Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dans l'ouvrage Marx et Engels, écrit par Che Guevara et publié aux éditions Au Diable Vauvert, on peut observer une fusion entre la biographie, la théorie révolutionnaire et l'introspection philosophique.
Le sixième tome de la série Axolot, supervisée par le scénariste Patrick Baud, ne déroge pas aux règles établies précédemment. Kaléidoscope de récits étonnants, l'album mène le lecteur dans les abysses de l'histoire, la science et, plus généralement, les curiosités humaines. Décrit comme un "cabinet de curiosités", il fait état d'événements aussi insolites que passionnants.
« Je suis ton mari. »
Tsû s’inclina, les mains posées sur le sol.
« Oui, je suis votre femme. »
Elle restait inclinée avec affectation. Il se pencha vers elle et dit :
« Promets-moi de m’obéir. »
La tête toujours baissée, elle répondit :
« C’est vous qui devrez me faire obéir. »
L’officier fronça les sourcils.
« Bon. Mais au moins, dans la mesure où tu m’as pris pour mari, tu respecteras bien la fidélité conjugale ? »
La jeune femme releva la tête :
« Je me ferai une joie de la trahir. »
Le visage enflammé par la colère, l’officier s’écria :
« Que dis-tu ? »
Et il lui fit répéter ce qu’elle avait dit. »
Avec audace et sans se laisser déconcerter, Tsû répéta :
« Vous avez bien entendu. Je… je ne ressens nullement l’obligation de vous être fidèle, et si l’occasion se présente, je vous tromperai ! »
Les éditions Les Humanoïdes associés publient la suite des Enfants de Belzagor, de Bruno Lecigne, Sam Timel et Adrien Villesange. Sur une planète pleine de surprises, ancienne colonie restituée aux espèces autochtones, deux groupes humains séparés poursuivent des objectifs distincts...
Capitaine Kaimann prend place dans l'univers de L'Incal, pour raconter le destin d'un prince stigmatisé et déchu, cherchant l'amour à travers les âges.
Le dernier crossover entre Batman et Spawn réunit deux géants des comics américains, Todd McFarlane et Greg Capullo. Riche en action et en graphismes époustouflants, l'album plonge les lecteurs dans une aventure complexe qui, malgré ses évidentes qualités artistiques, pâtit d'une narration quelque peu embrouillée.
En 1994, Frank Miller et Todd McFarlane décidaient de réunir leurs héros Batman et Spawn dans deux récits où ils s'opposaient et s'associaient afin de déjouer des menaces communes. Une rencontre en deux temps, spectaculaire et haletante.
Dans un ouvrage aussi documenté que passionnant, Bastian Meiresonne, spécialiste du cinéma asiatique, nous invite à un voyage aux origines du cinéma sud-coréen. Publié par les éditions EPA, Hallyuwood est un imposant volume de 352 pages, richement illustré, qui trace un panorama chronologique menant des balbutiements à la consécration de l'industrie filmique sud-coréenne. Aujourd'hui marquée par l'éclosion de réalisateurs de stature mondiale et le succès international de blockbusters, cette dernière n'a probablement pas fini de nous surprendre.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.