A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« These Savage Shores » : le fait et la légende

Calicut est aujourd'hui la troisième ville de l'État du Kerala, en Inde. En 1766, les colons britanniques y sont déjà implantés depuis deux siècles, même si le gouvernement de sa Majesté attendra 1858 pour contrôler officiellement le pays à travers le Raj britannique. À cette époque, c'est la Compagnie des Indes qui exerce son autorité et son influence sur le sous-continent. These Savage Shores met en images son combat pour préserver ses intérêts sur la Route de la Soie tout en mêlant au récit historique des figures fantastiques – vampires, monstres maudits, etc.

Sylvester Stallone trois fois mis à l’honneur aux éditions LettMotif

Le comédien italo-américain Sylvester Stallone fait l'objet de trois publications aux éditions LettMotif. David Da Silva analyse en quoi l'interprète de John Rambo peut être perçu comme un « héros de la classe ouvrière », Quentin Victory Leydier nous balade à travers la saga Rocky et Jean-Christophe HJ Martin nous propose un recueil de nouvelles irriguées par les thèmes de ses films.

Les Démons, de Fédor Dostoievski : les semeurs de chaos

En ce début d'années 1870, Fedor Dostoievski est dans une période faste. Il vient d'achever Crime et Châtiment, Le Joueur, L'Idiot et L'éternel mari, avant d'enchaîner avec un roman politique d'une violence rare, Les Démons. Description brutale du chaos qui s'abat sur une petite ville de province, Les Démons est surtout le portait sans fard de personnages dont l'unique but semble être l'effondrement de la société, pour le simple plaisir de la destruction.

Blast de Manu Larcenet : un voyage meurtrier

Oeuvre aux multiples visages, Blast de Manu Larcenet est un magma de souffrance et de folie comme on en voit peu. 

« Le Pire n’est pas certain » : interroger la collapsologie

Respectivement spécialiste d'éthique environnementale et professeure émérite à l'Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, Raphaël et Catherine Larrère publient aux éditions Premier Parallèle un essai portant sur les limites de la collapsologie.

Vladivostock Circus : trois personnages en quête de hauteur

« Un bébé apprend plus vite à rester debout qu’un adulte à lâcher prise. »

« Les Empoisonneurs » : comment la haine s’invite dans le débat public

Qui sont les « empoisonneurs » de Sébastien Fontenelle ? Et sur qui exercent-ils leur pouvoir ? Les éditions Lux font paraître un essai concis sur les personnalités, intellectuelles, politiques ou médiatiques, qui contribuent à renforcer les idées préconçues et l'hostilité parfois manifestées à l'égard des minorités.

De toutes les nuits, les amants par Kawakami, Mieko

« La première chose que l’on apprend quand on devient correctrice, c’est que… c’est qu’on ne doit pas lire ce qui est écrit. Comment dire… Roman ou pas, il ne faut surtout pas lire. »

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »