Arts & Culture

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Cubisme : Fragmentation et Points de Vue Multiples au Cinéma et Numérique

« Ce qui m'attirait surtout — et c'était la ligne principale d'avance du cubisme — c'était comment donner expression matérielle à ce nouvel espace dont j'avais l'intuition. » Georges Braque. Cette quête d'un espace tactile et multiple se prolonge dans les animations éclatées de Spider-Verse, les hacks visuels de Mr. Robot, les mondes parallèles de The Leftovers, et les glitches / multi-fenêtres du numérique contemporain. Le cubisme vit dans nos écrans.

Au Musée des Jouets de Montauban, des objets intemporels mais en mutation permanente

Entre une volumineuse grue Meccano, un peloton de coureurs cyclistes miniatures et une impressionnante maquette circassienne, le Musée des Jouets a de quoi attiser notre curiosité. Ça tombe plutôt bien : toutes les interrogations nées de nos pérégrinations muséales trouvent des réponses circonstanciées auprès des bénévoles qui encadrent et enrichissent une visite pour le moins passionnante.

Halloween dans l’art : 8 oeuvres à (re)découvrir pour frissonner

Halloween se fête aussi en peinture ! Découvrons ou redécouvrons ensemble quelques-uns des tableaux les plus étranges, angoissants ou délicieusement magiques qui parsèment l'histoire de l'art. Sorcières, squelettes, vampires, rituels nocturnes… En ce 31 octobre, la rédaction du Mag du Ciné vous propose ses tableaux effrayants préférés ! 

La possession : emprise qui s’insinue, corps traversés, identités dépossédées

La possession n’est pas seulement un motif fantastique : c’est une forme culturelle. Elle traverse le cinéma, les séries, la peinture, les images numériques. Elle met en scène l’emprise, le contrôle, l’appropriation — d’un corps, d’un esprit, d’une image. La possession révèle ce qui agit en nous, ce qui nous dépasse, ce qui nous traverse. Elle expose la fragilité de l’identité et la porosité du sujet contemporain.

Z Event, le jeu vidéo caritatif

Le Z Event a récolté, lors de son édition 2022, 10 millions d'euros pour la deuxième année consécutive. Décryptage des principes vidéoludiques qui l'ont hissé en tête des évènements caritatifs sur Twitch.

(Re)tomber amoureux de l’été en 5 tableaux

Fins observateurs et admirateurs, les artistes nous transportent dans chacune de leurs œuvres et dans leur propre conception de la réalité. Parce que chaque tableau a sa propre histoire et se raccroche à nos souvenirs, voici une lettre d’amour à l’été via une analyse de 5 tableaux.

Le point de vue : regards qui perforent, perspectives qui imposent, positions qui capturent

Le point de vue n’est pas seulement une position de caméra ou un choix de cadrage : c’est une forme culturelle. Il organise la vision, distribue l’autorité, oriente l’émotion, structure la perception. Dans le cinéma, les séries, la peinture ou les images numériques, le point de vue détermine ce qui est visible, ce qui est caché, ce qui est interprété. Il révèle que voir n’est jamais neutre : c’est toujours adopter une position.

Vanessa et Lily-Rose, d’un Chanel à l’autre

Avec Vanessa Paradis en 1991 et Lily-Rose Depp en 2016, la maison Chanel sut choisir les visages pour incarner ses parfums « Coco » et « Nº 5 L’Eau ». Retour sur l'origine de ces produits et les films publicitaires mettant en scène les deux égéries.

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« L’Équipée du Bosquet » : une bromance animalière entre cartoon et road trip burlesque

Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.

« Les Trois Maisons de Michel Foucault » : les demeures de la pensée

Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.

« La Sorcière qui a changé le monde » : Margaret Thatcher sous une lumière de morgue

Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.

Umami : savoureux

« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE ! - Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion. - Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ? - Si, si… - Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ? - Oui, cheffe ! »

Léa Lahannier dans les entrailles du cinéma d’horreur français

Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.