Darren Aronofsky signe avec Pi un premier film original et fascinant qui marque l’esprit et pose les bases de son cinéma, malgré ses maladresses de jeunesse.
Synopsis : Max, brillant mathématicien, souffrant de migraines intolérables, est néanmoins sur le point de faire la plus grande découverte de sa vie : décoder la formule numérique qui se cache derrière le marché des changes. C’est alors que tout bascule dans un immense chaos. Il est à la fois poursuivi par une grande firme de Wall Street qui souhaite dominer le monde de la finance, et par des cabalistes qui tentent de percer les mystères enfouis derrière les nombres secrets.
Avec Pi, petite production fauchée, Darren Aronofsky va poser les bases de ce que sera sa filmographie. Même si son pitch n’est pas des plus alléchants et que l’on peut vite croire que l’on est face à un petit film d’intello sur les maths, on se surprend très vite à être devant un thriller métaphysique plutôt bien rodé. Sachant ménager son suspense et les questionnements autour de son histoire, Aronofsky signe avant tout un récit prenant et habile qui conjugue une intrigue terre à terre avec un enrobage plus nébuleux issu directement de la psyché malade de son protagoniste. Accompagné d’une voix-off, on se retrouve totalement immergé dans l’esprit de Max, suivant les événements à travers ses yeux. Sauf qu’avec ses forts maux de têtes qui lui font faire des crises, ses hallucinations et ses poussées de paranoïa, il s’avère très vite être un narrateur auquel on ne peut pas se fier. À travers lui, le cinéaste va offrir les prémices de son cinéma, à savoir, la thématique de l’obsession. Comme la plupart des protagonistes aronosfskien, Max est régit par une idée fixe qui le dépasse et le ronge comme une maladie. Symbolisée ici par l’excroissance qu’il se découvre sur le crâne.
Poussant la réflexion autour de la religion et sur les questionnements existentiels comme la place de l’Homme sur terre, Aronofsky énonce les thèmes qui serviront d’ébauches à ses grands films qui suivront. L’addiction, l’acte de création, la paranoïa etc… tout cela se confronte dans une œuvre dense mais qui, par moments, s’éparpille un peu trop. En peu de temps, Pi raconte beaucoup. Et même si il a l’intelligence d’offrir les clés de réflexion sans jamais asseoir de réponses claires, faisant de la quête de réponses et ses répercussions le cœur de son film, il en vient un peu trop à négliger ses personnages et son récit. En dehors de Max, aucun personnage à la possibilité d’exister en dehors de leur fonction. Le film, privilégiant plus sa partie métaphorique que concrète, s’enlise dans des rebondissements téléphonés et des dialogues trop appuyés. Surtout que les acteurs, même si convaincants, n’ont pas vraiment le talent pour transcender ce qui leur est demandé de jouer. C’est vraiment la forme qui ici dynamise un peu l’ensemble. Aronosky montre déjà ce qu’il a dans le ventre avec une mise en scène appliquée et qui digère assez bien ses influences. On pensera à Eraserhead de David Lynch lors des passages oniriques qui se marient assez bien avec l’intrigue, ou encore l’utilisation assez similaire du noir et blanc. Soutenu par la photographie somptueuse de Matthew Libatique, Aronofsky compose un univers visuel foisonnant et riche malgré le minimalisme de l’ensemble. Mouvements de caméra frénétiques pour symboliser l’effervescence du monde, opposés à une snorricam (procédé visant à fixer une caméra sur l’acteur pour qu’il reste fixe alors que le décor bouge) plus intime pour dissocier le personnage de son environnement, Aronofsky cherche la folie visuelle. Que ce soit à travers le rythme effréné des séquences, les inserts sur les manies obsessionnelles de son personnage ou encore l’enrobage musical entêtant de Clint Mansell, le cinéaste pose les bases de ce que sera son langage visuel et sa représentation de la névrose.
Pi est donc une première œuvre fascinante pour ce qu’elle apporte mais maladroite dans sa manière de l’amener. Le cinéaste tombe dans les travers du premier film, à savoir, voulant trop en faire et se perdre un peu dans sa démarche. Mais malgré tout, Pi reste une expérience majeure et originale dans la façon dont il aborde ses thématiques. Le cinéma d’Aronofsky est unique en son genre et Pi s’apparente encore aujourd’hui comme un de ses travaux les plus optimistes (avec son plus récent Noé) où malgré la paranoïa de son récit, l’obsession de son personnage vient interroger le bien-fondé du lâcher prise face aux questions sans réponses. La fin est douce-amère mais fait réfléchir sur la pertinence de profiter des choses simples plutôt que de chercher à les compliquer. Un message inhabituel pour le cinéaste qui s’est lancé de manière audacieuse avec un très bon film qui mérite d’être découvert ou redécouvert.
Pi : Bande annonce
https://www.youtube.com/watch?v=KLC6I75m5Qk
Pi : Fiche technique
Réalisation : Darren Aronofsky
Scénario : Darren Aronofsky, Sean Gullette et Eric Watson
Casting : Sean Gullette, Mark Margolis, Ben Shenkman, Pamela Hart, Stephen Pearlman, Samia Shoaib et Ajay Naidu
Décors : Matthew Maraffi
Photographie : Matthew Libatique
Montage : Oren Sarch
Musique : Clint Mansell
Producteurs : Eric Watson
Distribution : LIVE Entertainment
Budget : 60 000 dollars
Durée : 84 minutes
Genre : thriller
Dates de sortie : 10 février 1999
Primé au festival de Sundance, Pop Aye est un road-movienous contant l’histoire d’amitié insolite entre un homme et son drôle de compagnon. Une fable poétique et légère réalisée par la jeune singapourienne, Kirsten Tan.
Une fable comme échappatoire ?
Thana, un architecte anciennement reconnu, sombre du jour au lendemain dans l’oubli. Désabusé, l’homme va faire une rencontre qui va changer le cours de sa vie : une retrouvaille inattendue avec l’éléphant qui a bercé son enfance. Une histoire étonnante qui se dessine tout en finesse ! Sélectionné au Sundance 2017, Pop Aye est le premier film singapourien à être représenté durant lefestival. Première réalisation et donc premier succès pour la jeune réalisatrice !
C’est sous l’apparence d’un conte lyrique que le road-movie prend forme. Il s’agit d’un voyage tout en douceur, dans l’intimité de la Thaïlande. En introspection avec la vie quotidienne des Thaïlandais, nous découvrons grâce à Pop Aye une culture et des coutumes peu connues. Sobriété du style, mélancolie et dédramatisation se maintiennent pendant 102 minutes. Une pointe d’humour dans un amas de poésie, telle est la signature de la jeune et désormais reconnue Kirsten Tan.
Toutefois, Pop Aye est avant tout une ode à la vie. À l’heure où la société s’ancre toujours plus dans une vie modernisée, il existe une multitude de personnes isolées comme Thana. Le rejet du progrès, l’incompréhension liée à ce dernier, ou encore une sensation d’impuissance face à un monde sans cesse en mouvement, sont des éléments qui poussent chaque jour des individus à se retirer de la société. Tel un retour aux sources. Le septième art abrite de nombreuses œuvres traitant de la thématique de l’isolement. Parmi elles, Into The Wild, l’inoubliable biopic réalisé par Sean Penn. Il faut dire que le retour vers la nature est un sujet qui n’a de cesse d’attiser la curiosité des spectateurs. Peut-être est-ce un besoin d’échapper au quotidien ?
Néanmoins, Pop Aye n’est pas uniquement un voyage dans l’air du temps, c’est également une œuvre défendant la cause animale. Alors que Okja anime depuis quelques mois la toile en provoquant notre réflexion, Pop Aye s’intéresse, quant à lui, aux animaux utilisés pour amadouer les touristes de Bangkok. Loin d’être activiste, le film singapourien s’engage avec une légèredélicatesse dans l’éternelle lutte contre les « éléphants mendiants ». Un sujet encore très peu traité au cinéma, mais pourtant si virulent. Depuis quelques temps, un grand nombre de réalisateur est habité et animé par une militance qui se remarque dans leur réalisation. Mais est-ce une sonnette d’alarme ?
Pop Aye réussit de fait un pari risqué, celui de raconter avec douceur et élégance, une émouvante histoire remplie de vérité. Avec son prix du meilleur scénario lors du Festival du film de Sundance, Pop Aye a le mérite de réussir à véhiculer un message plein d’humanité !
Pop Aye :Bande Annonce
Pop Aye : Fiche technique
Réalisateur : Kirsten Tan Acteurs : Bong (Pop Aye), Thaneth Warakulnukroh (Thana), Penpak Sirikul (Bo), Chaiwat Khumdee (Dee), Yukontorn Sukkijja (Jenny), Narong Pongpab (Peak) Producteur Exécutif : Anthony Chen Producteur : Lai Weijie Directeur De La Photographie : Chananun Chotrungroj Chef Décorateur : Rasiguet Sookkarn Directeur Artistique : Manop Chaengsawang Créateur De Costumes : Visa Kongka Monteur : Lee Chatametikool Compositeur : Matthew James Kelly
Avec Barbara, Mathieu Amalric s’échappe d’une écriture linéaire et décale le genre du biopic vers des sphères plus spectrales et éclatantes. Alors que Jeanne Balibar incarne les traits de la chanteuse, l’œuvre voit un personnage aux multiples visages et par la même occasion, un visage aux multiples personnages. Un abîme du cinéma, une déclaration d’amour resplendissante.
Mathieu Amalric joue la carte de la confusion, voire de la fusion. Une comédienne, jouée par la longiligne et splendide Jeanne Balibar, incarne le rôle de la chanteuse Barbara, dans un biopic qui retrace une partie de la vie de la célèbre artiste. C’est donc un film dans le film qui s’immisce. Pourtant, le cinéaste se fout éperdument du cadre biographique. Le film Barbara n’est pas vecteur à nous raconter la genèse d’une artiste, ni même les drames qui ont pu jalonner sa vie. C’est parfois évoqué, mais en filigrane, car Barbara se veut différent, et regarde l’attrait pour une artiste par le biais de l’intime : ses facéties, sa complexité sentimentale, ses combats, son grain de voix, voire ses préparations d’avant concert. L’œuvre nous décrit une personne, sa folie, sa magie, son génie, ses émotions. Tout cela par le prisme du jumeau imaginaire qu’est le cinéma, avec ses retords ou ses bifurcations, ce mouvement perpétuel qui fait renaître le vestige.
Le réel se volatilise, les images se percutent, elles s’ajoutent les unes aux autres pour construire un bric à brac, une sorte de mosaïque d’instants présent et passé avec des images d’archives qui n’en sont pas vraiment ou des répétitions de scènes de films qui se vivent réellement. Barbara, l’œuvre, agence ses fluctuations autour de ces divagations, s’élance dans un récit à l’architecture parsemée d’embûches temporelles, où les partitions résonnent et font écho au récit, avec cette communion entre un personnage et son actrice : les deux ne font qu’un. C’est à se demander à qui est dédié le film, surtout lorsqu’on connait le passé commun entre Mathieu Amalric et Jeanne Balibar. D’ailleurs en ce sens-là, Mathieu Amalric, lui-même incarnant le réalisateur du biopic, s’octroie un rôle en retrait, mais qui démontre tout l’emphase et l’amour qu’il essaye de faire percevoir pour ses personnages et son actrice principale. Il s’incorpore dans cette espèce de fusion des rôles : est-ce le réalisateur qui joue l’acteur ou est-ce un acteur qui joue un réalisateur. Ou tout simplement les deux.
Brouillant les pistes avec ce bouillonnement d’idées, Barbara est une œuvre qui se découvre par cette osmose, cette identification presque totale d’une actrice à son sujet : c’est-à-dire le personnage qu’elle doit incarner, dont elle doit mimer les gestes. Et de ce fait, même si les compositions visuelles de Matthieu Amalric varient, du noir au blanc, du sombre au clair, selon que le grain de l’image représente des images d’archives, des scènes de reportages, ou des scènes de cinéma, c’est avant tout Jeanne Balibar qui passionne le spectateur et qui crève l’écran par une présence indomptable. Sa chevelure noire, ses traits anguleux dominent le cadre, sa voix porte au loin et son jeu se veut à la fois intimiste et fantasque : de là commence un jeu de miroir saisissant entre les deux femmes. Lorsque la voix de Jeanne Balibar retentit pour chanter certaines grandes chansons de Barbara, on croirait entendre la chanteuse.
Pourtant, Barbara ne tombe jamais dans le pastiche un peu guindé, ne succombe jamais au dictat de la performance mimétique et grossière, notamment, parce que la mise en abime du récit décuple les traits du personnage, et permet à l’actrice de ne pas s’enfermer dans un étalage de mimique. Non, de Barbara se dégage une humilité, une volonté de se raconter par le biais d’autrui. A l’image de ce dialogue entre Jeanne Balibar et l’auteur joué par Mathieu Amalric lorsque ce dernier, réalisateur du biopic, rentre dans le champ de la scène, elle lui demande : « c’est un film sur Barbara ou sur vous ». Lui, tout penaud, lui dit discrètement « c’est un peu la même chose ».
Au final Barbara est une histoire de fantômes, émotionnellement feutré mais parfois terrassant, qui même si elle ne cesse de filmer Jeanne Balibar avec amour, déconstruit la chair pour la dépecer et faire ressurgir un esprit. Ce qui relie la chanteuse et son interprète, ce n’est pas seulement cette ressemblance physique un peu trouble, ces nombreux moments où l’actrice prépare son rôle en étudiant et en imitant les vocalises de Barbara, mais c’est le mimétisme d’une pensée, des gestes qui se coordonnent, une folie qui se faufile. Mathieu Amalric se moque du cahier des charges du traditionnel biopic : ici, ne se dévoile pas une description méticuleuse de la vie de la chanteuse mais plus une évocation doucement excentrique de son essence créative. C’est beau.
Barbara : Bande-annonce
Synopsis : Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.
Barbara : Fiche Technique
Réalisateur : Mathieu Amalric
Scénariste : Mathieu Amalric, Philippe Di Folco
Avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani, Aurore Clément, Fanny Imber, Grégoire Colin, Marc Bodnar, Michael Mcmurran
Directeur de la photographie Christophe Beaucarne
Chef monteur : François Gédigier
Chef décorateur : Laurent Baude
Genre : Drame
Date de sortie : 6 septembre 2017
Durée : 1h 37min
Distributeur : Gaumont Distribution
Récompenses : 2 prix et 6 nominations
Sorti il y a 16 ans dans les salles obscures françaises, Requiem for a Dream n’a guère pris de ride avec le temps. Considéré à la fois comme un film générationnel dépressif et un exercice de style visuel claustrophobe, le film de Darren Aronofsky émeut autant qu’il arrive à créer du malaise. Prenant l’allure d’un « rise and fall » social et sociétal, le réalisateur ne crée pas seulement une œuvre dénonciatrice d’un système, mais décrit avec violence l’Homme qui consume autant qu’il est consumé.
Requiem for a Dream a un peu le même syndrome que celui de Fight Club. Autour du film, les éloges pleuvent et parlent de lui comme d’un film culte, d’une expérience esthétique forte mais de l’autre côté, les critiques attaquent le versant soi-disant réac’ de la pensée et de la tournure du film quant à sa position sur la drogue. Non, qu’on se le dise toute de suite, le film de Darren Aronofsky n’est pas juste un long métrage qui parle de la drogue et qui nous balance à la gueule le slogan facile qu’est « la drogue c’est mal ». Le film est un choc cinématographique, bon ou mauvais, il reste en tête. Dans Requiem for A Dream, la drogue et autres substances psychotropes ne sont qu’un contexte, qu’une source réelle voire virtuelle de quitter le monde sans horizon qui s’annonce.
Au-delà de fustiger la prise de drogue et d’en faire un étendard moralisateur, Darren Aronofsky alimente surtout une peinture de la société moderne, celle coupée du monde, qui essaye tant bien que mal de se sortir de ces bâtiments grisâtres et de s’évader d’une monotonie aliénante. Le réalisateur montre que, d’un sujet délicat, il arrive à se sortir du guêpier et embrasse avec folie le thème de l’addiction dans tout ce que cela regroupe jusqu’à ce que la spirale négative torpille tout sur son passage. La drogue n’est qu’une conséquence, une échappatoire pour retrouver une jeunesse disparue ou un avenir forgé sur l’or : c’est une désillusion, un mirage quant à un bonheur acquis. La puissance du film, exceptée la force émotionnelle de sa démonstration incandescente de la descente aux enfers, qui marque la rétine au plus profond de nous-même, est de s’accommoder de son exercice de style purement sensoriel, parfois à la limite du publicitaire (comme Fincher à l’époque), pour y incruster une vraie empathie quant à la construction de ses personnages.
Bâti comme une sorte de rollercoaster inarrêtable, Requiem for a Dream va vite, notamment sous le joug de la bande son monumentale de Clint Mansell, et dessine les cadres décrépis d’une société américaine qui rêve de grandeur. Entre ces jeunes amoureux qui veulent à la fois s’amuser, profiter et gagner en jalon par le biais de ce commerce illégal pour réaliser leurs rêves, et ces mamies qui s’ennuient et traînent le long des trottoirs sur leurs transats dans l’attente d’un courrier qui fera basculer leu morne quotidien dans lequel personne ne leur rend visite, c’est tout un monde qui s’agite et qui se noie dans sa propre frustration, et dans sa moite solitude. Requiem for a Dream est loin d’un Trainspotting : ce n’est pas un trip baragouineur et un peu tape à l’œil comme peut l’être le film de Danny Boyle. Malgré ses gimmicks, ses effets visuels clinquants qui ne sont jamais vains, le film de Darren Aronofsky est une vraie réflexion sur la dépendance et sa provenance originelle, un American Way of Life en faillite.
Déjà, Requiem for a Dream tord le cou à cette idée reçue que ce mal ne toucherait que la jeunesse ou que la drogue n’a qu’un seul visage, comme on peut le voir avec le personnage de la mère d’Harry, Sarah, qui tombe dans la surmédication. Que ce soit de la came ou des pilules d’amaigrissement, Darren Aronofsky tranche dans le vif et, certes, manque parfois de subtilité dans le portrait de cette décrépitude humaine, mais augmente alors dans le champ d’application du thème de son film. Pour encore mieux éprouver le spectateur, Requiem for a Dream marque les esprits par la force centrifuge de sa réalisation. Car oui, au-delà son postulat scénaristique, de la dramaturgie humaine qui s’avance, c’est avant tout par l’image que le film emballe et accentue sa portée, avec cette systématisation de la répétition de la dépendance et dans la progression régressive de cette symétrie.
