Critiques films

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

Les Hauts de Hurlevent, un film d’Andrea Arnold : Critique

Les Hauts de Hurlevent est une nouvelle adaptation radicale du classique de la littérature anglaise d'Emily Brontë, réalisée par la nouvelle icône du cinéma britannique, et dans la poursuite d'une œuvre exigeante et personnelle.

Serbis, un film de Brillante Mendoza : Critique

Découvrez la vie routinière de la famille Pineda, tenue d'une main de fer par une matriarche bienveillante mais peu scrupuleuse, dont la principale caractéristique est de vivre sur son lieu de travail: Un cinéma porno désagrégé où fleurit parallèlement un vaste réseau de prostitution. Entre drame familial pour le moins original et regard acerbe sur la décadence morale de son pays, Serbis est certainement le film le plus foisonnant et le plus personnel du philippin Brillante Mendoza.

The end, un film de Guillaume Nicloux : critique

Gérard Depardieu a beau demeurer un objet de cinéma captivant, le manque de maitrise de Gillaume Nicloux pour retranscrire la perte de repère et le basculement dans une certaine folie de son personnage fait de ce petit conte fantasmatique un film mineur. Aurait-il mérité d’être tout de même diffusé en salles, où le pouvoir immersif aurait été naturellement accru ? C’est malheureusement difficile à défendre.

Mauvaise Graine, un film de Claudio Caligari : Critique

Mauvaise Graine, ultime film de Claudio Caligari, doit beaucoup à ses acteurs, tant ils s'avèrent poignants. Même si le thème peut commencer à être un tantinet lassant, on se passionnera pour cette amitié entre Cesare et Vittorio dont la descente aux enfers s’avérera brutale.

Camille Claudel 1915, un film de Bruno Dumont : critique

A l'occasion de sa sélection en compétion officielle à Cannes pour "Ma Loute", retour sur "Camille Claudel 1915", le dernier drame en date de Bruno Dumont avant son détour par la comédie burlesque avec "P'tit Quinquin". Le film sorti en 2013 mettait en scène de manière inhabituelle une Camille Claudel enfermée, portée par l'interprétation de Juliette Binoche

Nos souvenirs, un film de Gus Van Sant : Critique

Le nouveau Gus Van Sant déçoit fortement. Après avoir été conspué au dernier Festival de Cannes, on constate enfin l'ampleur de la catastrophe. Mal écrit, souvent mal joué et disposant d'une mise en scène impersonnelle, le film n'est qu'un drame existentiel mièvre et insignifiant qui traîne en longueurs et flirte avec le ridicule.

Le Fils, un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne : Critique

Alors que les frères Dardenne vont fouler pour la huitième fois le tapis rouge cannois avec La Fille Inconnue, on en profite pour revenir sur Le Fils, le quatrième long métrage des natifs de Liège et film de la consécration pour Olivier Gourmet.

Les Habitants, un film de Raymond Depardon : Critique

Par sa simplicité et des femmes et hommes hauts en couleur, Les Habitants est un documentaire passionnant, extrêmement touchant et inépuisable, tant ces discussions sont envoûtantes et belles. Le nouveau film de Raymond Depardon donne du baume au cœur en laissant la population s'exprimer, et ça fait beaucoup de bien.

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