Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avec ce onzième tome haut en couleurs de "Dragon Ball SD", les éditions Glénat nous replongent dans l’un des arcs les plus fascinants et inquiétants de la saga : celui des cyborgs. À travers le regard espiègle et condensé de Naho Ohishi, l’œuvre originelle d’Akira Toriyama revit ici sous une forme ludique mais non moins dense, où la menace du futur s’invite brutalement dans le présent. L’arrivée de Trunks, la maladie de Goku, le réveil du docteur Géro : tout concourt à faire basculer Dragon Ball dans une tonalité plus sombre, presque dystopique.
Il fut un temps où rire tenait lieu d’acte politique. Où un dessin gribouillé sur une nappe, un mot trop cru dans une légende, valaient une convocation au tribunal. Où un journal entier, bricolé dans l’urgence et l’ivresse de liberté, pouvait menacer "l’ordre moral" d’un pays tout entier. Ce temps, c’est celui de Hara-Kiri, né en 1960, "journal bête et méchant" dont la sottise autoproclamée cachait une formidable intelligence du désordre.
"Helen de Wyndhorn" est le dernier récit en date de Tom King. Mis en images par Bilquis Evely, il s'apparente à une fable à la croisée du réalisme et du mythe, du chagrin et de la révélation. C’est un conte de fantômes et de transmission, une plongée dans ces territoires troubles où les histoires que l’on raconte finissent par modeler ceux qui les écoutent.
En revisitant le mythe de Frankenstein à travers une mosaïque d’organes, Michael Walsh signe l’un des récits les plus originaux jamais consacrés au monstre de Mary Shelley. Publié chez Urban Comics, ce Frankenstein portant des habits neufs interroge ce que les morts laissent aux vivants.
Avec "Leave Them Alone", Roger Seiter (scénario) et Chris Regnault (dessin) signent une fresque ambitieuse, tendue, qui s’inscrit dans la grande tradition du western. Paru aux éditions Bamboo (Grand Angle), l’album se déploie sur 160 pages denses et nerveuses, où le souffle de l’Ouest n’a rien de romantique : il sent la poussière, la sueur et le sang.
Sous la plume de Corinna Bechko et avec les dessins de Beni R. Lobel, "Avatar : S’adapter ou mourir" (éditions Delcourt) se glisse dans les interstices de la saga de James Cameron. Une préquelle où le souffle mythologique de Pandora s’unit à une réflexion douce-amère sur la connaissance, la confiance et les désastres engendrés par l’arrogance humaine.
Camille Anseaume et Cécile Porée livrent avec "Une toute petite conversation" (éditions Delcourt) un récit aussi pudique qu’intime, où les choix faits autrefois trouvent enfin leurs mots. Un album qui sonne comme un dialogue réparateur, d’une tendresse lucide, sur l’amour et la parentalité.
Quand Brian Azzarello et Eduardo Risso s’aventurent sur les pistes poussiéreuses du Far West, le résultat est une fresque crépusculaire où l’innocence se fait lambeaux. Derrière le fracas des fusillades et le parfum sec de la poussière, ce western raconte surtout l’histoire de trois enfants jetés dans un monde d’adultes et déjà trop abîmés par la violence.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »