BD Mangas

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.

« L’Oubliée du radeau de la Méduse » : survivre, vaille que vaille

Dans "L’Oubliée du radeau de la Méduse" (Marabulles), Gilles Cazaux et Thierry Soufflard revisitent l’un des naufrages les plus célèbres de l’histoire maritime française, immortalisé par une peinture de Théodore Géricault. En redonnant chair et voix à la seule femme du radeau, les auteurs plongent le lecteur dans un huis clos maritime d’une intensité rare, où la survie se joue sur le fil du délire et du déni.

« Kundan : La Nuit éternelle » : l’ombre et le sang

Avec "La Nuit éternelle", Luana Vergari clôt la trilogie "Kundan" sur un ton crépusculaire, où la vengeance et le mythe s’enlacent dans une Inde coloniale rongée par la rancœur. 

« M is for Monster » : l’humanité en pièces détachées

Avec "M is for Monster", Talia Dutton redonne vie au mythe de Frankenstein à travers une fable intime et sensorielle sur la perte, l’identité et la tolérance. Publié aux éditions Delcourt dans la collection "Waves", ce roman graphique de 224 pages aborde la science comme un langage de l’amour et du deuil, et rappelle que le véritable miracle n’est pas tant de recréer la vie mais plutôt d’accepter ce qu’elle devient.

« La Mécanique » : un acte II où l’engrenage s’enclenche

Dans ce deuxième tome de "La Mécanique", Kevan Stevens et Jef continuent de faire grincer les rouages d’un monde à bout de souffle. Le Major perd pied, les Invisibles affrontent la secte de Ganz, Saphir pactise avec les triades et Vananka est hanté par la disparition d’Isabelle. Tout s’emballe, tout s’épuise. La Mécanique, comme son titre l’indique, ne tourne plus rond.

« Satanie » : le vertige des profondeurs

Sous le vernis d’une aventure souterraine inspirée de Jules Verne, "Satanie" (rééditée chez Soleil dans la somptueuse collection Métamorphose) se révèle bien davantage qu’un simple voyage au centre de la Terre. Fabien Vehlmann et Kerascoët y creusent le mythe de l’enfer, mais surtout celui de l’âme humaine, dans une odyssée onirique et charnelle où la couleur devient langage et le vertige, une forme de révélation. 

« Ruridragon » (tome 2) : grandir sans mode d’emploi

À mesure que Ruri découvre de nouveaux pouvoirs, elle se heurte à d’autres formes de turbulence : non plus celles, spectaculaires, de la métamorphose, mais celles, plus subtiles, des liens humains. Ce second volume de "Ruridragon" confirme la force tranquille d’un récit d’apprentissage où l’extraordinaire sert avant tout de loupe au quotidien. 

De Neptune à Vénus, l’odyssée intérieure du Système solaire

En passant de Neptune, la géante des confins à Vénus, la fournaise acide, la collection "Système solaire" des éditions Glénat poursuit son voyage d’une planète à l’autre. Sous la plume de Bruno Lecigne, secondé par Federico Dallocchio, Afif Khaled et Xavier Dujardin, cette épopée graphique transforme la vulgarisation scientifique en odyssée métaphysique. Deux tomes, deux mondes : l’un bleu de froid, l’autre jaune de brûlure – et, entre les deux, le même vertige de l’esprit humain face à l’univers.

« Putain de chat » : pour l’amour d’un félin

Dans ce préquel de sa série culte, Lapuss’ remonte aux origines du mal, c’est-à-dire au moment précis où un chat a ouvert les yeux sur le monde, s’est rendu compte que sa mère était "une vraie mocheté", et que l’humanité tout entière méritait d’être dominée. Avec son humour féroce et sa tendresse vacharde, "Putain de chat" rejoue la création du monde version litière et sarcasme.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

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