à l’eau de rose à une intrigue prévisible. Et si cet échec prouvait que le genre a atteint ses limites?
Les fans se retrouveront dans La Tour 2 Contrôle Infernale par un humour absurde et décalé, alors que les haters d'Eric et Ramzy continueront de penser que le duo comique ne parvient qu'à nous proposer des films d'une lourdeur sans nom. La Tour 2 Contrôle Infernale réussira-t-il à être aussi culte que son ainé dans la force de ses répliques ? Avis aux amateurs !
Adaptation du documentaire du même nom, Our Brand Is Crisis surfe sur ce qui en faisait l'intérêt sans rien apporter de nouveau. Reste une histoire captivante et un brin révoltante.
Alors que ce western se prétend féministe, il est difficile de voir dans le personnage incarné par Nathalie Portman un emblème de l’émancipation féminine tant son parcours et sa survie ne peuvent se faire que grâce aux hommes qui l’entourent.
"Marguerite" est l'histoire formidable d'un immense mensonge qui révèle les travers d'une "société du spectacle" fascinée par le hors norme. Le film est dans la course pour les César, l'occasion de revenir sur ce petit succès de fin d'année 2015.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.