Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Avengers : Infinity War amorce la conclusion de cette phase 3 avec savoir-faire, dominé surtout par son méchant très réussi. Un Thanos plus nuancé qu'escompté qui apporte au film un supplément d'âme et une gravité inespérée.
Pierre Lapin, le personnage créé par l'auteure pour enfants Beatrix Potter, devient le héros de ce film éponyme, mêlant scènes de prise de vue réelles et animation.
Dans une version longue inédite en salles, Mai 68 La Belle Ouvrage est un documentaire qui recueille deux heures de témoignages sur la violence de la répression policière qui s'est abattue sur les étudiants, et même parfois sur de simples passants, lors des manifestations parisiennes.
Arrivé dans nos salles obscures sans crier gare, Jersey Affair, le premier long métrage du britannique Michael Pearce est un thriller davantage orienté vers le drame psychologique que vers les enquêtes policières. Un coup d'essai maîtrisé.
Ode à l'amour et à la liberté, My Wonder women retrace, par un portrait d'auteur intimiste, la genèse de la création de la célèbre princesse amazone. Entre drame et biopic, il donne une autre vision d'une héroïne miroir de son inventeur.
Après le choc représenté par Mustang, dire que Denis Gumze Ergüven était attendue relevait du plus pur euphémisme. C'est donc à Kings, évocation d'une mère de famille plongée dans le chaos des émeutes ayant sévi sur la Californie en 1992 que la réalisatrice s'est essayée. Un choix intéressant qui paradoxalement n'est jamais exploité au maximum de son potentiel, ne faisant qu'ajouter à la frustration de voir un film sur le papier prometteur, et une copie dépourvue de tout le sel qui avait érigé Mustang en chef d'oeuvre.
Toujours produite et co-scénarisée par Luc Besson, la saga marseillaise Taxi fait son grand retour avec un nouveau duo formé par Franck Gastambide (qui réalise ce 5e opus) et Malik Benthala.
Le onzième long métrage du japonais Kore-Eda Hirokazu, plus sombre que les précédents, marque un vrai tournant dans son oeuvre. Mi-Policier, mi-film de procès, le film en réalité se situe sur un terrain beaucoup plus intimiste, et tente d'interroger les vérités d'un homme insondable et mystérieux qui est accusé d'un meurtre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.