Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Annoncé comme le "Choc du festival de Cannes 2016" dans la catégorie "Un certain regard", le film Apprentice de Boo Junfeng est en réalité très superficiel scénaristiquement et joue beaucoup trop de la surdramatisation pour pouvoir parvenir à ses fins. En ne réalisant pas ses objectifs, cette oeuvre qui aurait pu être un plaidoyer nécessaire et universel contre la peine de mort, ne demeure qu'un film insignifiant parmi tant d'autres.
Avec Ils sont partout, film condamnant les clichés sur les juifs et prenant en dérision l'antisémitisme dans la société française, Yvan Attal se brule les ailes et ne fait qu'effleurer les objectifs qu'il s'est donné, tant les différents sketchs sont inégaux et les propos souvent confus.
Le premier long-métrage du suédois Magnus von Horn renoue avec son thème du discernement adolescent qu'il a déjà exploité dans son court-métrage Echo. Ce faisant, il s'attaque plus particulièrement à l'humanité de son petit criminel, bafoué par une société violente et incapable de reconnaître ses propres torts dans les situations complexes qu'elle engendre.
Si ce n'est pas par son récit qu'on retiendra La Nouvelle vie de Paul Sneijder, c'est bien par la prestation de Thierry Lhermitte qui, par un jeu sobre et sensible, se détache des comédies franchouillardes et étonnera le spectateur.
Découvrez bientôt au cinéma un film drôle et en pleine recherche du bonheur, mais qui n'oublie pas d'évoquer les failles de ses personnages, avec une Valeria Bruni Tedeschi au sommet de son art : la folie. "Folles de joie" de Paolo Virzi sort le 8 juin en salles.
Sorti directement en vidéo en mai dernier, on ne pouvait pas ne pas vous parler de Bone Tomahawk, le western qui a fait forte impression à Gérardmer et a clairement marqué nos esprits.
La question qui brûle les lèvres est : ce film est est-il meilleur ou pire que le précédent film de Tim Burton ? Peut-être ne faut-il pas remettre en cause ce film-ci mais toute la machine qui se trouve derrière.
Comme son titre l'indique, A War est un film de guerre qui cherche à mettre en porte-à-faux les contradictions auxquels sont confrontés les soldats dans leur impossible mission de pacification. Réalisé par le Danois Tobias Lindholm, le film profite d'une froideur austère qui rend les scènes tournées dans le désert saisissantes, mais fait perdre de la vitalité à la partie du scénario se voulant plus émouvante.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.