Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Personal Shopper, prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes, n'évite pas les maladresses mais s'impose comme une oeuvre fascinante et dense, habitée par la formidable Kristen Stewart.
Si Hugo Gélin avait convaincu avec Comme des frères, en est-il de même pour Demain tout commence ? Avec Omar Sy dans le rôle titre, cette nouvelle comédie dramatique parvient-elle à tirer son épingle du jeu ?
L'Ornithologue, prix du meilleur réalisateur 2016 à Locarno, raconte le parcours christique d'un ornithologue qui a fait naufrage dans une nature hostile. Relecture du mythe de Saint-Antoine de Padoue.
Critique du film Le Fan, un thriller dramatique sur l'obsession maladive signé Tony Scott qui abuse malheureusement de sa patte, livrant pour le coup un clip dégénéré et sans intérêt.
Avec son film Go Home, la réalisatrice d'origine libanaise Jihane ChouaiB s'interroge sur l'errance identitaire d'une jeune génération perdue et déracinée qui ignore tout de l'histoire de son pays. Mais ce thème, manifestement très personnel, nous parle-t-il vraiment ?
Adaptation de l'auteur fantasque Don DeLillo, A Jamais est avant tout la réussite de sa scénariste et interprète Julia Roy, sélectionnée aux Césars de 2017. De par ses thématiques, son ambiance et son récit, il constitue une réussite pour une adaptation de l'un des auteurs les plus mystérieux de notre génération.
Derrière ses allures d'histoire enfantine qui nous raconterait l'improbable amitié en un gamin de 10 ans et un arbre qui parle, c'est vers un incroyable appel à l'affirmation de soi mais surtout vers une leçon de pédagogie que tend cette surprenante aventure qui parlera aux plus jeunes autant qu'à leurs parents.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.