Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Nouveau volume de Dragon Ball Full Color, qui annonce l’affrontement de Gokû adolescent face au fils de Piccolo Daimaô, lors du 23ᵉ Tenkaichi Budokai. Le manga a cessé d’être un conte initiatique léger pour plonger dans une dramaturgie plus sombre, plus tendue et surtout plus spectaculaire, avec des enjeux d'ampleur biblique.
À la fin de l’été, quand les plages se vident et que les parasols repliés laissent derrière eux un sentiment d'abandon, il reste parfois, dans certaines stations balnéaires, quelques lieux hors du temps où la fiction estivale se prolonge. Chez Vincent Turhan, c’est un vieux cinéma d’art et d’essai, tenu par Alma et Rio, couple au bord de l’essoufflement. Leurs gestes quotidiens, leurs espoirs érodés, leur passion contrariée gravitent autour d’un écran : ce rectangle lumineux où tout peut recommencer, où tout peut s’effondrer aussi…
Paru chez Marabulles, "Lily Renée", d'Arnaud Floch et Janis Do, retrace le destin exceptionnel d’une jeune autrichienne juive, passionnée de dessin, que le siècle a forcée à l’exil avant qu’elle ne trouve, à New York, un espace pour exprimer son art. Le récit est plus qu'une biographie illustrée. C’est une double fresque : d’un côté, le parcours intime d’une enfant déracinée par le nazisme, privée de ses repères et de ses parents ; de l’autre, la plongée dans un univers que l’on associe trop souvent aux super-héros virils, l’industrie des comics, où, en pleine guerre, les femmes ont occupé une place décisive.
L'énergie brute, la charge intime. Voilà les deux pôles de "Murder Falcon", signé Daniel Warren Johnson et réédité par Delcourt. Derrière ses airs de défouloir metal et d’actions spectaculaires, ce récit abrite en creux une réflexion sur la résilience, la maladie et la puissance cathartique de la musique.
On connaît Oskar Schindler à travers le prisme de Steven Spielberg, qui a porté au cinéma l'histoire de cet homme d'affaires nazi devenu héros humaniste. Mais derrière cette icône forgée dans l'acier hollywoodien se tenait une autre figure, tout aussi importante, bien que restée dans l’ombre : Émilie Schindler, son épouse, mais surtout son alliée dans l’entreprise de sauvetage qui a permis à plus de 1200 Juifs d’échapper à la déportation. C’est à elle, à ce duo tragique et fascinant, que Jean-Yves Le Naour et Christelle Galland consacrent ce volume de la série "Les Justes", nouvelle collection de récits graphiques.
Batman a toujours été un personnage enraciné dans l’ombre de Gotham : ses toits suintant de pluie, ses ruelles où s'exprime la corruption, son éternel face-à-face avec une humanité dévoyée. Or voici qu’avec "Batman Off-World", Jason Aaron et Doug Mahnke décident de l’arracher à son terrain de jeu naturel pour l’expédier, littéralement, aux confins de l’Univers. Une audace qui pourrait sembler artificielle – l’homme chauve-souris catapulté au milieu des étoiles – mais qui se révèle au contraire une formidable machine à réinterroger le mythe. L'album est à découvrir aux éditions Urban Comics.
Dix ans après la chute du "Valhalla Hotel", on croyait la page tournée, les délires nazis définitivement ensevelis sous les gravats et les flammes. Mais c’était mal connaître l’univers de Fabien Bedouel. Dans "Valhalla Bunker – Thunder and Lightning", l’auteur reprend seul le flambeau de cette histoire à la fois absurde, violente et délicieusement irrévérencieuse. Résultat : une bande dessinée qui s’assume comme une série B survoltée, entre hommage aux comics, clins d’œil rock et humour féroce.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.