Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.
Retour sur Zombie/Dawn of the Dead à l'occasion de la sortie du coffret cult'edition d'ESC. Au programme : un objet collector pour une œuvre pop aux multiples facettes et au mordant ravivé en haute définition.
Pathé a l'excellente idée de rééditer "125, rue Montmartre". On y découvre Lino Ventura dans l'un de ses premiers grands rôles. On y observe la mise en scène élégante de Gilles Grangier. On se perd dans une machination à tiroirs dévoilant des pans entiers du Paris populaire.
Agent X 27, Shanghai Express, L'Impératrice Rouge et La Femme et le pantin : ce sont quatre très beaux films que nous proposent les éditions Elephant Films, tous réalisés par Josef von Sternberg et interprétés par Marlene Dietrich. Quatre mélos subtils et élégants, esthétiquement très travaillés, où l'amour est synonyme de rédemption... ou de perte !
La Montagne Jaune, qui sort en DVD et Blu-ray chez ESC Editions, possède toutes les limites mais aussi tous les charmes des western de série B des années 50.
Parmi les sept westerns que Boetticher tourna avec Randolph Scott, L'Aventurier du Texas est assurément le plus détonnant à défaut d'être le plus détonant. Humour et rebondissements à Agry Town.
Non pas un justicier solitaire face aux hors-la-loi qui terrorisent la bourgade de Warlock mais trois pour le prix d'un : un marshall impitoyable flanqué de son fidèle homme de main et un shérif bien décidé à appliquer la loi. Qui s'imposera ?
Un héros épicurien passant de femme en femme. Une élection présidentielle appelée à se solder par un scandale retentissant. Des manèges amoureux aussi hilarants qu'hypocrites. Le "Shampoo" d'Hal Ashby, commercialisé par Carlotta en version restaurée 4K, fait partie des comédies quelque peu oubliées qu'il est urgent de redécouvrir.
En signant Sorry To Bother You, Boots Riley fait plus qu'affirmer à la face du monde, son arrivée au sein de la grande famille du cinéma. Il montre qu'on peut faire rimer engagement et âpreté, réalité et fiction, humour et (semi) horreur, dans la grande tradition des oeuvres brulots qui dénoncent par le rire. Bref, Sorry To Bother You, c'est imparfait par endroits, c'est touchant et dingue dans beaucoup d'autres et ça vient d'arriver en DVD près de chez toi donc fais pas l'andouille et va le voir.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.