Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Jane Got A Gun, un film de Gavin O’Connor : Critique

Alors que ce western se prétend féministe, il est difficile de voir dans le personnage incarné par Nathalie Portman un emblème de l’émancipation féminine tant son parcours et sa survie ne peuvent se faire que grâce aux hommes qui l’entourent.

Marguerite, un film de Xavier Giannoli : critique

"Marguerite" est l'histoire formidable d'un immense mensonge qui révèle les travers d'une "société du spectacle" fascinée par le hors norme. Le film est dans la course pour les César, l'occasion de revenir sur ce petit succès de fin d'année 2015.

Encore heureux, un film de Benoît Graffin : Critique

En compétition au Festival d'Alpes d'Huez 2016 et bon perdant, Encore Heureux s'aligne caustiquement sur ce que les productions françaises semblent raffoler en ce moment. Sous forme d'interrogation, elles cumulent poncifs et bons sentiments.

Trois souvenirs de ma jeunesse, un film d’Arnaud Desplechin : Critique

Trois souvenirs de ma jeunesse est le film d'Arnaud Desplechin le plus abouti. Comme le bébé de la quarantaine, il marque un tournant dans l'oeuvre du cinéaste. Du grand bonheur en perspective pour les cinéphiles en quête de vrais gestes de cinema...

Spotlight, un film de Tom McCarthy : Critique

L’incroyable défi qu’a souhaité relever Tom McCarthy, artiste protéiforme du cinéma américain, est d’avoir voulu, avec Spotlight, se faire le défenseur de la brigade d’investigation éponyme rattachée au Boston Globe, qui a officié plus d’un an durant, à la révélation d’un scandale ayant fait polémique : celui des prêtres pédophiles de Boston.

Heidi, un film d’Alain Gsponer : critique

Dans Heidi, Alain Gsponer filme avec une profonde sensibilité des plans serrés sur les visages de ses protagonistes, fixant les émotions, photographiant un récit presque muet où les images se suffisent à elles-mêmes.

The Danish Girl, un film de Tom Hooper: Critique

Attraction cinématographique de ce début d'année 2016, Danish girl de Tom Hooper, nominés aux oscars dans quatre catégories différentes se révèle être un film bouleversant et très interessant

Le convoi, un film de Frédéric Schoendoerffer: Critique

Plutôt que nous faire comprendre les enjeux de ce trafic de drogue international, le gros du scénario nous confine dans les habitacles des bolides où, entre les deux montées de tension qui ouvrent et ferment le film, on endure la crétinerie des dialogues que s'échangent des personnages aussi mal interprétés que caricaturaux.

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.