Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Sauvages, un film de Tom Geens : Critique

Pour un premier film, Tom Geens frappe fort. À la fois ode à la nature et portraits humains, Sauvages est un film poignant, magnifiquement réalisé, et remarquablement interprété.

Alone (don’t grow up), un film de Thierry Poiraud : Critique

Ecartelé entre le teen movie, l'horreur et le survival, alone (don't grow up) du français Thierry Poiraud sort en Dvd et Blu-Ray ce 8 avril 2016 chez Condor Entertainment.

Truth: le prix de la vérité, un film de James Vanderbilt : Critique

Un nouveau film sur le métier de journalisme, mais cette fois les enjeux vont dépasser l'enquête menée par les reporters puisque c'est le bien-fondé de leur métier qui va être remis en question. A l'heure où les groupes de pression en ligne ont plus d'influence que le professionnalisme des médias, la démocratie peut-elle véritablement perdurer? C'est l'interrogation au cœur de ce film coup de poing mené par une Cate Blanchett au meilleur de sa forme.

Un monstre à mille têtes, un film de Rodrigo Plá : Critique

Quand la lutte des classes se mue en instinct de survie et que le pouvoir bureaucratique fait preuve d'un odieux manque de respect pour la vie humaine, pas étonnant que le peuple en vienne à sortir les armes. Une trame scénaristique déjà-vu et donc prévisible. Et pourtant, grâce aux idées formelles que nous propose le réalisateur, son film est une vraie curiosité filmique porteuse d'un discours politico-social qui fait froid dans le dos.

Salafistes, un documentaire de Lemine Ould M. Salem & François Margolin : Critique

A moins que vous vous sentiez trop faible intellectuellement pour risquer de vous laisser endoctriner par le discours de ces leaders des adversaires de notre civilisation, il vous faut découvrir la rhétorique de ce dogme pour mieux déchiffrer comment ses limites et ses contradictions n’ont pu le mener qu'à l’horreur de cette violence qui nous menace au quotidien.

Suite Armoricaine, un film de Pascale Breton : critique

Suite armoricaine est le nouveau film de Pascale Breton dans lequel la réalisatrice propose un récit labyrinthique en suivant deux personnages dont les destins s'entrelacent.

Soleil de plomb, un film de Dalibor Matanic : critique

Sensuel, sensoriel, Soleil de plomb du croate Dalibor Matanic est une belle réussite qui interroge au travers de trois histoires d'amour sur l'absurdité de cette haine de l'autre, hier à son paroxysme dans les balkans, aujourd'hui présente sous toutes ses formes partout ailleurs. Critique.

My Life Directed by Nicolas Winding Refn, un film de Liv Corfixen : Critique

Si vous êtes de ceux qui considèrent Nicolas Winding Refn comme un plus grands génies que le compte le cinéma du 21ème siècle, découvrez ce film tourné par sa propre femme, qui révèle que, malgré son talent, il n'en reste pas moins une personnalité troublée pour qui il reste très difficile de concilier sa carrière fulgurante et sa vie de famille.

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.