Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Supernatural, la série créée par Eric Kripke est bourrée de références cultes, nappée de musique rock classique des années 70. elle suit les frères Winchester sur la route dans une Chevrolet Impala 1967...
Robert Rodriguez porte ici son cultissime Une Nuit en enfer sur petit écran. Objectif annoncé, explorer la mythologie et les origines du fameux Titty Twister à travers dix épisodes de cinquante minutes. Soit cinq fois la durée du film originel, à une vache près.
Nouveau docteur, nouvelle ère, ce premier rendez vous est donc primordial pour prendre la tension d'une série qui commençait à perdre de sa superbe après une saison 7 un peu en dessous des premières heures de Moffat aux commande du Tardis
The Kiling (US) est un jeu de piste, où nous sommes autant mis à contribution, que les deux inspecteurs. Cela ne se regarde pas, cela se vit. L'enquête ne se résout pas en un clin d’œil. Ce n'est pas du CSI, les personnages ont une profondeur psychologique et leurs zones obscures, ne sont pas occultées.
Avec beaucoup d'humour noir, Joss Whedon dénonce une Amérique trop surveillée, qui empêche les gens de s'épanouir. Évidemment, on sent l'influence d'Orwell sur le style du scénariste. Joss Whedon est un vrai conteur : subtilement, il réussit à moderniser le roman dystopique de l'auteur britannique, en y apportant toute la magie des films Marvel.
En associant les années 80 avec l'informatique, les créateurs Christopher Cantwell et Christopher C. Rogers, surfent sur la nostalgie d'une époque revenue à la mode, en attestent les sorties de Ping Pong Summer ou Les Gardiens de la Galaxie, et un outil qui est devenu incontournable au 21ème siècle, déjà traité sous le ton de la comédie dans l'excellente série d'HBO Silicon Valley.
The Shield représente l’âge d’or de la série US. Ce qui frappe d'emblée, outre l'aspect visuel brut de décoffrage et la qualité d'interprétation, c'est la manière dont la série de Shawn Ryan joue avec nos émotions.
Après la diffusion du pilote, les médias US ont comparé la série aux « Sopranos », c'est très exagéré. Omari Hardwick a beau être sympathique, mais il n'a ni la carrure, ni le charisme de James Gandolfini. Tout comme l'écriture et le casting, est très loin de l'exigence de ce classique de HBO.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.