Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
James Tynion IV, Freddie E. Williams II et Kevin Eastman, l'un des deux créateurs des Tortues Ninja, s'associent le temps d'un comic book trépidant intitulé "Fusion". Au programme de cette nouvelle édition Urban Comics : une superposition de deux univers faisant du Chevalier noir le frère des tortues mutantes et de Krang, manipulant le multivers, leur ennemi commun.
L'actualité est émaillée de problématiques liées aux ressources naturelles : émeutes de la faim, réunions de l'OPEP, envolées des prix des matières premières, rapports de l'Union européenne sur les terres rares, économies asphyxiées par une dévaluation soudaine des hydrocarbures... Bernadette Mérenne-Schoumaker actualise nos connaissances sur les produits de base dans un atlas à paraître aux éditions Autrement.
La sociologue américaine Robin DiAngelo adopte un point de vue singulier sur le racisme : elle décide de l'analyser à travers le regard des Blancs. Son essai déconstruit le racisme institutionnel et aversif. Surtout, il analyse les mécanismes permettant aux Blancs de se draper dans le déni.
Bienvenue dans l'upper class américaine. Bret Easton Ellis la portraiture sous une lumière de morgue, le nez enfariné et l'esprit en bouillie, asservi par les marques et la violence gratuite.
"American Psycho" est un grand roman cruel et désenchanté, ainsi qu'une exploration minutieuse de la sociopathie.
Évelyne Heyer est professeure en anthropologie génétique. Son travail consiste à explorer l'Histoire humaine en se basant sur notre ADN. "L'Odyssée des gènes", à paraître aux éditions Flammarion, s'inscrit précisément dans cette démarche scientifique.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »