BD Mangas

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.

« Mickey et le Roi des Pirates » : désordre et duplicité

Avec "Mickey et le Roi des Pirates" (éditions Glénat), le récit d’aventures flamboyant se double d'une fable plus sombre sur l’identité, l'ordre et le pouvoir de l’argent. En convoquant Charles Dickens, le feuilleton populaire et l’imaginaire pirate, l’album glisse Mickey et Picsou dans un Londres fiévreux où un simple sou suffit à faire vaciller tout un monde.

Retour de l’Agent 9 : l’espionnage en équipe

Ce second tome d’"Agent 9" poursuit son travail de détournement : recycler les grands codes du récit d’espionnage pour les offrir, malicieusement désossés, à un jeune lectorat, sans jamais sacrifier ni l’intelligence, ni le plaisir de lecture.

« Le Serment » : en coupes franches

Avec "Le Serment", Mathieu Gabella et Mikaël Bourgouin signent un huis clos chirurgical et cinématographique. Un thriller fantastique tendu, où chaque action semble rapprocher le récit d’un point de non-retour.

« Frangipane » : la République à parts égales

C'est aux éditions Glénat. La galette des rois devient le théâtre d’une implosion intime et politique. Et par ce truchement, Hervé Bourhis signe une comédie sociale acide, nerveuse, et furieusement contemporaine.

La tête de mort venue de Suède, illustration du doute cartésien

« - Et qu’est-ce que tu as de tellement particulier ? Des comme toi, il en avait plein ses armoires, le vieux Cuvier ! - Plein les armoires ?! Certainement pas !! Je suis même unique en mon genre, si je crois qui je crois !! Ma tête en impose, elle fait débat… Mais j’ai sévèrement manqué de bol, voilà !! Je paie sans doute pour ce temps où je me considérais moi-même comme n’ayant ni mains, ni yeux, ni chair, ni sang, ni aucun sens… C’était un point de départ rhétorique, mais aujourd’hui, j’en suis bel et bien là ! - Tes os te manquent, tu dois être déprimé. - C’est vrai que si j’étais entier, tout aurait une autre allure, alors que là !... Un crâne à la dérive, balloté de-ci de-là… précieuse relique un jour, débris douteux le lendemain !... Alors que c’est moi qui ai mis l’homme au centre du monde ! »

Revoir Comanche, un album à la nostalgie shakespearienne

« - C’est rare de voir des automobilistes étrangers par ici… et… s’cusez, hein, des dames dans votre état. - Je suis ici pour le travail. Je cherche un certain Cole Hupp… - Cole Hupp, vous dites ? […] - Z’avez pas peur des ours, hein ? - Pourquoi, je risque d’en croiser ? - Ça oui ! Et le vieux Cole est le plus farouche d’entre eux ! »

L’Enfant naturel face à ses semblables

« Et comme j’étais le plus petit, le plus chétif, celui, donc, qui aurait le plus souffert d’éventuelles brimades, pour me préserver plus encore que les autres, je fus envoyé dans l’école la plus lointaine, la plus sûre. »

« Wolf-Man » : double visage

Sous la bannière d’Invincible Univers, Robert Kirkman et Jason Howard revisitent le mythe du lycanthrope en 300 pages tranchantes où le pouvoir, la culpabilité et la manipulation cohabitent. Wolf-Man n’est pas l’histoire d’une bête libérée, mais celle d’un homme dévasté qui cherche, dans la nuit, la moindre issue vers la vérité.

Newsletter

À ne pas manquer

Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.