Darren Aronofsky utilise sa science esthétique du clip pour agencer cette spirale tragique : split screen, image accélérée lors de rave party endiablée, gros plan clignotant, toute la panoplie est de sortie. Mais alors que ces artifices n’auraient pu servir que de simples caches misère, Darren Aronofsky, avec sa rapidité et son intelligence d’exécution, sa grande qualité de directeur d’acteur (impressionnant et fantomatique Jared Leo), et la photo crasseuse d’un Brooklyn presque délabré, acidifie l’aliénation de son œuvre. Quitte à éreinter le spectateur. Car comme dans Black Swan, le cinéaste aime amplifier ses effets et s’aider d’une mise en scène physique, qui regarde au plus près les stigmates corporels, sans oublier, les morsures psychiques de ses personnages.
Requiem for a Dream n’est donc pas un film comme les autres : parfois trop carnivore dans sa volonté de s’immiscer dans son sujet quitte à en faire un peu trop, c’est des images plein la tête qu’on se détache du film bien après le générique. Avec ce goût de tristesse en bouche, ces dix dernières minutes écrasantes et cette agonie qui suinte les remparts d’une prison au prise raciste ou d’une sex room démoniaque.
Requiem for a Dream : Bande-annonce
Synopsis : Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone. Ensemble, ils s’inventent un paradis artificiel. En quête d’une vie meilleure, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l’angoisse et le désespoir. La mère d’Harry, Sara, souffre d’une autre forme d’addiction, la télévision. Juive, fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit dans le secret l’espoir de participer un jour à son émission préférée. Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s’astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l’autre côté de l’écran.
Requiem for a Dream : Fiche technique
Réalisateur : Darren Aronofsky
Scénariste Hubert Selby Jr., Darren Aronofsky
Casting : Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connelly, Marlon Wayans, Christopher McDonald, Louise Lasser, Marcia Jean Kurtz, Keith David…
Compositeur : Clint Mansell
Directeur de la photographie Matthew Libatique
Monteur : Jay Rabinowitz, Stephen Barden
Cadreur : Richard Rutkowski
Ingénieur du son :Brian Emrich
Mixage Ken : Ishii
Conception générique : Amoeba Proteus
Effets spéciaux : Jeremy Dawson, Dan Schrecker
Genre : Drame
Distributeur : Sagittaire Films
Durée : 1h 50min
Date de sortie 21 mars 2001
Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc ou Jeannette, pour les intimes. Vous la connaissiez en symbole national, ou en héroïne d’un obscur film de Luc Besson. Mais vous ne la connaissiez pas enfant, dansant sur du Breakcore.
Synopsis : En pleine guerre de Cent Ans, au cœur d’une lande déserte, vit Jeanne et sa famille. Cette dernière a une haute conscience de la France et, a contrario du défaitisme de ses contemporains, elle est persuadée de la victoire prochaine des Français sur les Anglais. A tel point qu’à force de prières et de rencontres , la jeune Jeannette s’invente une destinée mystique, dans laquelle c’est à elle qu’il incombe de sauver le Royaume de France.
Au générique de Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont, on peut voir un détail qui n’a certainement pas échappé aux fans de musique les plus ardus : la présence de Igorrr à la bande-son.
Ce nom, aux allures de patronyme mal orthographié, est en fait le nom de scène de Gauthier Serre, compositeur sévissant dans l’hexagone depuis 2010. L’individu maîtrise un style bien à lui, que d’aucun qualifierait de techno-baroque. Assez difficile en fait d’y donner un nom précis, puisqu’il s’agit d’un mélange de breakcore, de death metal, de musique baroque et de trip-hop. En somme, un mix entre passé / présent, classique / underground.
Et pourquoi une telle digression musicale sur une critique cinéma ? Mais parce que la musique dans Jeanne d’Arc est indissociable du film lui-même. Au point que c’en serait presque une déclaration d’amour de Dumont à Igorrr, tant l’image du premier magnifie la musique du second.
A commencer par le décor. Une forêt. Des plaines, quelques vagues habitations. L’enfance de Jeanne d’Arcsemble s’être passée dans un monde presque désert, peuplé seulement d’herbes folles et de fantômes. Difficile avec pareil décor, de se croire dans une reconstitution. Les landes de la côte d’Opale n’auraient pas été filmées de différente si elles avaient été un paysage de science-fiction. Or, à défaut d’en être un, l’épuration des décors nous renvoie déjà à un trip surréaliste.
Une épuration complétée par les corps, sculpturaux, dansants et saccadés des personnages. On peut ainsi voir une Jeanne d’Arc enfant danser sous des rafales de techno, comme elle le ferait à une rave-party. Une danse stylisée des corps qu’on doit au chorégraphe du film, Philippe Decouflé.
Les passages du film s’enchaînent ainsi sous la forme d’une balade endiablée où techno, prose rimée et jeu balbutiant des acteurs, défilent sur cette lande où le temps n’existe pas. Quoique, pas pour le spectateur. Car, si le film Jeannette est beau en tant qu’objet, fascinant même, en tant que film, il est tout de même un peu long. La répétition d’actions et de dialogues par ces acteurs qui dansent mieux qu’ils ne chantent (ouch) rendent le spectacle lassant vers la seconde moitié du film.
Mais cette répétition, c’est aussi une part intégrante de cette chirurgie qu’opère Dumont sur tout son film. Elle tend en effet à faire du « Mystère de la charité de Jeanne d’Arc » dont est tiré le scénario,une sorte de transe techno. Le Breakcore étant un son porté sur la rupture, c’est encore cette rupture qu’on ressent lorsque les paroles d’un poème moyenâgeux viennent se greffer sur les décibels.
Un essai audacieux donc. Mais, à la façon des Headbanging de Jeanne d’Arc, il paraîtra un peu tiré par les cheveux à celui venu assister au film vendu par les campagnes de pub : un film historique aux accents de comédie musicale. On ne trouve pas plus de comédie dans ce film qu’on y trouve d’acteur professionnel.
Jeannette en somme, c’est plus un objet qu’un film. Un objet mais avant tout, un objet audiovisuel. Un objet très complet, puisque réunissant à la fois danse, chant, poésie, musique et photographie. Le tout fusionné dans ce trip endiablé et inclassable. Inclassable, au point que la touche « Dumont », semble ici quelque peu retirée…
On reconnaît pourtant ces décors du Nord très propres à sa filmographie. On reconnaît encore cet aspect froid et frontal qui lui est, sinon habituel, quasi systématique. Mais ce cinéma, profondément formel et brut, paraît émoussé ici. Comme si le sculpteur s’effaçait devant sa sculpture. C’est que Bruno Dumont est, et reste avant tout, un cinéaste de la violence. Une violence qui s’imprime aussi bien dans la radicalité d’un Twenty Nine Palms que dans l’humour avec Ma Loute ou P’tit Quinquin. Cela passe par son choix de plans fixes et frontaux. Un choix qui, d’ordinaire dans sa filmographie, permet de confronter le spectateur durement à ce qu’il voit. Ici, rien de tout ça. Le montage formel de Dumont devient saccadé, sa frontalité ordinaire, mouvante. L’annonce, peut-être, d’une transformation chez le réalisateur de La Vie de Jésus et de Hors Satan.
Reste un film à voir pour l’essai qu’il représente. Mais une question se pose. Avec ce poème déclamant la gloire de la France, et cette jeune fille dansant sur une musique hautement anachronique, comment classer ce film ? Est-ce une œuvre ultra-patriotique, ou au contraire antipatriotique ? Peut-être les deux. Car si le symbole national est omniprésent dans ce film, la destruction de ce symbole semble lui tenir la main. Comme si, d’une certaine façon, le symbole et sa destruction venaient soudain de se rejoindre sur une pellicule, pour s’unir. Car, là où Jeanne d’Arc incarne le patriotisme et les valeurs d’une France conquérante, la techno à l’inverse, dans l’imaginaire collectif, semble plutôt représenter le nihilisme, la négation des valeurs. Par cette dichotomie, le film représenterait-il cette vieille idée d’équilibre entre le bien et le mal ? Ou, au contraire, comme le suggère le breakcore, de « rupture » entre deux mondes inconciliables ? Le mystère Jeannette reste entier.
Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc : Fiche Technique
Réalisation : Bruno Dumont
Scénario : Bruno Dumont d’après « Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc » de Charles Péguy.
Interprètes :
Directeur de la Photographie : Guillaume Desfontaines
Musique : Igorrr
Chorégraphie : Philippe Decouflé
Société de Production : Arte France, 3B Productions
Genre : Film Musical
Durée : 109 minutes
Avec Black Swan, Darren Aronofsky livre un thriller psychologique à la limite de l’angoisse. Manipulation, érotisme, paranoïa, autant de thèmes ambigus que de talent chez les deux actrices qui tiennent le film.
Synopsis : Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily…
Le film s’ouvre à la manière d’une boîte à musique sous les pas de danse de Natalie Portman et la musique du compositeur russe Tchaïkovksi. Dès cette première scène, l’ambiguïté de l’atmosphère qui y règne est saisissante. Aronofsky nous entraîne immédiatement dans les rêves de Nina comme pour prévenir le public que tout ce qui se déroulera par la suite sera de cette nature, et qu’il compte bien perdre le spectateur dans les tréfonds du subconscient de son personnage, puisqu’il sera question de délires. Habitué aux drames planants et aux thrillers psychologiques, le réalisateur américain montre l’étendue de son talent de mise en scène grâce à un film d’auteur qui ne peut laisser de marbre.
Dans Black Swan, Natalie Portman est opposée à Mila Kunis. En composant à la fois l’une contre l’autre pour obtenir le rôle de la reine des cygnes et ensemble à travers une union qui laisse perplexe, les deux actrices maîtrisent totalement le film. La dichotomie y est constante et essentielle. Ayant pour point de départ ce double-rôle : le cygne blanc, le cygne noir, Black Swan est en réalité l’histoire de deux personnalités et pas seulement celle du cygne noir comme pourrait le faire penser son titre. Le duo est ici un objet à part entière du film puisque tout repose sur l’opposition et le double. Tout va de paire. Les personnalités de chaque personnage sont équivoques, y compris celle du directeur. Chacun possède sa part d’ombre et sa part de lumière. Nina d’un côté dans le rôle du cygne blanc pour son innocence et sa pureté. Lily de l’autre, pour le cygne noir qui lui colle à la peau dans sa folie et sa liberté. La rivalité s’installe alors entre les deux jeunes femmes puisque Nina rêve d’interpréter ce double rôle tandis que ses capacités à jouer le cygne noir semblent fragiles. Vincent Cassel, dans le rôle du directeur artistique, la pousse dans ses plus grands retranchements et c’est ainsi que débute le délire dans lequel son esprit va se perdre.
Le maître du ballet va entraîner un dédoublement de la personnalité de Nina en voulant balayer sa chasteté utile à l’interprétation du cygne blanc pour plus d’érotisme et de séduction si elle veut le rôle du cygne noir. Ainsi, l’obsession compulsive d’obtenir ce rôle va la faire chuter dans sa propre destruction. La tyrannie de l’envie fera naître sa schizophrénie en plongeant le spectateur dans ses délires et hallucinations qu’il devra lui même distinguer de la réalité pour ne pas se perdre. Black Swan est la parfaite illustration du danger des passions humaines et de l’envie ou du désir qui poussent à la mort. Celle-ci apparaît d’ailleurs ici comme l’extase la plus totale où l’on sent toute la légèreté du personnage enfin trouvée.
La caméra du réalisateur sublime cette folie et retranscrit l’ambiance oppressante à la perfection pour faire ressentir au public autant d’angoisse que son personnage. Comme précédemment dans Requiem for a dream, les mouvements des prises de vue font ressortir toute la perte de repères du personnage qui erre dans son propre psyché. Encore une fois, le style propre au réalisateur ressort par ses choix pertinents qui embarquent les spectateurs dans l’ambiance perturbante du film. La caméra est elle aussi le double de Nina qui nous livre toutes ses émotions les plus oppressantes à travers par exemple des scènes haletantes où elle marche paniquée à la suite d’un spectacle. Black Swan fait ressortir une connexion entre le personnage principal et la caméra du réalisateur, que ce soit dans les scènes de danse ou les scènes plus privées. Aronofsky saisit ses pensées et les balance au public de manière subversive. Lors des moments dansés, l’esprit plus planant du metteur en scène ressort à nouveau donnant l’impression de voyager au rythme des pas de Nina et des autres danseurs, transportés à la fois par la musique et la grâce de leurs mouvements.
On notera d’ailleurs que malgré la large partie sombre de Black Swan, le corps des femmes est à l’honneur, même dans sa souffrance. La douleur est habituelle pour la danseuse qui est prête à tous les sacrifices. L’élégance de la danse est connue. Mêlée à la douceur des compositions de Tchaïkovski, ces moments arrivent comme un peu de répit dans toute la torture infligée au personnage, des intermèdes de douceur qui reposent l’esprit du spectateur. L’obscurité laisse parfois place à la lumière qui rappelle au public la beauté des femmes plutôt que la noirceur de l’esprit.
Mais si Darren Aronofsky se passionne souvent pour la mort ou le psychisme dans son cinéma, il est facile de faire le lien entre l’Art et ces grands thèmes. Il est question de danse dans Black Swan, le sujet aurait pu être toute autre forme d’art puisque les plus grands artistes se servent souvent de leurs talents pour exprimer leurs peurs, leurs folies ou mélancolies. L’art est, après les rêves, le meilleur moyen de laisser son inconscient s’exprimer. Certes, ici, c’est bel et bien l’art qui entraîne la folie de Nina, mais qu’est ce qu’Aronofsky nous dit sur lui dans toute sa filmographie ?
Black Swan : Bande Annonce
Black Swan : Fiche Technique
Réalisation : Darren Aronofsky
Scénario : Marc Heyman, Andres Heinz, John J. McLaughlin, d’après l’oeuvre de Andres Heinz
Interprétation : Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel
Image : Matthew Libatique
Musique : Clint Mansell, Piotr Ilitch Tchaïkovksi
Costumes : Amy Westcott
Producteurs : Mike Medavoy, Arnie Messer, Scott Franklin, Brian Oliver
Société de production : Protozoa Pictures, Phoenix Pictures
Distributeur : Twentieth Century Fox
Budget : 13 millions de dollars
Récompense : Oscar de la meilleure actrice, Prix Marcello Mastroianni
Durée : 103 minutes
Genre : drame, thriller
Date de sortie : 9 février 2011
A l’heure de la rentrée, les chaînes et les plateformes de streaming ont dévoilé leur calendrier de diffusion des nouvelles saisons qui vont égayer cette fin d’année 2017. Les sériesphiles n’ont plus que quelques jours à attendre donc avant de pouvoir étancher leur soif de découverte et d’évasion avec leurs héros préférés et leurs programmes phares du petit écran.
Après le tourbillon estival de Game of Thrones et de Twin Peaks, les amateurs de séries US vont pouvoir reprendre leurs bonnes habitudes en cette rentrée 2017. Le calendrier de reprise de très nombreux programmes est désormais accessible. Suivez le guide !
La série Narcos revient sur Netflix avec une toute nouvelle saison sur le cartel de Cali, après la chute de Pablo Escobar et du cartel de Medellin. La confrontation entre la DEA et les narcotrafiquants s’annonce une nouvelle fois explosive.
Casting : Damián Alcázar, Francisco Denis, Alberto Ammann, Pêpe Rapazote, Pedro Pascal, Michael Stahl-David, Matt Whelan, Miguel Ángel Silvestre
Cette septième saison aura pour cadre l’état du Michigan. Cette nouvelle salve d’épisodes horrifiques devrait évoquer en toile de fond la campagne électorale américaine. Des clowns terrifiants pourraient bien faire également leur apparition pour terroriser les téléspectateurs.
Casting : Adina Porter, Cheyenne Jackson, Frances Conroy, Mare Winningham, Lena Dunham, Billy Eichner, Billie Lourd, Leslie Grossman et Colton Hayne
Showrunner : Ryan Murphy
Vendredi 8 septembre
One Mississippi (saison 2 – Amazon)
One Mississippi, une comédie semi-autobiographique inspirée d’événements survenus dans la vie de Tig Notaro, avec Diablo Cody avec Tig Notaro, Noah Harpster
La série d’animation décalée ciblant un public mature revient début septembre pour le plus grand bonheur des abonnés Netflix. Ce programme a été créé par Raphael Bob-Waksberg. Le design de la série est le fruit du travail de l’artiste Lisa Hanawalt. L’animation a été confiée au studio Shadow Machine basé à Los Angeles.
Casting vocal : Will Arnett (Bojack Horseman), Aaron Paul (Todd Chavez), Amy Sedaris (Princesse Carolyn), Alison Brie (Diane Nguyen) ou bien encore Paul F. Tompkins (Mr Peanutbutter)
Une série télévisée américano-britannique créée par Ronald D. Moore.
Basé sur Voyager, le troisième roman de la saga écrite par Diana Gabaldonn la saison 3 Outlander est très attendue par les fans. Le premier épisode intitulé « The Battle Joined » débute juste après le voyage dans le temps de Claire (Caitrona Balfe) la ramenant en 1948.
Casting : Gary Young, Charlie Hiett, Hannah James, Tanya Reynold, Lauren Lyle, César Domboy, Wil Johnson, John Bell, David Berry….
La série plonge les spectateurs à Manhattan dans l’industrie de la pornographie des années 1970 et 1980 entre la montée du VIH, les effets de la cocaïne et le renouveau du marché immobilier qui mettra un terme à l’âge d’or de l’hédonisme et de la débauche. The Deuce s’inspire de la vie de deux frères jumeaux (Vincent et Frankie Martino). Ils auraient notamment servi de façade à la mafia pour étendre sa domination et contrôler l’industrie du sexe.
Casting : James Franco, Maggie Gyllenhaal, Gary Carr, Margarita Levieva, Lawrence Gilliard Jr., Dominique Fishback et Emily Meade
Cette série futuriste se déroule en 2300. L’intrigue s’intéressera aux aventures des membres d’un vaisseau d’exploration interstellaire terrien, baptisé Orville. Ce pastiche de science-fiction promet de belles séquences humoristiques.
Casting : Seth MacFarlane, Adrianne Palicki, Scott Grimes, Peter Macon, J. Lee, Halston Sage, Penny Johnson Jerald, Mark Jackson, Chad L. Coleman
La fin de la troisième saison sur la genèse de l’apocalypse zombie va reprendre ses droits sur les antennes de la chaîne AMC. Frissons, hémoglobine et suspense garantis !
