Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Avec l'ouvrage graphique intitulé "Le Polar", publié par les Humanoïdes Associés, Claire Caland et Sandrine Kerion signent un volume ambitieux, foisonnant et très documenté, qui explore l'évolution et les multiples facettes du genre policier, depuis ses origines antiques jusqu'à ses plus récents avatars contemporains.
Avec "Contagion" (Marabulles), Pierre Bessière et Céline Penot abordent un sujet complexe, qu'ils vulgarisent en clercs : la dynamique des virus et des épidémies. En prenant comme point de départ l’épidémie Nipah de 1998 en Malaisie, une maladie transmise à l’homme par les chauves-souris via les porcs, ils offrent une analyse des zoonoses, ces maladies transmises naturellement des animaux à l'humain.
Avec le quatrième tome de la série "TMNT Reborn", Sophie Campbell poursuit une exploration introspective assez éloignée de l'action brute et des affrontements spectaculaires. Intitulé de façon évocatrice "Qui sème le vent…", ce volume, paru chez HiComics, interroge les alliances et la complexité morale des personnages.
« - C’est une bande appelée « La Flotte » qui a assassiné David. C’est une bande très particulière, elle est apparue au XIXe siècle.
- Ils sont si vieux que ça ?
- Elle se renouvelle chaque année, mon p’tit… Chaque type qui meurt ou qui devient hors jeu est remplacé. Mais ils recrutent toujours le même type de gens. On dirait qu’ils cherchent à entretenir une continuité à travers les générations, à conserver « l’âme » de la bande originelle. »
Avec "Le Chant de la femme parfaite", paru aux éditions Delcourt, Makyo et Bruno Cannucciari proposent un roman graphique qui interpelle autant par son thème original que par sa réalisation soignée. En explorant les frontières entre réel et fantastique, entre introspection psychologique et phénomènes paranormaux, les auteurs livrent un récit poignant, porté par une narration subtile et un dessin élégant.
Avec "Palmyra", nouvel opus indépendant de la série « Survival », Christophe Bec poursuit une exploration méthodique des mécanismes du fantastique et de l'horreur en situant cette fois-ci son intrigue au cœur du Maine rural, près d’une forêt inquiétante qui distille progressivement un sentiment oppressant et tenace d’angoisse. Une famille ordinaire, les Saville, récemment installée dans une ferme isolée en lisière de bois, se retrouve confrontée à l’irruption brutale d’un danger ancestral, tapie dans l'ombre épaisse des arbres environnants.
Avec leur album "Sector 5", Christophe Bec et Christian Pacurariu prennent pour cadre Bucarest et dévoilent les recoins sordides d'un quartier où la corruption, la violence et le sexe virtuel semblent être les uniques maîtres à bord. Paru aux éditions Soleil, ce polar urbain se révèle d'emblée comme une œuvre mature, implacable, et à réserver à un lectorat adulte averti.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.