A Lire

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

« Bad Blood » : vent de scandale sur l’industrie biomédicale

Dans "Bad Blood", John Carreyrou raconte une personne, Elizabeth Holmes, et une entreprise siliconiste, Theranos. Les deux ont quelque chose de profondément fallacieux et toxique. Des centaines de collaborateurs et des dizaines de milliers de patients vont en faire les frais...

« La Ferme des animaux » : à fleur de groin

Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.

Brazil, version Terry Gilliam de 1984

Ecrasement de l'individu dans un univers inhumain, surveillance constante, bureaucratie titanesque, répression policière aveugle... Le futur décrit par Terry Gilliam dans Brazil n'est pas sans rappeler celui de 1984, le fameux roman de George Orwell.

« 1984 » : la sève du totalitarisme

Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.

Le Signal : Maxime Chattam sur les terres de King et Lovecraft

Avec Le Signal, son 25ème roman, un de ses plus longs (750 pages), Maxime Chattam nous entraîne sur les traces de Stephen King et H. P. Lovecraft à travers une petite ville de Nouvelle Angleterre, Mahingan Falls, dans laquelle se déroulent d'étranges et horribles événements.

La science fait son cinéma, de Roland Lehoucq : un essai de science friction

Revenir sur certaines scènes cultes des films de SF en les interrogeant sous un angle scrupuleusement scientifique, c'est la proposition de Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer dans cet essai aussi récréatif qu'instructif.

« Crossed » : quand l’humanité se rétracte

Avec "Crossed", Hi Comics commercialise l'intégrale du cycle de Garth Ennis et Jacen Burrows. Quelques rescapés d'une contamination mondiale fuient des croisés barbares et sadiques. Comment s'organiser dans un monde post-apocalyptique ? Que faire des anciennes règles ? Le récit, survivaliste, fait la part belle à la résilience et aux scènes d'horreur.

« Darkness 5 » : homosexualité au cinéma, un silence parfois assourdissant

Après la violence, le sexe, la religion ou la politique, la collection "Darkness" de Lett Motif s'enrichit d'un nouvel ouvrage dédié à la censure au cinéma. Ce dernier porte sur l'homosexualité, nous transporte du pré-code aux sitcoms américaines tout en passant par Carné, Cocteau, Téchiné ou Pasolini. Indispensable pour qui s'intéresse à ces questions.

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.