Mardi 12 septembre
The Mindy Project (saison 6 – Hulu)
Sixième et dernière saison de The Mindy Project, composée de10 épisodes. Un dernier tour de piste avec l’excentrique, Mindy Lahiri, gynécologue-obstétricienne. On retrouve au casting Peter (Adam Pally), Annette Castellano (Rhea Perlman), Brendan Deslaurier (Mark Duplass) ou encore Cliff (Glenn Howerton).
https://www.youtube.com/watch?v=bCtwy-IPWjQ
Mercredi 13 septembre
Broad City (saison 4 – Comedy Central)
Une série TV de Abbi Jacobson, Ilana Glazer avec Ilana Glazer, Abbi Jacobson…
Ilana et Abbi, toutes deux new-yorkaises féministes juives auto-proclamées, bien que frivoles et insouciantes, n’ont jamais de chance en amour. Ilana, hédoniste, cherche à éviter de travailler le moins possible, et Abbi persévère dans une carrière dans l’illustration. La belle vie ? Tout est relatif…
La joyeuse bande de personnages déjantés de la petite bourgade du Colorado revient pour le meilleur… et pour le rire ! L’administration Trump et la société américaine vont encore passer à la moulinette de Matt Stone et Trey Parker.
Jeudi 14 septembre
Better Things (saison 2 – FX)
Une série TV de Abbi Jacobson, Ilana Glazer avec Ilana Glazer, Abbi Jacobson…
Le quotidien très chargé d’une mère de famille divorcée qui peine à joindre les deux bouts entre un métier d’actrice difficile, trois enfants qu’elle élève seule et une vie sentimentale chaotique.
Vendredi 15 septembre
American Vandal (saison 1 – Netflix)
Composée de 8 épisodes, cette série basée sur l’intérêt provoqué par les faits-divers est un faux documentaire s’intéressant à un crime qui est tout aussi fake.
Dimanche 17 septembre
Vice Principals (saison 2 – HBO)
Une ultime saison composée de 18 épisodes. Pour rappel, Vice Principals met en scène la vie d’un lycée et des gens qui le dirige.
AprèsCandle Cove et son cauchemar avec le monstre aux dents une nouvelle creepypasta intitulée No-End House qui s’inspire du conte horrifique éponyme mis en ligne par Brian Russell. Au Casting Amy Forsyth (Defiance, The Path), Aisha Dee (The Bold Type)et John Carroll Lynch (Shutter Island, American Horror Story).
Margot Sleator visite une étrange maison de l’horreur composée de salles qui sont tous plus dérangeantes les unes au les autres. Quand elle rentre chez elle, elle constate que tout son monde a changé.
Une saison 3 est déjà annoncée pour 2018 et sera intitulée Channel Zero: Staircases
Ce nouveau voyage spatial vers l’ultime frontière sera centré sur le destin d’un officier. L’intrigue se déroule une dizaine d’années avant les événements de la série originale. Star Trek Discovery dévoile une époque totalement inédite pour l’histoire de la Fédération. Le tout premier officier Michael Burnham va explorer de nouveaux mondes avec la menace d’une guerre en toile de fond.
Casting : Sonequa Martin-Green, Terry Serpico, Maulik Pancholy, Sam Vartholomeos, James Frain, Doug Jones, Michelle Yeoh, Anthony Rapp, Chris Obi, Shazad Latif, Mary Chieffo, Jason Isaacs, Mary Wiseman, Rainn Wilson, Kenneth Mitchell, Rekha Sharma, Damon Runyan et Clare McConnell
Cette série est en réalité dérivée de The Big Bang Theory. Les téléspectateurs seront plongés en plein Texas. Le jeune Sheldon, âgé seulement de 9 ans, se rendait déjà au lycée.
Casting : Iain Armitage, Zoe Perry, Lance Barber, Raegan Revord et Montana Jordan
Créateurs et showrunners : Chuck Lorre et Steven Molaro
Me, Myself and I (saison 1 – CBS)
Ce programme humoristique retrace la vie d’un homme sur 50 ans. La série s’attache à trois périodes bien distinctes et spécifiques : à 14 ans en 1991, à 40 ans de nos jours, et à 65 ans en 2042.
Casting : Bobby Moynihan, John Larroquette, Sharon Lawrence
Créateur et producteur exécutif : Dan Kopelman et Aaron Kaplan
The Brave (saison 1 – NBC)
The Brave s’attarde au monde complexe de l’élite militaire en charge de protéger le pays. Patricia Campbell, directrice adjointe au service de renseignements du Ministère de la Défense, devra œuvrer avec son équipe d’analystes à Washington aux côtés d’Adam Dalton et de son unité de Special Ops qui agissent sur le terrain afin de sauver des vies et de mener à bien des missions périlleuses.
Casting : Mike Vogel, Anne Heche, Demetrius Grosse, Noah Mills, Sofia Pern, Natacha Karam, Hadi Tabbai
Créateurs : Dean Georgaris, Daniel Cohn et Jeremy Miller
The Good Doctor (saison 1 – ABC)
Cette adaptation d’une série coréenne se concentre sur un jeune chirurgien atteint d’autisme et du syndrome du Savant. Il sera recruté pour pratiquer de la chirurgie pédiatrique dans un prestigieux hôpital. Est-ce qu’une personne qui n’a pas la capacité d’interagir avec les gens sera capable de sauver des vies ?
Casting : Freddie Highmore, Richard Schiff, Antonia Thomas, Nicholas Gonzalez, Hill Harper, Irene Keng, Beau Garrett et Chuku Modu
La divine surprise de l’année 2016-2017 va faire son grand retour après avoir ému la planète entière. NBC espère rééditer l’exploit des audiences record avec cette série dramatique.
Law & Order : True Crime – The Menendez Murders (saison 1 – NBC)
Cette série va s’intéresser à un véritable crime, comme l’a fait American Crime Story. La comédienne Edie Falco sera plongée au cœur d’un fait divers bien réel. Elle va incarner l’avocate des frères Menendez qui furent condamnés pour le meurtre de leurs parents en 1994.
Casting : Edie Falco, Gus Halper
Scénario : Rene Balcer
Mercredi 27 septembre
Esprits Criminels (saison 13 – CBS) – New York Unité Spéciale (saison 19 – NBC) – Chicago PD (saison 5 – NBC) – The Blacklist (saison 5 – NBC) – Star (saison 2 – FOX) – Empire (saison 4 – FOX) – The Goldbergs (saison 5 – ABC) – Speechless (saison 2 – ABC) – American Housewife (saison 2 – ABC) – Modern Family (saison 9 – ABC) – Designated Survivor (saison 2 – ABC)
Seal Team (saison 1 – CBS)
Ce drama militaire va explorer le quotidien des membres du corps d’élite des Navy Seals. Les séquences d’action lors des missions à hauts risques et des phases d’entrainements va tenir les téléspectateurs en haleine.
Casting : David Boreanaz, Jessica Pare, Max Thieriot, Neil Brown Jr., Toni Trucks et A.J. Buckley
Scénario et showrunner : Ben Cavell et Ed Redlich
Jeudi 28 septembre
How To Get Away With Murder (saison 4 – ABC) – Superstore (saison 3 – NBC) – Will & Grace (saison 9 – NBC) – Great News (saison 2 – NBC) – Chicago Fire (saison 6 – NBC)
Le grand retour de Grey’s Anatomy devra tenter de faire oublier les failles de la précédente saison. Les scénaristes et les comédiens devraient avoir trouvé des remèdes et des traitements efficaces pour corriger le tir pour le plus grand bonheur des fans du programme depuis la première heure.
Vendredi 29 septembre
MacGyver (saison 2 – CBS) – Hawaii Five-0 (saison 8 – CBS) – Blue Bloods (saison 8 – CBS) – Big Mouth (saison 1 – Netflix) – Club de Cuervos (saison 3 – Netflix) – Real Rob (saison 2 – Netflix) – Z Nation (saison 4 – SyFy)
L’intrigue de la deuxième saison se déroule sur une île au large de Seattle très loin de l’univers urbain de la toute première saison. Les fans de films d’horreur japonais ne devraient donc pas être dépaysés. Cette nouvelle saison sur le père Tomas Ortega et Marcus Keane s’annonce passionnante.
Casting : John Cho, Brianna Hildebrand, Lin Jun Li
Marvel’s The Inhumans (saison 1 – ABC)
Les Inhumains, créés par Stan Lee et Jack Kirby en 1965, sont issus d’une expérience de mutation qui fut menée par des extraterrestres, les Krees. Leurs pouvoirs apparaissent quand ils entrent en contact avec une brume tératogène. La série se concentrera sur les leaders des Inhumains, la Flèche Noire (Black Bolt) et la famille royale.
Casting : Anson Mount (Black Bolt), Serinda Swan (Medusa), Iwan Rheon (Maximus), Ken Leung (Karnak), Eme Ikwuakor (Gorgon), Mike Moh (Triton), Isabelle Cornish (Crystal), Sony Balmores (Auran) et Elle Woglom
Avec Chéri, Stephen Frears renoue avec la tradition des adaptations littéraires. 20 ans après Les liaisons dangereuses, il revient aux histoires d’amours contrariées dans une bourgeoisie feutrée, et signe un film joliment précieux et désuet en portant à l’écran la romance entre une courtisane sur le déclin et un jeune dandy désabusé.
Synopsis : Paris, début du XXème siècle. Léa de Lonval, une riche courtisane parisienne sur le déclin, s’apprête à mettre fin à sa carrière. A la demande de son amie Charlotte Peloux, elle aussi ancienne courtisane, Léa accepte de prendre sous son aile Fred « Chéri » Peloux, son fils de 19 ans, un jeune dandy habitué à la décadence de la vie parisienne. Rapidement, Léa et Chéri se retirent des mondanités et optent pour une vie plus simple en Normandie. Mais après six ans d’amour, leur relation prend fin : Charlotte a arrangé un mariage d’intérêt pour son fils. Léa et Chéri parviendront-ils à s’oublier ?
Luxe, calme et volupté
Chéri se caractérise avant tout par la beauté de ses décors et de sa mise en scène, qui retraduit parfaitement l’ambiance du Paris baroque de 1900, avec ses lieux en vogue (Maxim’s, le Grand Hôtel de la plage à Biarritz), et qui reconstitue à merveille la beauté des hôtels particuliers, des résidences champêtres, des fiacres, des rues et des jardins de cette France glamour et huppée, d’une autre époque. Les costumes sont savamment travaillés, et il émane du film une forme d’élégance nonchalante, une fraîcheur, une douce négligence. Les tenues vaporeuses de Léa (Michelle Pfeiffer), les habits chics d’un Chéri (Rupert Friend) qui traîne sa lassitude avec un dandysme irrésistible, l’agencement luxueux des intérieurs sont tant d’éléments qui font que le spectateur prend plaisir à évoluer dans un tel environnement. Cela rappellerait presque les quelques vers de Baudelaire de l’Invitation au Voyage : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté,Luxe, calme et volupté ». Pourtant, on ne peut s’empêcher de remarquer que le film brosse aussi un portrait outrancier des cocottes et autres courtisanes engoncées dans une fausse distinction vulgaire et surfaite, où règnent les breloques en tous genres, les riches étoffes aux mille couleurs, les plantes exotiques suffocantes, les odeurs de parfum capiteux : cette opulence et ce mauvais goût contribuent à faire de Chériune satire qui tourne subtilement en dérision les habitudes et les mœurs de ces parvenues, ces bourgeoises d’un autre temps fardées de rose et coiffées de perruques poudreuses. Entre grâce et lourdeur, Stephen Frears décrit avec un humour très discret les travers de ces dames du monde dont la méchanceté, la prétention et la fourberie n’ont d’égal que les oripeaux dont elles se parent. Cette mascarade, régie par des codes tacites, se ressent efficacement sans que rien ne soit jamais vraiment pointé du doigt : Frears maîtrise son propos avec une sagesse qui lui évite de tomber dans la caricature et qui permet aux personnages d’exister en dehors des clichés qu’ils incarnent. Une peinture sociale malicieuse qui amuse autant qu’elle séduit.
Entre faux-semblants et superficialité
Chéri est un film dont la trame se tisse tout en sous-entendus et en non-dits, ce qui rend le résultat imperceptiblement tordu. Pour garder les apparences, Léa refuse d’admettre au monde qu’elle, grande séductrice, a eu la faiblesse de tomber amoureuse, et Chéri, qui se réfugie derrière un détachement insolent, nie lui aussi les sentiments qu’il éprouve à l’égard de celle qu’il surnomme affectueusement « Nounoune ». Pourtant, ces deux âmes esseulées passeront six ans ensemble, dans la campagne normande, à profiter des plaisirs simples loin des mondanités et des artifices de la vie parisienne. Mais le bonheur ne dure jamais : Charlotte Peloux, mère de Chéri et elle-même ancienne courtisane et rivale de Léa, rappelle son fils à l’ordre et organise une réunion en grandes pompes pour annoncer ses fiançailles prochaines avec Edmée, fille illégitime d’une autre courtisane, pourvue d’une fortune importante : dans ce milieu, tout le monde sert ses intérêts avant tout, l’argent prime. Sous des faux-semblants et des sourires aussi forcés que superficiels, tout ce petit monde complote et échafaude des plans pour se faire des coups bas dans cette bataille d’ego entre ces séductrices déchues qui n’ont de cesse de se tirer dans les pattes. L’hypocrisie de ce microcosme cache en réalité des rivalités profondes entre ces héroïnes qui vivent dans le souvenir de leur gloire fanée. C’est donc dans cette atmosphère viciée que Léa apprend que l’objet de son amour va lui être arraché, des mains de celle qui le lui avait pourtant confié en premier lieu. Mais dans ce cercle où les apparences sont primordiales, comment maintenir la face ? Alors que Léa va jouer la carte de l’indifférence joyeuse pour éviter que le vernis craque, Chéri, lui, va tenter de s’accommoder de la situation, même si les deux amants souffrent en secret, jusqu’à choisir, chacun de leur côté, l’exil. Rumeurs, ragots et suppositions hasardeuses vont alors bon train parmi les courtisanes qui bavassent entre elles, dans un écrin de superficialité qui étouffe tout sur son passage. Comment vivre, lorsque l’on doit réprimer ses sentiments ? A partir de là, cet univers dans lequel Léa se sentait pourtant chez elle va lui sembler insupportable. Serait-ce un chagrin d’amour ?
Un amour tragique
Cela nous amène au dernier aspect de Chéri : le récit d’un amour contrarié entre deux amants que tout sépare, notamment à cause de leur différence d’âge importante : Chéri a 19 ans, Léa en a au moins 50. C’est une couguar avant l’heure. L’un commence sa vie et fait son entrée dans le monde ; quand l’autre s’en retire et fait sa révérence. Union impossible mais également impensable : cela ferait trop jaser, ce serait le scandale. Et puis, n’était-ce pas une passade, histoire de batifoler ? Malheureusement, là où Chéri et Léa n’auraient pas dû s’attacher, naît en fait un amour fusionnel et passionné qui les conduira tous deux au désarroi et à la déprime profonde : Léa se sent vieille, seule et mal-aimée, indésirable et flétrie, isolée dans sa cage dorée, avec pour seule consolation ses souvenirs et le faste de ses bijoux. Pour ne pas se couvrir de honte, elle fait croire à qui veut l’entendre qu’elle a tourné la page et qu’elle s’est trouvé un nouvel homme. Chéri, lui, sape son mariage, néglige sa jeune épouse et noie son chagrin dans l’alcool et les sorties nocturnes, perdu et déboussolé. Pourtant, lorsque les deux amants finissent par baisser la garde et retomber dans les bras l’un de l’autre, les retrouvailles tournent court, et la réalité les rattrape à nouveau : Chéri veut faire sa vie avec une femme de son âge et s’interroge sur la nature de son amour pour Nounoune, tandis que Léa ne supporte pas d’être rejetée une seconde fois. Cloués sur place par le carcan des conventions, immobilisés par le regard de toute une société et condamnés à la séparation par le destin, Léa et Chéri n’ont d’autre choix que de se quitter pour honorer leur rang et obéir une fois de plus aux faux-semblants qui réglementent leur monde. Maudits et écrasés par le poids d’un contexte dont ils sont victimes, ils finiront tragiquement. Cet amour tourmenté nous touche par sa délicatesse, sa douceur et sa grâce, mais ne nous transporte pas malgré la douleur que connaissent les héros. A cause d’une atmosphère trop travaillée et d’une ambiance feutrée qui frise parfois l’ennui, Frears ne nous émeut pas autant qu’on l’aurait voulu.
En conclusion, Chéri est une belle réussite qui brosse avec grâce et malice le portrait d’un Paris baroque de tous les excès où l’hypocrisie régnait en maître et où les apparences primaient sur la sincérité et les sentiments. Satire sociale douce-amère qui vire du comique au tragique, Chéri est un film lent, parfois poseur, qui se contemple et qui nous invite au voyage, délicatement, avec une mélancolie toute féminine.
Chéri : Bande-annonce
https://www.youtube.com/watch?v=jI–A8RvoEo
Chéri : Fiche Technique
Réalisateur : Stephen Frears
Scénario : Christopher Hampton, d’après le roman homonyme de Colette
Casting : Michelle Pfeiffer (Léa de Lonval) ; Rupert Friend (Fred « Chéri » Peloux) ; Kathy Bates (Charlotte Peloux) ; Felicity Jones (Edmée)
Photographie : Darius Khondji
Montage : Lucia Zucchetti
Décors : Alan MacDonald
Costumes : Consolata Boyle
Musique : Alexandre Desplat
Producteur(s) : Bill Kenwright, Thom Mount
Production : UK Film Council, Miramax Films, Pathé
Distributeur : Pathé
Genres : Romance, drame, adaptation littéraire, film d’époque
Durée : 1h 32min
Date de sortie : 8 avril 2009
Dark Matter est une série de bonne facture avec une écriture cohérente, des révélations maîtrisées et des personnages attachants, malgré un potentiel pas totalement exploité.
Synopsis : Des personnes se réveillent les uns après les autres dans un vaisseau spatial, sans aucun souvenir de qui ils sont. Pour s’en sortir, ils s’appellent par des numéros en fonction de l’ordre dans lequel ils se sont réveillés. Petit à petit, ils parviennent à obtenir des informations sur leur identité ou leur passé. Mais la méfiance est de mise, alors qu’ils ne peuvent compter que les uns sur les autres pour survivre dans un univers dangereux. Cette équipe hétéroclite instable va rapidement se retrouver prise à partie entre de puissantes corporations qui luttent pour s’accaparer les ressources des planètes colonisées.
Inspirations diverses
Dark Matter fait partie de ces nouvelles séries de space opera commandées par SyFy ces dernières années (comme the expanse et killjoys), chaîne qui a décidé de réinvestir dans ce genre.
