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Sikkim stories : inspiré par une rencontre

« La botanique est la science du vivant qu’on ne regarde pas. »

Viser juste : le premier livre d’Adèle Haenel

Le livre de l'actrice et militante Adèle Haenel "Viser juste" est sorti le 21 août 2026. Véritable enquête littéraire (alternant théâtre, script, essai, récit et analyse), le livre ne se contente pas de raconter, mais propose de penser autrement, de décortiquer le langage pour sortir du récit créé par les dominants, comme au cinéma quand c'est le réalisateur seul qui est tout-puissant, invisibilisant tout le travail collectif. L'écriture de "Viser juste" est aussi travaillée qu'incisive, elle nous plonge au cœur du sujet sans baisser les yeux. Adèle ne se contente pas de témoigner, mais analyse le système qui a rendu possible, et rend encore possible, l'agression dont elle a été victime enfant.

Décolorer sa fille: « rate ta vie ma fille et applique toi! »

Dans un premier roman déchirant et prenant Décolorer sa fille Lucie Bérard ausculte avec liberté et minutie la contamination de la vie de son héroïne de vingt cinq ans par sa généalogie. Dans un style intrépide, hybridant l’anodin et l’existentiel, la jeune autrice dépeint la suffocation et le recroquevillement d’une vie de fille littéralement décolorée et rendue exsangue par toute une lignée de mère et grand-mère serviles et souffrantes.

Maladies mentales et sociétés : une histoire en construction

Le sociologue Nicolas Henckes et l'enseignant-chercheur à l'Université du Luxembourg Benoît Majerus publient Maladies mentales et sociétés XIXe-XXIe siècle aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères ». Revenant sur les rapports entre les maladies mentales et nos sociétés, l'opuscule fait état des connaissances historiques et sociologiques sur le sujet.

« Albert Londres doit disparaître » : quatrième pouvoir

Les éditions Glénat publient Albert Londres doit disparaître, de Frédéric Kinder et Borris. Les deux bédéistes y mettent en vignettes la fin tragique d'un journaliste devenu légendaire, en imaginant un complot visant sa personne.

« Modernités de Charlie Chaplin » : un cinéaste au croisement des arts

La collection « Caméras subjectives » des éditions Les Impressions nouvelles accueille l'excellent ouvrage collectif Modernités de Charlie Chaplin, placé sous la direction de José Moure et Claire Lebossé.

« Xiu » : dans les entrailles de la bête

Second tome du triptyque Dans le ventre du Dragon, « Xiu » réunit Mathieu Gabella et Christophe Swal pour donner suite aux aventures de Phyl, Xiu et Udo, à l'intérieur d'une créature gigantesque aux pouvoirs encore insoupçonnés.

Hound Dog, un chien encombrant

« Comment tu reconnais un vrai connard ? Il aime les chiens. Pas foutu de s’entendre avec le reste de l’humanité, le connard se persuade que c’est quand même un type bien parce qu’il adore les chiens. »

« Space Connexion » : recueil galactique

Les éditions Glénat publient Space Connexion, du scénariste El Diablo et du dessinateur Romain Baudy. Cet album comprenant plusieurs récits se caractérise par un rythme échevelé et des thématiques spatiales.

« Le Mirage de la croissance verte » : voie sans issue ?

Les éditions Delcourt publient Le Mirage de la croissance verte, d'Anthony Auffret. Il y est question de la compatibilité, fantasmée ou non, entre la préservation de l'environnement et la croissance économique.

Deux nouveaux Liu Cixin en BD aux éditions Delcourt

La collection « Les Futurs de Liu Cixin » des éditions Delcourt s'enrichit de deux nouveaux titres : « Les Trois Lois du monde », de Xiaoyu Zhang, et « Pour que respire le désert », de Valérie Mangin et Steven Dupré. Moins denses que « La Terre vagabonde », ces deux récits continuent à exploiter la science-fiction et de confronter l'humanité à ses astres morts. Ici : l'écologie et l'éducation.

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« Les Rêves ne vieillissent jamais » : Gérard Guégan, franc-tireur dans la cinéphilie

Écrivain, éditeur, journaliste et cinéphile indiscipliné, Gérard Guégan traverse dans Les Rêves ne vieillissent jamais plusieurs décennies de cinéma en refusant soigneusement de marcher au pas. De Chabrol à Eustache, de Nicholas Ray à Cimino, de John Wayne à Clint Eastwood, ses souvenirs composent moins une histoire ordonnée du septième art qu’une sorte d'autoportrait par films interposés. Avec une constante : le goût de contredire les hiérarchies établies et de rappeler qu’en matière de cinéma, les mauvais garçons ont parfois de meilleurs yeux que les arbitres du bon goût.

« Des étoiles dans leurs yeux » : dans l’intimité des Bleus

Dans "Des étoiles dans leurs yeux", Philippe Sanfourche, Loïc Tanzi et François Vignolle racontent l’équipe de France depuis ses coulisses, à la fin de l’ère Deschamps, dans la démesure d’une Coupe du monde américaine devenue autant affaire de logistique, d’argent et de communication que de football. Un récit riche en détails et en anecdotes, dont la grande proximité avec les Bleus constitue à la fois la force et la limite.