Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Years and years développe toutes les qualités habituelles des séries britanniques : finesse d'écriture, justesse de l'interprétation, originalité, rythme et intelligence du propos. Le tout au service d'une vision sombre de notre avenir commun, entre montée des politiciens illibéraux, crise des réfugiés, dérèglement climatique et effondrement du système bancaire.
On se rappelle de Five, film de potes qui abordait déjà la question du cannabis. Avec Family Business, Igor Gotesman renoue avec son thème fétiche et se positionne en faveur de la légalisation de la weed, à travers une série barrée et comique, qui prône avant tout l'amitié et l'entraide à travers un récit familial léger et fun.
Dans le sac des créateurs, des goodies, ces objets qui rappellent l'enfance de tous les petits occidentaux. A croire que les frères Duffer sont venus chez nous sur des vide-greniers pour acheter des VHS.
La saison 2 de la série allemande Dark reprend les mêmes thématiques que la saison 1 (voyages temporels, peur de l'apocalypse nucléaire), et y ajoute un compte à rebours rempli de suspense et d'énigmes : peut-on empêcher l'Apocalypse de se produire ?
Avec les épisodes 4 et 5, le Festival de Cannes nous avait donné un avant-goût de Too Old to Die Young, la nouvelle série événement du réalisateur danois Nicolas Winding Refn. Mais il est maintenant temps de se plonger intégralement dans l’univers noir et tumultueux d’une oeuvre d’une rare opacité et d’une radicalité assez libératrice.
Pour ce numéro des Fous de Pilotes, place au thriller pulp, à la série horrifique, inspirée d'un comics, aux giclées de sang ultra graphiques, ou encore au polar bostonien porté par Aldis Hodge et Kevin Bacon, le teen drama, dans la veine de Skins, avec Jett, City on a Hill, Too old to die young, Swamp Thing, Euphoria,.., le mois de juin, se révèle riche en proposition de show TV.
HBO nous balance une nouvelle bombe en plein visage. Signée Craig Mazin, Chernobyl est à la fois un brûlot politique saisissant, une série catastrophe et le dessin du déclin communiste. Un choc terrible et immanquable.
La saison de la série de Bill Hader et Alec Berg a tenu toutes ses promesses. Barry est un bijou d'humour noir, miroir de Breaking Bad qui tend inlassablement vers la grande tragédie. Merveilleux.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.