A priori rien de bien nouveau dans le concept, et la série fait indéniablement penser à d’autres œuvres du même style, rappelant les grandes heures de Stargate, ainsi que quelques touches de Firefly. Difficile également de ne pas y voir un point de ressemblance avec Continuum pour son futur marqué par la dictature de corporations puissantes et amorales, impression renforcée par la présence d’un même acteur au casting (Roger Cross, 6). Pour la ressemblance avec Stargate, cela n’a toutefois rien d’étonnant puisque l’on y retrouve les mêmes producteurs (Joseph Malozzi et Paul Mullie). Le design du vaisseau est d’ailleurs assez proche de la dernière déclinaison de la franchise.
La série exploite plusieurs idées de science fiction, comme des clones commandés mentalement à distance, des androïdes très humanisés, des hommes artificiellement améliorés, des armes de destruction planétaire, des inventions courbant l’espace-temps, de quoi apporter un minimum de satisfaction aux amateurs de science-fiction.
Dès la saison 2 et de manière plus marquée à la saison 3, la série tend à exploiter des thèmes plus que classiques, comme le voyage dans le temps et les mondes parallèles. Un classicisme un peu regrettable tant ces thèmes se retrouvent déjà dans nombre de séries, et semble trahir une certaine facilité dans le choix des histoires. Ce genre d’histoire, qui suggère que la technologie humaine est mûre pour le voyage temporel ou entre les dimensions, sort la série de la catégorie réaliste dans laquelle elle pouvait encore prétendre appartenir à ses débuts.
Ressort scénaristique habilement employé
La perte de mémoire est un ressort souvent employé, et pas seulement en science-fiction, pour son potentiel en termes de mystères et de révélation. Et c’est ce qui fait le potentiel de la série : les membres découvrent petit à petit, par bribes, qui ils étaient et leurs motivations, pour se rendre vite compte que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.
En effet, même si dans leur vie oubliée ils constituaient un équipage, tous n’étaient pas là pour les mêmes raisons. Certains avaient réellement commis des actes criminels ; d’autres étaient accusés à tort, mais, pour survivre ou se venger, ils n’en sont pas moins devenus dangereux et prêt-à-tout pour accomplir leurs buts.
Cette ignorance et ces incertitudes rendent très difficile l’instauration d’une confiance, alors qu’ils se retrouvent tous dans la même situation et ne peuvent compter que les uns sur les autres. Comment en effet se reposer sur des personnes que l’on ne connait pas, des personnes potentiellement dangereuses qui plus est ? La révélation que la perte de mémoire n’était pas un accident mais un acte volontaire à priori commis par un membre de l’équipage renforce cette paranoïa. Une confiance qui apparaît pourtant indispensable, puisqu’ils sont seuls dans un monde dangereux dont ils ne connaissent plus rien.
Des personnages plus complexes qu’il n’y paraît
Si de prime abord les personnages pouvaient paraître assez lisses et stéréotypés, entre le bourrin détestable, le guerrier muet, ou la petite ingénieuse bizarre, la suite les rend plus ambigus et les plus retors ne sont pas forcément ceux que l’on pourrait croire. Le personnage du bourrin détestable par exemple (3, Anthony Lemke) s’il donne l’impression de pouvoir les trahir à la première occasion, semble être plus attaché qu’il n’y parait et ses fâcheuses habitudes relèvent plus d’une grande gueule que d’un mercenaire sans foi ni loi. La leadeuse autoproclamée (2, Melissa O’Neil) semble prendre à cœur l’intérêt de l’équipage, quitte à leur mentir ou les manipuler. Et derrière son mutisme et sa maîtrise de soi, que cache l’homme aux sabres (4, Alex Mallari), est-il du genre à se soucier d’autrui ou ne suit-il que ses propres intérêts ?
La série semble avoir voulu effectuer quelques tentatives pour renouveler le casting et apporter de nouvelles têtes, mais sans aller jusqu’au bout et force est de constater que chaque nouveau personnage introduit ne reste finalement pas longtemps sur le vaisseau.
Continuité marquée
Aux questions des personnages s’ajoutent des éléments du vaisseau à la fonction encore inconnue. Un pendentif, une porte fermée, un cadavre non identifié, ou d’étranges rêves qui semblent être les souvenirs des autres…
A propos des mystères, c’est un point positif de la série : ils ne trainent pas en longueur. Ainsi la révélation du rôle de l’équipage est donnée dès le premier épisode, laissant à chacun la tâche de digérer la nouvelle et de chercher plus tard son rôle exact et ses motivations. Quand des personnes gardent un secret, il finit par être rapidement révélé, sans servir de remplissage où l’on s’attarde sur les efforts de la personne concernée pour le cacher. L’histoire avance ainsi à chaque épisode.
Les intrigues de chaque personnage sont ainsi développées en parallèle. Le scénario est donc assez riche, mais une intrigue globale parvient toutefois difficilement à se dessiner. Il faut attendre la fin de la saison 2 et la saison 3 pour commencer à voir apparaître un fil directeur.
L’univers
Si la série se concentre sur le vaisseau, elle en dévoile au sein de la première saison progressivement un peu plus sur les forces en présence : l’Autorité Galactique, des rebelles terroristes, les corporations, leurs exactions et les rivalités entre elles, mais aussi des empires comme celui des Ishida, peuple d’origine asiatique ayant gardé des traditions de combat à l’épée au milieu de technologies avancées. Un univers qui semblait assez prometteur, mais que les saisons suivantes n’ont malheureusement pas vraiment contribué à étoffer d’avantage.
Le budget paraît assez limité, et si se concentrer sur le vaisseau a l’avantage de réduire les coûts et de les concentrer sur les décors extérieurs, comme les stations spatiales, il n’y a guère de quoi être impressionné. Les planètes ne paraissent pas bien exotiques, et l’aspect carton-pâte du vaisseau se devine. Mais le budget d’une série, nouvelle qui plus est, n’est pas celui d’un film, et il serait sans doute déraisonnable d’en demander d’avantage. Et ce n’est pas grand chose, mais des tableaux de paysages extraterrestres dans les salles constituent des petits détails sympathiques.
Est-ce ce classicisme ou ce potentiel non totalement exploité qui n’auront pas permis de fidéliser le nombre de spectateurs escomptés ? Toujours est-il que SyFy a décidé d’annuler la série au terme de 3 saisons, la laissant terminer sur le genre de fin à suspens typiquement frustrant des séries inachevées. Si la chaîne spécialisée dans la science-fiction semble avoir décidé de renouer avec le genre du space opera dont elle s’était débarrassée, elle n’est en tout cas pas prête de se débarrasser de son habitude d’annuler ses productions prématurément…
Bande-annonce : Dark Matter
Fiche technique : Dark Matter
Création : Joseph Mallozzi, Paul Mullie
Production : Joseph Mallozzi, Paul Mullie, Jay Firestone, Vanessa Piazza
Acteurs principaux : Marc Bendavid (1, Jace Corso) ; Melissa O’Neil (2, Portia Lin) ; Anthony Lemke (3, Marcus Boone) ; Alex Mallari Jr (4, Ryo Ishida) ; Jodelle Ferland (5, Emily Kolburn) ; Roger Cross (6, Griffin Jones) ; Zoie Palmer (l’androïde)
Musique : Benjamin Pinkerton
Genre : Science-fiction
Chaîne d’origine : Space, Syfy
Nombre de saisons : 3
Épisodes : 39 épisodes de 43 minutes
Diffusion : 2015 – en production
Seven Sisters vient redorer le blason de la dystopie, après ses fresques adolescentes, avec un divertissement solide et accrocheur mais peu nuancé dans ses réflexions.
Synopsis : 2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…
Depuis quelques années déjà, la science-fiction dystopique est réduite à des œuvres adolescentes dont la plupart sont des adaptations au cinéma de romans young adults. On pense à Hunger Games, Divergente et encore bien d’autres qui ont fini par réduire un genre passionnant à des films et réflexions qui, en venant à se ressembler, finissent par se confondre pour au final ne plus rien apporter d’original et de pertinent. Donc quand un film à portée plus adulte comme Seven Sisters sort sur les écrans, il y a de quoi être intrigué en espérant qu’il apportera un vent de fraîcheur à un genre qui a fini par ne plus faire que du surplace. Dirigé par Tommy Wirkola qui avait déjà réalisé le très oubliable Hansel & Gretel : Witch Hunters mais qui s’était surtout démarqué par ses jubilatoires Dead Snow, succulentes comédies à base de zombies nazis dont le deuxième film se payait même le luxe d’être supérieur à son aîné, Seven Sisters laisse présager être entre de bonnes mains avec son postulat de départ intriguant et qui intéresse par son procédé de la multi-performance avec Noomi Rapace qui ne joue pas un mais sept rôles différents.
Seven Sisters repose d’ailleurs beaucoup sur cette performance, que ce soit du point de vue technique que sur les épaules de l’actrice. Gérer un acteur qui joue sept rôles simultanément au sein d’un même décor est un exercice délicat à opérer en temps normal, car il faut naviguer entre les doublures, les ajouts numériques mais surtout retourner une scène plusieurs fois pour chacun des rôles menés par l’acteur. Mais ici, Seven Sisters ne se contente pas seulement de mettre en scène ses personnages autour d’une table pour les faire dialoguer, mais va aussi les faire interagir lors de scènes d’actions. Techniquement irréprochable, on ne voit jamais les artifices lors de ces séquences musclées qui se montrent savamment mises en scène par leur lisibilité, mais aussi une brutalité plutôt bienvenuequi impressionne par la difficulté que ces scènes ont dû représenter lors du tournage. Tommy Wirkola fait donc un très bon travail avec la réalisation de son film. Il arrive à construire un univers dystopique crédible et cohérent notamment dans sa représentation de la surpopulation. Les rues grouillent de monde et il appuie sa mise en scène par un sentiment d’étouffement qui fait souvent son petit effet. La pauvreté croissante qui donne aux décors des airs post-apocalyptiques, le contrôle intensif de la population qui confine au despotisme etc… Il crée un monde qui se rapproche facilement du nôtre et qui parait plus que plausible.
