À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
La collection « Pavillons poche » des éditions Robert Laffont accueille deux textes scéniques du dramaturge américain Arthur Miller. Le Miroir et Incident à Vichy ont en commun le regard perçant porté par l'auteur sur le nazisme et l'antisémitisme ayant eu cours en Europe entre 1938 et 1945.
Avec Des moments de cinéma, François Guérif propose à ses lecteurs un voyage passionné à travers le septième art, à la faveur d'une longue série d'interviews, le plus souvent de quelques pages. L'ouvrage multiplie les approches et trace une perspective intéressante sur l'évolution du cinéma et sur la manière dont elle est perçue par ses parties prenantes.
Catalogue officiel de l'exposition Monet en pleine lumière au Grimaldi Forum Monaco, ce volumineux ouvrage bilingue, rédigé collectivement, comprend plus de 200 illustrations et s'inscrit dans le cadre du 140e anniversaire du premier séjour de Claude Monet à Monte-Carlo et sur la Riviera.
« Le conducteur arrête l’essuie-glace. Les phares découpent un halo dans les ténèbres et les lampes, placées à intervalles réguliers au plafond du tunnel, se mettent à filer au-dessus de sa tête, telles des balles de tennis brillantes. Le train fonce toujours à toute allure. Il est huit heures 31 minutes et 40 secondes… »
Dans un essai intitulé Critica de la razón precaria (Critique de la raison précaire), le philosophe espagnol Javier López Alós explore les conséquences, profondes et plurielles, de la précarité intellectuelle sur la construction de la pensée et les libertés individuelles. Il met en évidence la précarité en tant que phénomène social, qui affecte plusieurs aspects de la société contemporaine, s'inscrivant dans des logiques productivistes et financières souvent inconciliables avec la recherche académique.
Docteur en études cinématographiques, David Da Silva poursuit son exploration du cinéma américain à l'heure du trumpisme. Dans un ouvrage paru aux éditions LettMotif, il étudie la manière dont les thèmes de prédilection – et les obsessions – du 45e président des États-Unis ont infusé à Hollywood. Certains cinéastes s'en sont fait l'écho, d'autres ont pris le parti de s'en distancier, parfois ouvertement et radicalement.
L'Heure des femmes est le septième roman de l'autrice, blogueuse et journaliste Adèle Bréau. Après le succès de Frangines (2020), la romancière et directrice de la rédaction de Terrafemina parle de nouveau au féminin en racontant et romançant l'histoire de sa grand-mère. Menie Grégoire est recrutée par RTL pour une émission de radio qui a pour objectif de faire parler les auditrices, devenir leur confidente, c'est alors que le succès est au rendez-vous. Que reste-t-il de cet héritage cinquante ans plus tard ? La réponse avec l'enquête d'Esther, documentariste qui se replonge dans cette histoire des femmes et de leurs questionnements.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.