Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Tempête de sable est le premier long-métrage de la réalisatrice israélienne Elite Zexer. A l'image de ce qu'elle a fait dans ses précédents courts-métrages, elle s'intéresse aux rapports sociaux au sein d'une communauté et y questionne la place des femmes.
Aussi, fort d'un montage excessivement et effroyablement décousu et incohérent des scènes d'action, Resident Evil : Chapitre Final ne s'en sort que par des effets spéciaux spectaculaires et par la grâce athlétique de Milla Jovovitch.
Les créateurs de Moi, moche et méchant proposent une nouvelle histoire sur les animaux qui rêvent de réussir dans la musique. A travers des personnages attachants et une bande-son impeccable, Illumination Entertainment offre une bonne dose de bonheur aux petits comme aux grands !
Remportant deux prix au festival de l'Alpe d'Huez 2017, dont celui très prisé du public, L'Ascension fait partie de ces films dont on ressort avec le sourire et une bonne humeur communicative!
Pour son premier film en anglais, le chilien Pablo Larrain (No, El Club, Neruda...) s'attaque à rien de moins que la figure sacrée dans la culture américaine que représente Jackie Kennedy. La prestation de Nathalie Portman et son exercice de style aboutissent-ils à un film politique ou un mélodrame qui en dit long sur les États-Unis?
Afin de conclure la rétrospective sur Stephen King, la rédaction de CineSeriesMag revient sur Cell Phone de Tod Williams, une série B ridicule et indigeste au possible, alors que le roman évitait ce constat.
Malgré la richesse de l'univers de Stephen King, les studios hollywoodiens se sont plongés dans la redite avec un remake de Carrie, transformant le film culte de Brian De Palma en teen movie abrutissant.
The Mist est une des dernières adaptations du maître de l'épouvante en date. A travers la venue d'un étrange brouillard abritant de dangereux monstres, elle est aussi une des plus effrayantes et réussies.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.