On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Dans "Jardins secrets du Japon", publié aux éditions Ulmer, Francis Peeters explore les traits constitutifs de ces espaces protégés, harmonieux et souvent sacrés. Expression artistique et philosophique, ils incarnent une vision nippone profondément enracinée dans les traditions culturelles, religieuses et esthétiques du pays.
Avec "Notre monde en chiffres", les éditions Gallimard proposent une immersion ludique et éducative au cœur de la diversité et de la complexité de notre monde. Cette encyclopédie richement illustrée condense des informations fascinantes et des données variées sur une grande pluralité de thèmes, allant de l’espace aux cultures humaines, en passant par les phénomènes naturels, l’histoire et les technologies. Destiné à un public curieux et intergénérationnel, l’ouvrage offre un subtil équilibre entre rigueur scientifique et pédagogie visuelle.
Avec "Le Cas David Zimmerman", publié aux éditions Sarbacane, Lucas et Arthur Harari s’associent pour proposer un album intrigant et rivé aux questions identitaires. Explorant les frontières entre fantastique, thriller et introspection, ce volumineux roman graphique (360 pages) place son protagoniste dans une situation troublante et potentiellement inextricable.
« Depuis la fin de la guerre, notre pays manque de bras. Cela fait dix ans que le gouvernement invite des ressortissants de nos colonies à venir travailler dans les usines. Le secteur minier des Cornouailles, en particulier, a eu cruellement besoin de main-d’œuvre et beaucoup d’immigrés d’Inde et d’Afrique y ont été employés. Lorsque ces immigrés sont devenus aussi nombreux que les locaux dans certaines régions, les nationalistes ont commencé à exiger le renvoi des travailleurs étrangers. Et les tensions ont commencé à croitre avec les exploitants des mines. »
« - Mais enfin, où veux-tu que je sois ? Je te l’ai déjà dit cent fois : si je réponds pas au téléphone pendant plus de deux ou trois heures, c’est que je suis en… ? En ?
- Garde à vue ?
- Voiiiilà !
- Oh, une histoire idiote de commande de café par satellite. Je t’expliquerai. »
« Et l’amour, c’est pas comme une tarte. T’en as pas un stock limité. C’est… C’est plus… Un peu comme les masques à oxygène, ceux qui tombent du plafond des avions quand ils doivent atterrir en extrême urgence : tu ne peux pas aider les autres si tu n’as pas respiré dans le tien avant. »
"Lawmen of the West", dirigé par Tiburce Oger, est le dernier volet en date d'une série d’anthologies graphiques retraçant l’histoire tumultueuse du Far West américain. À travers quatorze récits authentiques, cet album nous plonge dans l’univers brutal de ceux qui ont tenté d’imposer la loi dans une terre hostile où justice rimait souvent avec violence.
Wes Anderson est un réalisateur singulier, dont le style inimitable implique un alliage subtil entre nostalgie et modernité. Dans "Wes Anderson, la totale", paru aux éditions EPA, Christophe Narbonne explore les aspects fondamentaux de l'œuvre du cinéaste texan. L'homme est à la fois l'architecte d'un cinéma hyper-stylisé et un auteur profondément influencé par ses expériences personnelles, ses collaborations fidèles et ses sources d'inspiration variées, dont la littérature et la France.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.