Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
"La Dernière séance" paraît en Blu-ray. C'est l'occasion de redécouvrir le film le plus pessimiste du Nouvel Hollywood, mais aussi quelques bonus généreux, dont un documentaire évoquant la genèse et la postérité du film. Bienvenue au Texas, dans une bourgade un peu lasse, où tout semble sous-dimensionné et dénué de charme...
Hugo Kant fait partie des artistes les plus talentueux de la scène trip-hop française. Le Phocéen évoque les rapports entre sa musique et le cinéma, mais aussi le rôle des compositeurs de musiques de films, les biopics ou son usage de samples issus du cinéma.
Est-ce une analyse ? un effeuillage ? une mise à nu ? Avec « Tout Truffaut », l'auteure et universitaire Anne Gillain, dont c'est le troisième ouvrage consacré au cinéaste, se penche une nouvelle fois, avec un regard clinique, sur l'oeuvre de François Truffaut, dont elle livre une exégèse si pas parfaite, au moins indispensable.
En 1959, « Les Quatre cents coups » fut acclamé à Cannes. Et pour cause : le premier film de François Truffaut, partiellement autobiographique, est un chef-d'oeuvre de la première heure de la Nouvelle vague française. Tout y est : l'expression néo-réaliste, l'antihéros jeune et indomptable, une ville de Paris érigée en personnage à part entière, une critique du monde adulte et de l'incommunicabilité, ainsi qu'une mise à nu d'une famille dysfonctionnelle. Avec en supplément quelques-unes des obsessions truffaldiennes les plus célèbres.
La sortie DVD de "Yomeddine" est l'occasion de redécouvrir ce premier long métrage de A.B. Shawky, narrant une histoire filiale poignante, mais aussi les traumatismes de l'Egypte contemporaine, le tout sur fond d'ostracisme et de quête des origines.
La Nouvelle vague a influencé des générations entières de cinéastes. Elle a révolutionné les méthodes de production du cinéma français, donné vie à la politique des auteurs, installé au panthéon des réalisateurs tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard, offert au septième art quelques-uns de ses plus grands films. Retour sur les origines d'un mouvement imprescriptible...
Le peintre Mathurin Méheut décrit les horreurs de la Première guerre mondiale à travers ses dessins et la correspondance qu'il entretient avec Marguerite, son épouse. Dans ce documentaire, le spectateur entrevoit le conflit à travers ses yeux et croquis, mais aussi par le biais d'un verbe, celui des lettres, tour à tour horrifiant et fort de la tendresse qu'il éprouve vis-à-vis de sa compagne.
« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.