Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Vivant à jamais sous l'ombre d'un début de carrière fracassant avec son Dogme95 et son film coup de poing Festen, Thomas Vinterberg livre La Communauté, un film non dénué d'intérêt, mais qui ne souffre pas trop la comparaison avec les précédents...
Comment le canadien Christophe Duguay parvient-il à redonner corps à l'histoire bouleversante de Joseph Joffo, ce jeune juif contraint de fuir la barbarie nazie avec son frère, 40 ans après la première adaptation cinématographique effectuée par Jacques Doillon?
Fort d'un succès international retentissant et adoubé par Stephen King lui-même, Chambre 1408 n'en reste pas moins qu'une adaptation insipide et paresseuse de l'oeuvre du romancier.
La La Land, le nouveau film de Damien Chazelle, qui a déjà raflé 7 Golden Globes et part favori pour les Oscars, il est le film événement de ce début d'année 2017. Est-il à la hauteur de son succès et des retours dithyrambiques ou rejoint-il la catégorie des œuvres surestimées ?
Alors qu'il atteint un box-office américain digne d'une superproduction et un nombre record de récompenses à l'international, le film de Barry Jenkins s'impose comme un phénomène destiné à devenir, sur le long-terme, une référence incontournable. Comment est-il parvenu à un tel statut malgré son postulat qui aurait pu le limiter à un public restreint?
Co-écrit avec Gustave Kervern et inspiré du roman de Jean Teulé ainsi que de la vie d'Hélène Jégado, Fleur de Tonnerre est un film porté par une actrice : Déborah François, mais moins par ses seconds rôles tous peu incarnés et plutôt fades. Petite déception pour ce qui aurait facilement pu être une fresque passionante. Le film est en salles depuis le 18 janvier
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.