On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Le 10 février 2021 paraissait chez Calmann Lévy le roman Queenie, par Candice Carty-Williams. Déjà publié au Royaume-Uni en 2019, Queenie a remporté le Prix du meilleur premier roman et le Prix du livre de l’année 2020 aux British Books Awards. Avec son premier roman, Candice Carty-Williams nous parle de diversité et ça nous fait du bien. Queenie est une héroïne très touchante dont les aventures doivent être partagées.
« Soit 5 600 milliards de cigarettes fabriquées chaque année dans le monde. Sachant que les deux tiers finissent dans la nature, que 40 % échouent dans les océans et qu’un seul mégot contamine 500 litres d’eau… Dans combien de temps la mer sera un vieux cendrier mouillé ? »
Membres du laboratoire Sophiapol de l'Université Paris-Nanterre, Pierre Dardot, Haud Guéguen, Christian Laval et Pierre Sauvêtre publient aux éditions Lux une généalogie critique du néolibéralisme.
Personnage emblématique de la culture populaire, la sorcière est aujourd'hui récupérée par les mouvements féministes qui y voient, non sans raison, un double symbole d'émancipation et de misogynie. Très documentée, la bande dessinée Sorcières !, disent-ils éclaire l'histoire d'un mythe mortifère.
La série Batman Mythology revient sur les principaux motifs de l'univers du Chevalier noir. Le présent volume, consacré à Gotham City, érige la ville en personnage à part entière, montre à quel point cette dernière apparaît en interaction constante avec Bruce Wayne/Batman et offre un point de vue sépulcral sur son versant criminel.
Étienne Le Roux et Vincent Froissard publient aux éditions Soleil, dans la collection « Métamorphose », une adaptation libre des récits de Marco Polo, intitulée Le Livre des merveilles. Rencontres, découvertes et (més)aventures s'y invitent de manière attendue mais attrayante.
Avec Le Cimetière de Prague, Umberto Eco retrouve le thème du faux, de l’imposture, dans un roman certes non dénué de défauts, mais qui se révèle ludique et audacieux.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.