À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
La série Buffy contre les vampires ne saurait se résumer à un récit de jeunesse axé sur le surnaturel. Car au-delà d'une surface constituée d'effets spéciaux et de protagonistes lycéens, elle offre une dissection complexe d'enjeux liés au genre et à la société. C'est le parti pris de la journaliste et spécialiste des séries Marion Olité, qui problématise aux éditions Playlist Society la manière dont le show de Joss Whedon a fait écho au féminisme, à la politique, à la transition vers l'âge adulte, et plus généralement à la psychologie sociale.
Avocat et membre du bureau national de la Ligue des droits de l'homme, Arié Alimi publie aux éditions La Découverte l'essai L'État hors-la-loi, dans lequel il problématise longuement la question des violences policières.
Alice Guy est considérée comme la première réalisatrice de l'histoire du cinéma, et s'est acharnée à rétablir son nom un peu oublié voire effacé. Elle était également scénariste, productrice et directrice de studios. Elle se raconte dans La Fée-cinéma, autobiographie d'une pionnière. Un écrit qui a mis du temps à être publié une première fois en 1976 et qui a été réédité par Gallimard avec les commentaires de Claire Clouzot (déjà présents dans l'édition de 76 et légèrement complétés ici) ainsi que plusieurs préfaces qui éclairent le trajet de cette réalisatrice impressionnante et facétieuse qui voulait simplement "faire du cinéma".
Et si, au tournant des années 2010, le cinéma de Woody Allen, plutôt que décliner, connaissait une forme de renaissance ? Toujours fixé à la croisée du comique et de la mélancolie, le réalisateur de Manhattan et Annie Hall a su se réinventer dans la continuité. C'est en tout cas le parti pris de l'essayiste Damien Ziegler, qui nous expose, par le menu, une décennie riche en nuances et motifs.
Le littoral, cet espace où la terre rencontre la mer, donne lieu à des problématiques extraordinairement riches et variées. L'Atlas mondial des littoraux, récemment publié par Annaig Oiry aux éditions Autrement, propose une investigation minutieuse et transdisciplinaire sur ces zones d'interface entre les intérêts écologiques, économiques, démographiques et sociaux.
Dans un monde en tumulte, ce Grand Atlas 2024, paru aux éditions Autrement, sous la direction de Frank Tétart, expert en géopolitique, se présente comme un outil d'analyse et de compréhension multidimensionnelle. Alliant descriptions fines, cartographies élaborées et perspectives transdisciplinaires, l'ouvrage s'emploie à éclairer les principaux foyers de tensions, les enjeux globaux et les défis futurs de notre époque.
Dans son opuscule Petit Lexique de l'Islam, l'anthropologue et psychanalyste Malek Chebel dépeint avec érudition les tenants et aboutissants de l'Islam. Puisant dans une grande variété de termes et de concepts-clés, l'auteur offre un éclairage approfondi sur cette religion, de ses enseignements fondamentaux à ses pratiques culturelles, en passant par les questions plus controversées et les défis inscrits dans la contemporanéité.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.