BD Mangas

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.

« Pompoko » : l’épopée écologique des tanukis contre la modernité

Quand Isao Takahata s'empare en 1994 de la figure folklorique du tanuki pour en faire le héros d'un film d'animation, il offre au Studio Ghibli l'une de ses œuvres les plus singulières. "Pompoko" raconte la résistance désespérée d'une communauté de tanukis anthropomorphes face à l'urbanisation galopante de leur habitat naturel dans les collines de Tama, près de Tokyo. L'anime comics publié par les éditions Glénat permet de redécouvrir cette fable écologique d'une richesse narrative exceptionnelle.

« Deathbringer » : au seuil des ténèbres

Publié aux éditions Delcourt, "Deathbringer" laisse la fantasy s’échapper de ses oripeaux héroïques pour plonger dans un maelström d’angoisse sacrée, de mythologie déviante et d’humanité blessée. Un récit ample, noir et viscéral, qui interroge autant qu’il fascine, servi par un dessin d’une grande densité.

« Faut pas prendre les cons pour des gens » : Absurdistan

Dans ce nouveau volume désopilant, la satire est portée au-delà du mordant habituel pour atteindre une forme de lucidité froide. À force de pousser les logiques sociales jusqu’au grotesque, "Faut pas prendre les cons pour des gens" révèle ce que notre époque tolère sans sourciller : un monde qui maltraite les plus fragiles et s’en accommode avec un sourire typiquement administratif. 

« François » : au chevet d’un monde inquiet

Parue aux éditions Glénat, la bande dessinée "François, le pape venu du Sud" restitue les silences et les secousses à la fois d'un pontificat et d'une époque. Une chronique d’un monde fracturé, où l’homme en blanc chemine inquiet mais debout.

« Volodymyr Zelensky » : portrait en clair-obscur

Les éditions Delcourt publient le roman graphique d'Elettra Stamboulis et Gianluca Costantini consacré à la vie du président ukrainien.

« DC Christmas » : noëls masqués

Les éditions Urban Comics publient une anthologie de récits de Noël. On y parcourt autant de styles que d’époques, on y croise autant de tonalités que de capes, et l’on comprend très vite que les périodes de fêtes, chez les super-héros, sont rarement paisibles.

IslandExit : dépasser la souffrance

« - Et à ce moment-là, les profs nous disent de nous désaper et de masser notre voisin de table. Et mon voisin de table, ben c’était… une meuf ! - Oh, le petit veinard ! Tu l’as massée comme une pro, j’espère ?! - Hé hé, eh non, c’est elle qui m’a massé les cuisses, et bien comme il faut. - Arrête de mytho ! - N’importe quoi ! - On devrait te croire ?! - Quelqu’un reprend des tripes ? - Non merci ! - Sans façon ! - Beurk, non ! »

« Les Enfants de l’empire » (vol. 2) : le monde qui vacille

Il y a dans ce second volume une douceur trompeuse, comme si Yudori nous offrait d’abord la lumière dorée d’une fin d’après-midi avant d’annoncer l’orage. Arisa Jo et Jun Seomoon poursuivent leur chemin, hésitants et ardents, là où les élans du cœur se mêlent au souffle d’un pays qui, en 1930, tente de respirer sous l’occupation japonaise. Les gestes du quotidien semblent innocents, mais la moindre scène porte la trace d’un monde en transition – sociale, politique, intime.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

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Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

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