"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Fabrice Eboué s'empare d'un sujet de société à travers une comédie à l'humour mordant et aux dialogues sacrilèges, portée par le trio Guillaume de Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy Bédia
Avec Numéro Une, Tonie Marshall met sur le devant de la scène cinématographique, une femme qui tente de briser le plafond de verre en accédant à la tête d'une entreprise du CAC 40. Sans exagération ni angélisme la réalisatrice et son actrice, Emmanuelle Devos, font de ce film un combat pour plus d'égalité, d'évidence dans les rapports hommes-femmes, ici spécifiquement dans le monde de l'entreprise. Sans négliger les seconds rôles (de Suzanne Clément à Benjamin Biolay), le film est une belle découverte en salles dès le 11 octobre 2017.
L'élite du renseignement britannique est de retour pour un deuxième round. Reste à savoir s'il est aussi dynamique et percutant que le premier opus. Toujours est-il que s'il a perdu en originalité, Kingsman : Le Cercle d'Or a indéniablement gagné en énergie!
Bien plus qu’un polar, Gomorra de Matteo Garrone est une plongée fascinante dans le quotidien des quartiers pauvres de Naples, là où la Camorra étend son empire, étouffe les habitants et impose sa loi. Le long-métrage coup de poing de Matteo Garrone a reçu le Grand Prix au Festival de Cannes en 2008.
Donner une suite à Blade Runner avait tout de l'idée casse-gueule sur le papier. C'était sans compter sur le Québécois Denis Villeneuve qui, tout en confiance & assurance, livre un film sidérant de maîtrise et d'ambition, parvenant à s'approprier l'héritage du film de 1982 tout y en apposant une vraie touche. Magistral !
Steven Soderbergh revient au cinéma avec Logan Lucky, un film de casse savoureusement ironique et habité par un excellent casting dans la veine de sa trilogie Ocean's. Maîtrisé, intelligent et très drôle.
Le sens de la fête est la dernière fable du duo presque mythique Toledano-Nakache. Solidarité et humanité sont au coeur d'une comédie légère et chorale où chaque personnalité trouve sa place.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.