Carte blanche

Mortal Kombat (2021) : Le tournoi des ombres

Cela fait plus de trente ans que la licence "Mortal Kombat" cherche son film. Pas une curiosité pop, ni un nanar de compétition — un vrai film, à la hauteur d'une franchise qui a marqué au fer rouge la culture vidéoludique. En 2021, toutes les conditions semblaient enfin réunies. "Mortal Kombat" n'avait pourtant pas besoin d'un chef-d'œuvre. Il avait besoin d'un film qui sache ce qu'il veut être. Ce film-là n'existe pas encore.

Mandy, ou l’opéra de la vengeance

Avec "Mandy", Panos Cosmatos signait une œuvre hors norme qui favorise la matière, la chair, le sang, plutôt que les CGI froids et désormais courants qui semblent insaisissables. Une réussite majeure qui prolonge le cinéma d’horreur des années 80, marqué par la vengeance, la haine, la violence viscérale, le tout dans un cadre figuratif, occulte et percutant.

L’Affaire Bojarski : cet inventeur et faussaire de génie

Jean‑Paul Salomé consacre son dixième long‑métrage à Czesław Jan Bojarski, génial faussaire d’origine polonaise dont les billets impeccablement contrefaits ont défié la Banque de France pendant plus de quinze ans. S’appuyant sur les archives minutieuses du journaliste Jacques Briod, le réalisateur reconstitue avec une précision remarquable les méthodes artisanales et l’ingéniosité technique de cet inventeur solitaire, tout en dévoilant son parcours intime, ses fragilités et sa quête de reconnaissance. Reda Kateb livre une interprétation magistrale d’un homme tiraillé entre son génie, sa clandestinité et son amour pour sa femme Suzanne, tandis que le film déploie une tension policière constante autour de l’inspecteur Mattei, déterminé à le faire tomber. Entre polar haletant, portrait humain et reconstitution des Trente Glorieuses, le film s’impose comme l’un des grands récits français de 2026.

Édito : Cannes suggère de repenser le cinéma

Après avoir annoncée sa sélection officielle, le Festival de Cannes s'est heurté aux critiques de la profession. Et si pour la première fois, les choix de Thierry Frémaux et Pierre Lescure impliquait une redéfinition du cinéma ?

Whitewashing et Hollywood : débat stérile ou vraie question de société?

Retour sur les récentes polémiques et accusations de "Whitewashing" adressée à Hollywood. Et si on sortait du noir et blanc pour passer au multicolore ?

Édito : séries, ombres, surprises, et « cinéma doudou »

Tout se passe comme d'habitude, des scandales politiques occupent les médias et la foule, les cinoches sont occupés par des navets tandis que de bons films se dévoilent, des critiques se gueulent dessus à la télévision, et le cinéma "doudou" se propage...

Edito : L’année cinéma & séries 2016 vue par un mec vraiment sympa !

Retour sur l'année 2016 par un type qui a tendance à se lever du pied gauche et qui s’obstine à ne pas aller voir les bons films.

Promouvoir, Les Nouveaux Censeurs

Alors que l'heure est à la liberté d'expression, Promouvoir s'en prend, sous couvert de protection des mineurs, à la liberté de créer.

Edito : De bonnes et funestes (ré)solutions

A peine les festivités digérées que le deuil continue de frapper à notre porte. Elle est belle la transition énergétique, économique, écologique. Économisons notre énergie, retournons à l'école. Ça tombe bien, Gaumont distribue Mon maître d'école. Le retour est morose et l'espoir au prochain carrefour. Des icônes nous quittent, au point de ne plus savoir comme fermer le robinet des désillusions.

L’Edito : Quelques images avant la fin du monde

Le mois de Décembre commence et avec lui l'année 2015 touche à sa fin. A l'occasion de la Cop 21, notre rédaction s'attarde un instant sur l'impact problématique du cinéma sur notre environnement.

Edito : le cinéma comme réponse au 13 novembre 2015

J’appelle alors tous ceux qui le veulent et le peuvent à remplir de nouveau les salles de cinéma, à vibrer, à apprendre, à comprendre. J’espère croiser vos visages avant les séances, dans le noir, et aussi quand la lumière se rallume, voir cette petite lueur qui me relance dans la vie. Bref, voir vos visages ailleurs que sur les affiches-hommages aux victimes et pouvoir répondre un sourire à vos sourires, une larme à vos larmes. Les questions viennent, les analyses aussi. L’émotion reste pourtant intacte chez moi, car je laisse à ceux dont c’est le métier le soin d’analyser. Je vous ai partagé ma solitude, rien de plus. A bientôt dans les salles, dans la rue, avec mes critiques, mes découvertes. Relevons la tête, allons au cinéma !

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Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

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