Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Derrière ses faux airs de conte enfantin, Le Musée des Merveilles est un torrent d'émotion. Toujours aussi humble et élégant, le cinéma de Todd Haynes magnifie une nouvelle fois la sobriété des émotions dans un recueil sur la mémoire et une quête de soi aventureuse.
Après l’immense succès de Guillaume et les garçons à table, Guillaume Gallienne revient avec un 2e film radicalement différent. Il lorgne largement vers le drame, parfois un peu trop misérabiliste, mais s’en sort avec brio en s’attachant aux imperceptibles mouvements d’une héroïne touchante et jamais figée.
A mi-chemin entre la vision d'auteur de Zack Snyder et le savoir-faire blockbuster de Joss Whedon, Justice League est une oeuvre hybride qui peine à trouver sa place malgré quelques fulgurances.
Après sa découverte en avant-première à l'Arras Film Festival, retour sur 'Battle of the Sexes', nouveau film des réalisateurs de 'Little Miss Sunshine'. Le long métrage retranscrit un événement mythique dans l'histoire de la lutte pour l'égalité des sexes : la fameuse "battle of the sexes" menée à coups de raquettes et de balles jaunes par Billie Jean King - en plein conflit intime - contre Bobby Riggs, prêt à tout pour mettre en place et gagner l'ultime pari. Et pour incarner les deux sportifs, l'oscarisable Emma Stone, et surtout le cinématographique Steve Carell.
Christopher Landon, fils du père de La Petite maison dans la prairie, ayant fait ses armes avec la saga Paranormal Activity, excelle dans l'humour noir et les références qui ne peuvent que toucher à la génération Y : Cluedo, Scream, Destination Finale, Buffy, même Un jour sans fin avec Bill Murray et Andy MacDowell...
Inlassablement, Frederick Wiseman remet son ouvrage sur le métier pour y tisser un portrait critique de l’Amérique. Ex-libris : The New-York Public Library est une nouvelle étude presque sociologique d'une institution américaine, jugée essentielle par l'auteur pour la démocratie et la liberté.
M est le premier film de Sara Forestier. Il met en scène deux amoureux fougueux. Elle est bègue, lui ne sait pas lire. Entre naïveté et refus des concessions, cette toute première fois est une belle surprise, malgré une mise en scène un peu manquante. Le 15 novembre 2017.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.