Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Avec Clementine, Tillie Walden ajoute sa touche personnelle dans l'extension quasi continue de l’univers de The Walking Dead – comics, séries télévisées, spin-off, goodies, jeux vidéo, etc. Dans le cas présent, l'auteure et illustratrice choisit de transcender le récit vidéoludique initial pour offrir une introspection plus posée que spectaculaire sur le passage à l'âge adulte dans un monde en tous points ravagé.
Les éditions Hachette publient Jane Austen : L'encyclopédie visuelle, de Claire Saim et Gwen Giret. Richement illustré, ce beau-livre retrace la vie, l'œuvre et l'héritage de la plus célèbre des écrivaines britanniques.
Les éditions Dupuis publient La Faune Symbolique : Renard rusé, de Jean-Claude Servais. L'album se constitue d'une série de contes poétiques et astucieux, indépendants les uns des autres, mais liés par la présence du renard.
Ciné Illimité, paru aux éditions Marabout, se distingue par une approche ludique et souvent désopilante du cinéma. À travers ses quelque 300 pages d'analyses, mais surtout d'anecdotes et d'humour, cette encyclopédie partiale et partielle porte une vision à la fois comique et critique de certains films emblématiques, ou non.
On l'a constaté notamment à travers la collaboration entre Glénat et Ubisoft : les adaptations de jeux vidéo pullulent dans le monde de la bande dessinée. Super Pixel Boy #2 s'en démarque toutefois par son alliage entre le récit de jeunesse et l'expérience vidéoludique. Loïc Clément remet le couvert aux éditions Delcourt et propose au lecteur une nouvelle incursion dans l'esprit d'un adolescent ébahi par les consoles de salon.
La consécration des séries télévisées au cours des dernières décennies marque une révolution culturelle majeure. De l'étrange et avant-gardiste Twin Peaks aux sitcoms emblématiques telles que Seinfeld et Friends, en passant par les chefs-d'œuvre narratifs de HBO (The Wire, Six Feet Under, Les Soprano), chaque période a engendré des transformations profondes dans la fabrication sérielle. Aujourd'hui, avec la sortie de l'ouvrage Les 1000 séries à voir sans modération, les éditions Glénat nous proposent de redécouvrir ces séries devenues phénomènes de mode, œuvres de qualité ou même plaisirs coupables.
Les éditions Urban Comics publient Human Target, de Tom King et Greg Smallwood. Le récit se concentre sur une enquête menée par la cible humaine Christopher Chance, à qui il ne reste que douze jours de répit avant qu'un poison ne mette un terme à sa vie.
« La Bibliothèque de Daniel Clowes » (éditions Delcourt) s'enrichit d'une nouvelle publication, Monica. Ce chef-d'œuvre de causticité nous plonge une nouvelle fois dans les dédales de la condition humaine et d'un American Dream plus décomposé que jamais. Fusionnant avec subtilité les influences du passé (graphiques) et du présent (sociales et politiques), Daniel Clowes a remis son bleu de travail après sept longues années d'attente pour donner corps à une Amérique aux multiples visages, imprégnée d'angoisses existentielles et d'un cynisme désabusé.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.