Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
C'est l'islande qui s'impose en Espagne pour la 63ème édition du Festival de San Sebastian avec le drame poignant, Sparrows. Les français sont également très présents dans ce palmarès, notamment Evolution de Lucile Hadzihalilovic qui repart avec deux prix.
Ce film post-apocalyptique inclassable, à forte identité éthiopienne, nous fait voyager entre Syfy, histoire d'amour et surréalisme, à travers des paysages somptueux d'Ethiopie.
Les festivals sont parfois faits de rencontres détendues. Tel fut le cas avec Corin Hardy, qui entre lancer de T-shirts, et échange de cris de monstres avec des spectateurs absolument inspirés en la matière, a conclu d'une manière tout à fait sympathique, ce cru 2015, de la compétition internationale d'un FEFFS, à la hauteur de ses ambitions...
On termine nos pérégrinations au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg avec la remise des prix et une Nuit Excentrique anthologique. On dit beaucoup de bêtises, on boit beaucoup, on rigole à l'excès et on parle un peu de cinéma.
Après dix jours de compétition, le FEFFS touche à sa fin. Et c'est The Invitation qui se démarque en rapportant le prestigieux Octopus d'Or. The Hallow, The Survivalist et The Lobster sont également présent au palmarès.
Quatrième journée au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de secte, de western à la Ingmar Bergman, de Guillermo Del Toro et de guêpes mutantes. Et un peu plus encore de cinéma.
Interview du realisateur Nikias Chryssos pour son premier film, Der Bunker, un ovni issu de la scène indé berlinoise, qui se distingue par son ambiance surréaliste, ses touches d’humour décalé, ses acteurs parfaitement incarnés et dans l'ensemble déjantés,
Troisième journée pour notre rédacteur au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de bières, de taxis, de Moyen-Age, de nécrophilie et de rétro-futurisme. Et parfois, un peu de cinéma.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.