"A Short Story", le court-métrage tourné par Bi Gan en 2022, suit un chat sans maison en quête de la chose la plus précieuse au monde. Une fable minuscule, tournée avec une précision d'orfèvre, mais l'un des gestes de cinéma les plus bouleversants de son auteur, qui reste gravé bien après le générique.
« Et cela résonne : un système contribue à l’évolution d’un système plus large, duquel il reçoit aussi sa propre nourriture. Ainsi un bâtiment contribue à la dynamique de la ville dans laquelle il se situe. Cette même ville lui fournit sa « nourriture » : ses services, infrastructures et règlements. »
Dans "Mi Amor", Guillaume Nicloux assume sa radicalité : un pacte irrévérencieux avec le spectateur, un scénario qui semble s'écrire sous nos yeux, une mise en scène voluptueuse et des acteurs magnétiques (Pom Klementieff, Benoît Magimel).
Il aura été la voix française d'Eddie Murphy, Morgan Freeman, Ernie Hudson, Rafiki... Mais avant d'être un doubleur incontournable, il aura été un comédien, scénariste et producteur engagé, critiquant racisme et colonialisme français. Med Hondo nous a malheureusement quitté le 02 mars 2019, à l'âge de 82 ans...
Remporter une statuette, en plus d’assurer popularité et prestige, génère une hausse considérable de son chiffre au box-office (+20% pour une nomination et jusqu’à + 35% pour le lauréat du meilleur film). Certains producteurs sont donc prêts à tout pour obtenir la distinction et parfois les stratégies frôlent, voire franchissent, la ligne de l’éthique.
Au nom des passions cinéphiles et culturelles qui guident les rédacteurs et les lecteurs, des débats (parfois stériles, souvent vivants ) qu'on échange tous sur les réseaux, de ces soucis qui pourraient causer la mort de nos sites, toute la rédaction de CineSeriesMag soutient aVoir-aLire.com.
Décadence d'un homme au sommet. L'affaire Weinstein qui défraie la chronique ressemble à une intrigue de polar comme seul Hollywood en a le secret. Mais derrière le scandale spectaculaire se cache une réalité bien moins spectaculaire que le cinéma. Qu'est ce qu'il ressort vraiment du scandale qui entache le monde du cinéma?
Après avoir annoncée sa sélection officielle, le Festival de Cannes s'est heurté aux critiques de la profession. Et si pour la première fois, les choix de Thierry Frémaux et Pierre Lescure impliquait une redéfinition du cinéma ?
Retour sur les récentes polémiques et accusations de "Whitewashing" adressée à Hollywood. Et si on sortait du noir et blanc pour passer au multicolore ?
Tout se passe comme d'habitude, des scandales politiques occupent les médias et la foule, les cinoches sont occupés par des navets tandis que de bons films se dévoilent, des critiques se gueulent dessus à la télévision, et le cinéma "doudou" se propage...
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.