"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Avec une Affaire de famille, Kore-Eda continue de tisser sa toile qui attrape aussi bien l’intime que la société japonaise en pleine mutation, où les hommes perdent des repères mais gardent l’essentiel : l’amour.
Doit-on tout embarquer le spectateur dans l'horreur des attentats ? Erik Poppe le fait avec Utoya 22 juillet et sa caméra embarquée alors que Netflix produit Un 22 juillet sur ce qui suit l'évènement.
La douce litanie qui consiste à dire que les films de super-héros se ressemblent tous, ou qu’ils oublient leurs fondamentaux au profit d’une spectacularité inféconde et numérisée, vient d’être mise à mal par ce nouveau Spider-Man : New Generation qui se révèle être une véritable bouffée d’air frais dans la sphère du genre. L'une des meilleures retranscriptions de l’univers Spider-Man et l’un des films les plus psychédéliques et colorés que l’on ait vu depuis Speed Racer des sœurs Wachowski.
The Happy Prince de et avec Rupert Everett est un drame tantôt drôle, tantôt émouvant et bouleversant sur le génial, mais conspué Oscar Wilde, peu avant sa mort. Plus qu'un biopic, l'occasion de redécouvrir un des plus grands auteurs et surtout la naissance d'un grand metteur en scène.
Le nouveau film de Kirill Serebrennikov qui a fait grand bruit à Cannes est un film très inventif sur une jeunesse soviétique dont on parle peu, celle du microcosme du rock des années 80. Alors que la bande annonce nous enivre, le propos du cinéaste est assez dilué dans ses propres fulgurances, et le film tourne parfois en rond.
En 2018, la ville de Salem est de nouveau la proie d'une chasse aux sorcières, sauf qu'aujourd'hui elles n'envoient plus des sortilèges mais des "nudes". Avec Assassination Nation, Sam Levinson attaque de manière frontale la bonne vieille morale américaine en racontant l'histoire de 4 amies prises dans la tourmente après un "leak" ayant touché l'entièreté de la ville. Un film peu subtil mais absolument électrisant.
Cassandro the exotico ! vous mettra KO par tant de tendresse et d'humanité contenues en son personnage. Immense catcheur mexicain, Cassandro a su s'imposer avec ses propres codes dans un milieu machiste. Le documentaire réalisé par Marie Losier sur sa belle personne, donne une envie folle de le rencontrer et d'entendre de vive voix toute cette force dont il fait preuve constamment pour remonter sur le ring et être lui même. Malgré les blessures, il rayonne.
Avec son allure de conte pop moderne et son caractère de série Z, suivant les errements d'un footballeur riche mais béat d'innocence, Diamantino fait plaisir à voir car il combat toute forme de cynisme, met sur un même piédestal toute forme de sexualité, et avec son caractère fauché, montre que le cinéma peut se jouer des genres avec roublardise et générosité.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.