On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Frapper l'épopée d'Alice Zeniter (Flammarion) et Jour de ressac de Maylis de Kerangal (Verticales) sont deux romans parus en septembre 2024. Le premier raconte l'histoire de Tass, professeure remplaçante, qui après un chagrin d'amour retourne vivre définitivement en Nouvelle Calédonie. Le second celle d'une narratrice confrontée à un cadavre non identifié retrouvé avec son numéro de téléphone dans la poche, et qui marque son retour au Havre. Deux retours aux sources pour deux héroïnes qui disent autant du monde d'aujourd'hui que de leurs autrices respectives.
« Tu sais, parfois, notre dessin nous parait plat et sans relief juste parce qu’on a réussi à être simple. D’autres fois, c’est parce qu’en effet, on a foiré. Mais on ne règle pas le problème en se mettant une plume dans le derrière. On le règle avec de la rigueur. »
« - Tu ne vois pas ce que j’essaye de faire ? C’est pour nous deux que…
- Je sais. Je sais que tu penses faire ça pour nous, mais… Hélène, c’est la maison de mon père… ça faisait partie des règles.
- Attends, tu es sérieux ? Ces règles, on ne les a jamais suivies. Ni toi, ni moi. Jamais. »
Les éditions Glénat publient dans un grand format "Belmondo : Peut-être que je rêve débout", biographie illustrée signée LF Bollée et Jean-Michel Ponzio. Le monstre sacré du cinéma français nous y est présenté par le menu, de son enfance à ses plus grands succès, en passant par une ascension accidentée et des relations professionnelles en tous genres.
"L'Héritage fossile" de Philippe Valette, publié aux éditions Delcourt, interroge les limites de l'humanité face à l'immensité du cosmos. Ce récit se déroule à bord du vaisseau spatial Héritage One, où l'équipage, en route vers une exoplanète lointaine appelée Geminae, est confronté à des défis scientifiques, moraux et existentiels d'une envergure inédite. Entre biostase, fossilisations vivantes, sacrifices d'embryons humains et luttes intestines, Philippe Valette nous plonge dans une aventure où l'ambition humaine rencontre la fragilité de la vie.
Roman graphique de Franck Bouysse et Borris, "Grossir le ciel" paraît aux éditions Delcourt. Les auteurs y dressent un tableau désabusé, peuplé de personnages ambigus, en pleine ruralité française, à travers l’histoire de Gus, un paysan solitaire, et de son voisin Abel.
"Iranienne", d'Aran de Shahdad et Zainab Fasiki, paraît aux éditions Marabulles et nous plonge au cœur d'une jeunesse iranienne en quête de liberté face à une société corsetée par le rigorisme religieux et politique. À travers le personnage de Raya, une jeune lesbienne de 19 ans vivant à Téhéran, l'œuvre explore les dilemmes existentiels, les oppressions sociétales et les désirs de révolution de toute une génération confrontée aux limites imposées par la République islamique.
Dans "L'Adoption : Le Sourire du plombier", Zidrou et Arno Monin nous livrent des tranches de vie touchantes. Publié par les éditions Bamboo, ce récit explore les méandres de la vie familiale, où l'amour transcende souvent les épreuves, les différences, et même la mort.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.