Seven Sisters apparaît étincelant dans sa forme et son interprétation, car le casting est ici impeccable avec, en tête, une impressionnante Noomi Rapace. Elle arrive à apporter un trait de caractère, une gestuelle et un phrasé différents à chacun de ses personnages avec subtilité et sans tomber dans la caricature que certains rôles auraient pu apporter. Cependant, le bât blesse au niveau de l’écriture parfois légère du film. Beaucoup trop prévisible dans son intrigue et muni de personnages parfois caricaturaux, Seven Sisters en vient à manquer de nuances et flirte avec le manichéisme. Pourtant le scénario a l’air d’avoir conscience d’évoluer dans un univers qui n’est ni noir ni blanc mais composé de zones de gris car il apporte des motivations concrètes et même valables à ceux qui font figure d’antagonistes, mais jamais il ne creuse la réflexion et ne questionne le bien fondé des actes. Surtout que ceux qui font office de mains armées chargées de traquer les sœurs sont pour le coup très stéréotypés dans leur fonction de méchant. L’ensemble reste quand même plus intelligent que la plupart des œuvres d’anticipation que l’on a pu voir ces dernières années dans cette optique de divertissement, et il nous gratifie d’une fin plus habile qu’escompté et de quelques réflexions plutôt bienvenues. Reste que le scénario a souvent recours aux facilitées pour excuser le développement de ses intrigues. Le récit a aussi du mal à gérer son suspense, mais compense par une gestion assez subtile de la tension, principalement à travers la frontalité avec laquelle il aborde le destin de certains personnages qui surprend. Les divertissements qui font si peu de cadeaux à leurs protagonistes se font de plus en plus rares.
Seven Sisters est un film de science-fiction particulièrement réussi et rafraîchissant dans son genre. Plus adulte et frontal dans sa violence et ses réflexions, il apparaît plus concret et crédible que les récentes dystopies pour ados dont nous a gratifié le cinéma US. Pourtant le scénario tombe dans les facilités et la prévisibilité de son récit mais cela reste des défauts peu gênants face à la maîtrise et l’efficacité qui se dégage de l’ensemble. Tommy Wirkola emballe son film avec beaucoup de savoir-faire et, même s’il favorise le divertissement aux questionnements, il arrive quand même à garder une place pour ces derniers. Le résultat manque de nuances mais pas forcément d’intelligence. Le tout est en plus tenu par un très bon casting, de quoi faire de ce Seven Sisters la bonne surprise cinématographique de cette rentrée.
Seven Sisters : Bande-annonce
Seven Sisters : Fiche Technique
Titre original : What Happened to Monday
Réalisateur : Tommy Wirkola
Scénariste : Max Botkin, Kerry Williamson
Casting : Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe, Marwan Kenzari, Christian Rubeck, Pål Sverre Valheim Hagen, Tomiwa Edun, Cassie Clare…
Compositeur : Christian Wibe
Directeur de la photographie : Jose David Montero
Monteur : Martin Stoltz
Genres : Science fiction, Thriller
Date de sortie : 30 août 2017
Durée : (2h 04min)
Distributeur : SND
Année de production : 2017
Les fans de cinéma de genre et de films bis un peu fauchés qui font le bonheur des dvd thèques attendent avec beaucoup d’impatience et de curiosité le film Death House. Cette plongée infernale dans une prison de haute sécurité va réveiller la fibre nostalgique des mordus d’horreur ayant vécu l’âge d’or des productions horrifiques au temps béni des VHS.
Le réalisateur Harrison Smith, le producteur Rick Finkelstein et la comédienne Felissa Rose viennent de dévoiler ce dimanche 03 septembre la date officielle de sortie dans les salles obscures américaines de l’arlésienne du cinéma de genre indépendant qui réunit une pléiade de légendes vivantes du genre horrifique.
Death House va donc bel et bien bénéficier d’une sortie dans les salles de cinéma aux Etats-Unis le 26 janvier 2018. Le film devrait être classé R. Death House sera visible dans les multiplexes de l’enseigne Regal Movies aux USA. Cette chaîne dispose de 566 cinémas à travers 43 états américains pour un total de plus de 7 000 écrans. Death House sera projeté sur 100 écrans aux USA lors de sa sortie en salles !
Les fans vont donc devoir patienter encore quelques mois de plus. Les prévisions tablaient en effet sur une sortie pour l’automne, la période d’Halloween ou bien encore les fêtes de fin d’année. L’équipe du film et les distributeurs ont privilégié la prudence et une fenêtre de sortie plus clémente pour un succès au box-office. Death House ne devrait donc pas pâtir de la « concurrence » de l’automne avec Ça ou des risques de thromboses horrifiques pour Halloween 2017 avec Jigsaw, Creep 2 ou The Cult of Chucky. Le long-métrage d’Harrison Smith évitera également le tsunami généré par le huitième épisode de Star Wars dans les multiplexes en décembre prochain.
Un score honorable au box-office américain permettrait aux équipes du film de lancer véritablement la franchise Death House, prévue sur six longs-métrages. Ce projet et l’idée originale du film étaient portés par Gunnar Hansen, l’acteur ayant incarné Leatherface dans le film culte de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. Gunnar Hansen a malheureusement été emporté par un cancer en novembre 2015.
Deux agents du FBI vont devoir surmonter leurs pires cauchemars lors d’une émeute au cœur d’une prison fédérale secrète. La dangerosité des détenus pourrait bien être liée à une emprise démoniaque ! L’établissement carcéral abriterait une porte vers l’Enfer !
Le casting repose sur une idée de génie. Harrison Smith est parvenu à réunir de très nombreux comédiens légendaires aux yeux des fans de films d’horreur : Kane Hodder, Barbara Crampton, Dee Wallace, Tony Todd, Bill Moseley, Adrienne Barbeau, Michael Berryman, Felissa Rose ou bien encore Sid Haig sont à l’affiche de Death House. Bruce Campbell et Robert Englund pourrait participer aux prochains volets de cette nouvelle franchise selon des confidences du réalisateur Harrison Smith auprès de l’équipe du show The Dorkening.
Death House vient de remporter ce week-end le prix du meilleur film et le prix du public au Central Florida Film Festival (CENFLO).
Espérons que les distributeurs français ne seront pas trop frileux ou que les équipes du PIFFF ou de Panic X Chroma arrivent à convaincre Harrison Smith de faire une escale dans cette bonne vieille Europe pour des projections de Death House en France en décembre 2017 (dates du PIFFF) ou en janvier et en février 2018.
La comédienne Danielle Macdonald, véritable révélation du film Patti Cake$, est annoncée sur un nouveau projet cinématographique. La jeune actrice sera à l’affiche de White Girl Problems.
Selon des informations de Variety et de Deadline Hollywood, la comédienne australienne Danielle Macdonald sera bientôt à l’affiche de White Girl Problems, l’adaptation du roman éponyme de Babe Walker, publié en 2012. La star de Patti Cake$ va incarner le rôle principal de cette comédie selon des informations de Variety, relayées récemment par la rédaction d’Allocine. Ce projet, annoncé depuis de nombreux mois, aurait été confié à la réalisatrice Lauren Palmigiano, qui était auparavant scénariste et productrice exécutive pour la plateforme en ligne Funny or Die. Selon des indications d’Imdb, White Girl Problems pourrait être confié à la scénariste et réalisatrice Nahnatchka Khan.
White Girl Problems s’intéresse à la destinée d’une jeune femme très influente sur les réseaux sociaux. Son existence va basculer lors d’une frénésie d’achats incontrôlables pour la coquette somme de près de 250 000 dollars en une seule journée. Elle sera alors contrainte de suivre une cure de désintoxication suite à ce dérapage et cette fièvre d’achats compulsifs. La jeune femme va alors décider de se lancer dans l’écriture de ses mémoires. Elle évoquera notamment les difficultés rencontrées à son travail ou la haine qu’elle éprouve pour son cheval.
Sur le plan scénaristique, l’ouvrage de Babe Walker a été adapté pour les besoins du septième art par Scott Miles et Alisha Brophy (auteurs et réalisateurs de courts-métrages comme How the Donald Stole Christmas et Snowdin : The Elf That Takes on the NSA, Northpole Surveillance Agency).
Elizabeth Banks et Max Handelman vont produire White Girl Problems via Brownstone Productions. Le film est également produit par Lionsgate. Le casting complet et la date de sortie éventuelle n’ont pas encore été dévoilés.
Danielle Macdonald crève l’écran dans Patti Cake$ de Geremy Jasper, toujours actuellement en salles dans l’Hexagone. White Girl Problems pourrait définitivement lancer la carrière de la jeune comédienne australienne à Hollywood. Danielle Macdonald était parvenue ces dernières années à décrocher des petits rôles dans de nombreuses séries télévisées comme American Horror Story, Pretty Little Liars, Toolies ou bien encore 2 Broke Girls.