Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Suite armoricaine est le nouveau film de Pascale Breton dans lequel la réalisatrice propose un récit labyrinthique en suivant deux personnages dont les destins s'entrelacent.
Sensuel, sensoriel, Soleil de plomb du croate Dalibor Matanic est une belle réussite qui interroge au travers de trois histoires d'amour sur l'absurdité de cette haine de l'autre, hier à son paroxysme dans les balkans, aujourd'hui présente sous toutes ses formes partout ailleurs. Critique.
Si vous êtes de ceux qui considèrent Nicolas Winding Refn comme un plus grands génies que le compte le cinéma du 21ème siècle, découvrez ce film tourné par sa propre femme, qui révèle que, malgré son talent, il n'en reste pas moins une personnalité troublée pour qui il reste très difficile de concilier sa carrière fulgurante et sa vie de famille.
Récit de l’héroïsme de 6 soldats basé en Libye et ayant bravé les interdits pour protéger l’ambassadeur sur place en Septembre 2012, 13 Hours peut sembler à bien des titre comme le film de la maturité pour Michael Bay. S’il mettait hier avec Pain and Gain, son style tape à l’oeil et ses blagues hétéro-beaufs au service d’un pamphlet sur la vulgarité américaine, force est de constater qu’aujourd’hui avec 13 Hours, il met ici son talent pour la désincarnation et l’abstraction au service d’un film de guerre aux airs de réquisitoire contre la nation même qui l’a engendré.
La thématique de l'influence post-mortem d'Eva Perón était prometteuse mais l'approche choisie par le réalisateur, segmentant son récit en trois saynètes, est certes propice à de superbes plans séquences mais ne réussit pas à explorer pleinement son sujet. Heureusement que la qualité des images et des interprètes empêchent à ce film bavard et à la mise en scène statique d'être terriblement ennuyeux.
Avec Médecin de campagne, Thomas Lilti nous conte d''une manière simple, douce et délicate les péripéties d'un médecin incarné de manière très juste par François Cluzet, qui voit son quotidien être chamboulé par l'arrivée d'une nouvelle collège, interprétée par Marianne Denicourt.
Remake pâlichon de Dans ses yeux de Juan José Campanella avec Ricardo Darín, Aux yeux de tous cumulait pourtant les ingrédients de la recette gagnante : un joli casting composé de Julia Roberts, Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave), Nicole Kidman et Dean Norris, une intrigue intéressante et qui a déjà fait ses preuves, une ambiance pesante et un twist final surprenant. Mais pour y parvenir, la route est longue et semée d'embûches...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.