A Lire

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

La Route des Lucioles, de Kristin Hannah : la vie, tout simplement

En mars, Michel Lafon publiait La Route des Lucioles, traduction de Firefly Lane, roman de Kristin Hannah publié en 2008. La sortie française faisait suite à la diffusion dès février d’une nouvelle série Netflix, adaptée du roman : Toujours là pour toi. La Route des Lucioles nous raconte l’amitié d’une vie : celle de Tully et Kate, qui se rencontrent adolescentes, dans les années 70, et grandissent puis vieillissent ensemble, jusqu’aux années 2000.

Ivalu, où es-tu ?

« Moi aussi, je porte un joli costume. Mais ce n’est pas le mien. »

« Lubitsch à Hollywood » : par-delà la caméra

Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université de Lorraine, Katalin Por publie aux éditions CNRS un ouvrage consacré à Ernst Lubitsch. Loin de faire l'exégèse de ses films, elle préfère questionner sa place centrale, en qualité d'artiste et de producteur, au sein du système hollywoodien.

« Les Conséquences du capitalisme » : du militarisme aux crises sociales et écologiques

L'ouvrage Les Conséquences du capitalisme est tiré d'un cours que Noam Chomsky et Marv Waterstone ont donné conjointement à l'Université d'Arizona. Il s'origine aux extensions, volontaires ou non, du capitalisme dans les domaines militaires, sociaux, écologiques et contestataires.

EtuŋwAŋ Celui-Qui-Regarde en suspendant le cours du temps

« Y a-t-il des circonstances où le mensonge est acceptable ? Peut-on masquer la vérité pour servir un dessein plus élevé que la lâcheté ? Cela ne rend pas la feinte plus honorable… C’est sans doute pour cela que l’on ment toujours avec tant d’amertume. »

L’Idiot, de Fedor Dostoievski, l’amour qui sauve le monde

L'Idiot, c'est Lev Nikolaievitch Mychkine, un prince, un homme malade, un personnage ambigu, insaisissable. Autour de lui graviteront toute une société de personnages sur lesquels Mychkine jettera son regard à la fois naïf et lucide.

« Texas Blood » : instinct fraternel

Dans Texas Blood, publié aux éditions Delcourt, le scénariste Chris Condon et le dessinateur Jacob Phillips nous plongent dans une bourgade texane placée sous la protection d'un shérif vieillissant, Joe Bob Coates. Ce dernier voit d'un mauvais œil l'arrivée intempestive, dans son pré carré, du frère d'un voyou fraîchement assassiné...

« Even » : infiltrer l’intime

Even se déroule dans une société dystopique où la norme sexuelle a été entièrement redéfinie. Désormais géré par un Ministère européen de la Santé, le plaisir émotivo-sexuel fait l'objet de programmes politique et scientifique dédiés.

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.