Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Avec Mad Love in New-York les frères Safdie ont filmé des personnages en errance entre la vie et la mort, des personnifications de nos hantises de décadence.
Les répliques les plus drôles sont indubitablement celles qui ont pour cible ce cinéma commercial et politiquement correct dont il se prétend l’antithèse. Un sens de l’autodérision qui n’épargne évidemment ni la mythologie X-men ni Ryan Reynolds en personne. Mais cet ultra-référencement dans la répartie fleurie du personnage rappelle à quel point nous sommes face à un film de fans, et c’est là sa principale limite.
Chair de Poule est une assez bonne comédie fantastique pour jeune public mais les grands adeptes de la série télévisée des années 90' risquent d'être déçus par cette adaptation moderne et colorée qui saura se faire remarquer par ses images numériques et autres effets spéciaux.
La famille Tuche est de retour pour une nouvelle aventure familiale les menant cette fois ci de l'autre côté de l'Atlantique, à la conquête de l'ouest. Composé de la même équipe technique et artistique après le premier opus de 2010, que nous réserve cette suite et la découverte du continent américain à travers les yeux des Tuche?
"Free Love" raconte l'histoire vraie de Laurel et Stacie, celle de leur combat pour l'égalité ou peut-être plus simplement pour garder leur amour en héritage, symbolisé par une maison achetée ensemble. Une histoire un poil trop calibrée émotionnellement, mais portée par deux merveilleuses actrices : Ellen Page et Julianne Moore. A retrouver en salles le 10 février.
Malgré un contexte historique intéressant et une incroyable prestation de James Thiérrée dans le rôle de Footit, Chocolat ne parvient pas à convaincre. Omar Sy déçoit et n’est pas au meilleur de sa forme, et on regrettera un traitement trop laxiste du racisme et de la crainte de l’autre à cette l’époque. Toutefois les ambitions de Roschdy Zem en réalisant ce long-métrage ne sont pas à dénigrer.
Danny Boyle et le talentueux scénariste Aaron Sorkin s'associe pour revisiter trois moments clés de la vie de Steve Jobs dans un biopic habité par l'immense Michael Fassbender, sous une approche théâtrale forcément romancée mais diablement originale et immersive.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.