Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Techniquement spectaculaire, avec une pléthore de super-héros, de l'action, de l'humour, Civil War n'est pas le Marvel ultime. Manque d’ambition ? Refus de donner de vrais enjeux ? On ne peut s’empêcher de regretter l'absence de grandeur de cet opus qui aurait pu aboutir non pas à un bon film mais un grand film.
La réalisation est efficace avec de superbes plans panoramiques et des plans d’ensemble en plongés et en mouvement qui servent à la contemplation de ces terres désolées. Tout ce voyage est magnifié par ces paysages...
Eddie The Eagle est une vraie bonne surprise. Ce biopic d'Eddie Edwards, sportif britannique raté mais ayant réalisé son rêve, permet à Hugh Jackman et Taron Egerton de nous offrir deux prestations drôles et touchantes qui donnent la pêche !
Everybody wants some !! , le nouveau film de Richard Linklater rate sa cible, à force de réduire son univers à un microcosme qui ne touche personne, même pas les joueurs de baseball des Colleges dont il est question, tant le sujet est traité en surface. Déception.
En s'attaquant à La Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur de RoboCop et Basic Instinct livre un film personnel sur la violence et la bestialité humaine, une œuvre lucide et courageuse.
D'une qualité esthétique digne d'un téléfilm vintage, ce feel-good-movie est une comédie purement anecdotique mais non moins fort sympathique. Caricaturale et prévisible de bout en bout, on ne peut pas lui reprocher de tomber dans la lourdeur des clichés avec lesquels elle joue, et rien que pour cela elle se laisse agréablement regarder. Un peu d'herbe pourrait même vous faire momentanément oublier ses innombrables défauts.
Mékong stories, c'est l'histoire de Vu qui aime son ami Thang, mais aussi l'histoire de Thang amoureux de Van qui elle même désire tantôt l'un, tantôt l'autre. Le réalisateur Phan Dang Di nous donne à voir dans son film les vagabondages amoureux d'une certaine jeunesse vietnamienne.
Pour son troisième long-métrage, Leena Yadav nous offre un film réussi. Même si les lieux-communs du cinéma indien semblent un peu inappropriés vis à vis du thème traité, La saison des femmes resplendit par ses couleurs et ses actrices, presque toutes justes et attachantes.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.